Taher David MovassaghianLe Courrier de l'Ouest, 10 janvier 1986, , ., né le en Iran et mort le à Poitiers, en France, est un chimiste, professeur d'université et intellectuel iranienSud Ouest, 19 février 1986., membre de l'intelligentsia iranienne.
Il est le fils de l'écrivain et intellectuel iranien Yishmael MovassaghianLa Nouvelle République du Centre-Ouest, 3 mai 1984, , .. D'origine arménienne par son père et iranienne par sa mère, il mène une carrière scientifique et universitaire en Iran. Professeur à l'Université de Téhéran, il exerce notamment les fonctions de président de la faculté des sciences de Téhéran et d'inspecteur général de l'enseignement supérieurLe Courrier de l'Ouest, 23 septembre 1986, , ..
Parallèlement à ses activités scientifiques et universitaires, il participe à la vie politique iranienne et est membre du Tudeh, parti communiste iranien. Son opposition au régime instauré à la suite de la révolution iranienne de 1979 le conduit à quitter l'Iran et à trouver refuge en France.
Il mène également une carrière dans la lutte, discipline dans laquelle il est champion d'Iran avant d'exercer des fonctions d'entraîneur. En 1980, il fait partie, aux côtés d'Asghar Mehramouz, des entraîneurs de l'équipe iranienne lors des compétitions mondiales de lutte libre des jeunes organisées à Stockholm, en Suède. L'Iran termine la compétition à la deuxième place.
Biographie Université Taher Movassaghian suit des études supérieures en chimie et obtient un doctorat dans cette discipline. Il devient ensuite professeur d'université à l'Université de Téhéran. Il exerce également les fonctions d'inspecteur général de l'enseignement supérieur et de président de la faculté des sciences de Téhéran.
Dans le cadre de ses activités universitaires et scientifiques, il participe à des projets de recherche et de développement dans les domaines de la santé et de la pharmacologie.
Politique Taher Movassaghian participe à la vie politique iranienne et est membre du Tudeh, parti communiste iranien. Il prend position en faveur de la liberté d'expression, de la liberté de culte et des droits de l'homme. Après la révolution iranienne de 1979, son opposition au régime de la République islamique d'Iran le conduit à être poursuivi par les autorités.
Il est arrêté et détenu à la prison d'Evin, à Téhéran. Dans plusieurs entretiens accordés à la presse française, il décrit les conditions de détention dans les prisons iraniennes et rapporte avoir subi des violences physiques et psychologiques, ainsi que des actes de torture et de chantageLe Courrier de l'Ouest, 16 août 1984, , .La Nouvelle République du Centre-Ouest, 28-29 décembre 1985, , .Le Courrier de l'Ouest, 19 septembre 1986..
Il parvient ensuite à s'évader de prison avec d'autres prisonniers politiques et intellectuels. Après son évasion, il est recherché par les autorités iraniennes et est condamné à mort par contumace. Selon les informations rapportées à l'époque, sa tête aurait également été mise à prix. La nature exacte de cette mesure, présentée selon les récits comme une fatwa ou une autre forme de décret, n'est toutefois pas établie avec certitude.
Face à ces menaces, Taher Movassaghian quitte l'Iran et se réfugie en France, où il demande l'asile politique. En janvier 1986, Le Courrier de l'Ouest rapporte que son cas fait l'objet d'une mobilisation en faveur de sa protection, notamment de la part d'Amnesty International.
Sport Taher Movassaghian est issu d'une famille aisée qui possède plusieurs terrains, boutiques et biens immobiliersUnited NationsThe UN Refugee AgencyThe UN Refugee Agency, ainsi qu'un gymnaseUnited Nations OfficeUN Commission on Human RightsEconomic & Social Council Commission on Human RightsOffice of the United Nations High Commissioner for Human Rights. Dans le domaine sportif, il pratique la lutte et est champion d'Iran pendant neuf années consécutives.
Il devient ensuite entraîneur de l'équipe de lutte de l'Azerbaïdjan iranien et exerce des responsabilités au sein de la fédération iranienne de lutte dans cette région. En 1980, il fait partie, aux côtés d'Asghar Mehramouz, des entraîneurs de l'équipe d'Iran engagée dans une compétition mondiale de lutte libre des jeunes à Stockholm, en Suède. L'Iran termine la compétition à la deuxième place parmi 23 équipes.
Après la révolution iranienne de 1979 et la chute de la dynastie Pahlavi, les biens immobiliers et personnels de la famille sont confisqués et transférés à l'État. Le gymnase familial fait partie des biens concernés.
Famille Taher Movassaghian est marié à Farideh, également appelée Shoshana. Le couple a quatre enfants : Helen, Haiedeh, Yachar et Hani.
Farideh est née à Téhéran, en Iran, dans une famille aisée. Elle est d'origine juive iranienneJewish Association of Tehran et russe. Son père possède plusieurs joailleries et biens immobiliersOffice of the United Nations High Commissioner for Human Rights. Elle poursuit des études supérieures puis travaille comme directrice de production textile au sein d'une grande entreprise jusqu'en 1983.
La famille Movassaghian quitte l'Iran dans le contexte de la vague d'émigration iranienne qui suit la révolution de 1979. Cette période voit notamment le départ de membres de différentes minorités religieuses, parmi lesquelles les Juifs d'IranMigration Policy Institute / Migration Information Source et les Arméniens d'IranDiaspora arménienne.
Le départ de la famille est initialement envisagé comme temporaire, dans l'espoir d'un retour en Iran après un changement de régime. Avec le temps, cette perspective s'éloigne et la famille s'établit durablement hors d'Iran.
Vie en France Après son départ d'Iran à la suite de la révolution iranienne de 1979, Taher Movassaghian trouve refuge en France. Son épouse Farideh et leurs quatre enfants, Helen, Haiedeh, Yachar et Hani, quittent à leur tour l'Iran afin de le rejoindre.
Recherchée par les autorités iraniennes, la famille franchit la frontière irano-turque avec l'aide de passeurs, alors que les gardiens de la révolution sont à sa recherche. Elle séjourne ensuite clandestinement pendant environ quatre mois dans le district de Beşiktaş, à Istanbul, où elle est hébergée dans une chambre d'hôtel et recourt à des intermédiaires pour son approvisionnement.
Amnesty International intervient également dans le cadre de la protection de la famille et de son départ vers la France. La famille s'installe ensuite à Paris, où elle réside pendant près de deux ans, avant de s'établir en province, notamment pour des raisons de sécurité.
Arrivé en France en 1981, Taher Movassaghian entreprend un parcours universitaire d'environ deux ans afin de faire reconnaître son doctorat obtenu en Iran et de poursuivre ses travaux dans ses domaines de spécialisation. Une partie de ce parcours se déroule en Espagne avant de se poursuivre en France. Ses activités portent principalement sur la chimie, la recherche et développement et la pharmacologie.
Par la suite, il travaille à un projet de collaboration avec un acteur industriel visant à développer des activités de recherche et développement en pharmacologie. Ce projet, qui devait notamment s'inscrire dans la perspective de la création d'un laboratoire de recherche, n'aboutit pas avant sa mort en 1987.
Notes et références
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