Charles-Athanase-Marie de Charette de La ContrieOn trouve aussi Athanase Charles Marin de Charette de La Contrie, baron de La Contrie, né le à Nantes, mort le au château de La Contrie, à Couffé, est un officier de cavalerie, membre de la Chambre des pairs.
Biographie
Charles Athanase Marie de Charette de La Contrie naquit le (24 nivôse an IV) au domicile de sa mère situé à NantesLa rue Girardon dépendait de la paroisse Saint-Pierre de Nantes, Aujourd'hui rue du Château.. De fait de la disparition prématurée de son père, Louis Marin Charette de La Contrie, et de la participation active de ce dernier aux guerres de Vendée, la naissance de son fils Athanase ne fut déclarée à Nantes que le (23 thermidor an IV). L'enfant aurait été tenu sur
Neveu du général vendéen, et fils d'un ancien lieutenant au régiment de Viennois tué dans la guerre de Vendée, il entra dans les gardes du corps du Roi à la Restauration ().
Pendant les Cent-Jours, Charette prit part au soulèvement dans l'Ouest sous M. d'Andigné. L'insurrection fut matée par le général-comte Jean Maximilien Lamarque et l'officier vendéen y avait perdu son frère cadet, Ludovic, mortellement blessé à Aizenay (, il succomba le ).
À la seconde Restauration, Charette fut nommé chef d'escadron des chasseurs de Vendée (), puis lieutenant-colonel aux chasseurs de la Garde du roi (). Il fut promu à la pairie par ordonnance royale du .
Après son mariage, en 1827 avec Louise de Bourbon, comtesse de Vierzon, fille naturelle du duc de Berry et d'Amy Brown, il passe au de dragons (). Il fut nommé colonel des cuirassiers de Berry () le .
En 1830, il accompagna en exil la famille royale déchue, mais revint secrètement en France () pour préparer un mouvement dans l'Ouest. Charette accompagna la duchesse de Berry dans sa tentative malheureuse de 1832 d'une restauration des Bourbons au profit de son fils, le « comte de Chambord » : il se battit en juin pour empêcher la jonction de deux armées (ou plutôt , soit environ ) gouvernementales.
Après cet échec et devant l'inutilité de la lutte, il accompagne la duchesse à Nantes qu'il laisse seule, et s'embarque. Il est alors condamné à mort par contumace le par arrêt de la Cour d'assises de Nantes pour attentat contre la sûreté intérieure de l'État.
thumb|right|Le château de La Contrie, à Couffé. Il habita Lausanne jusqu'à l'époque où le gouvernement de Juillet lui permit de rentrer en France (1841), et se retira à La Contrie (Couffé), où il mourut.
On a de lui : Quelques mots sur les événements de la Vendée en 1832 (1840) ; Réponse au marquis de Goulaine (1840) ; Journal militaire d'un chef de l'Ouest (1842).
Titres
Pair de France (par ordonnance royale du ) ; baron de La Contrie (érection de majorat par lettres patentes du ).
Distinctions 106px|Chevalier de Saint-Louis
Chevalier de la Légion d'honneur ; Chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis ;
Ascendance et postérité
Athanase Charles de Charette était le fils cadet de Louis Marin Charette de La ContrieOn trouve aussi Urbain Louis Marie CharetteFiliation naturelle.
En 1794, dans l'hypothèse d'un débarquement en Bretagne ou en Poitou, il part pour Londres. Il revient en Vendée à la fin de l'année où il commande la division du Poiré-sur-Vie, et faillit surprendre le conventionnel en . En novembre suivant, il réussit à échapper à Jean-Pierre Travot, adjudant-général à l'armée de l'Ouest [...].
Le , au village de la Bégaudière, sur le territoire des Brouzils, Louis de Charette est grièvement blessé au cours de la bataille. Intransportable, il meurt sur place neuf jours plus tard.( - Couffé, ), seigneur de La Contrie, et de Marie-Jeanne Louise Loisel (ou Loaisel) (1765-1846), dame de La Tourmissinière. Son père, ancien lieutenant au régiment de Viennois, meurt de ses blessures reçues à la Bataille de Gralas.
Le , à (ancien)Les témoins sont : Charles, comte de Mesnard (1769-1842), pair de France, Raymond Jacques Marie, duc de Narbonne-Pelet (1771-1855), pair de France, Pierre Louis du Cambout, marquis de Coislin (1769-1837), pair de France, Ferdinand de Faucigny, prince de Lucinge (1789-1866), son, beau-frère.Le mariage religieux est célébré le en l'église Saint-Louis-d'Antin à Paris. Quant au contrat de mariage, il est signé le ., Athanase Charles épouse Louise de Bourbon, comtesse de Vierzon ( - Londres, - Château de La Contrie, Couffé), fille naturelle de Charles-Ferdinand d'Artois (1778-1820), duc de Berry, et d'Amy Brown (1783-1876).
La descendance du baron de La Contrie compte parmi les familles subsistantes de la noblesse française. La famille Charette donna sept maires à la ville de Nantes au (d'où le nom de la rue nantaise : Rue des Sept Maires Charette), mais la branche des Charette de La Contrie, seule branche subsistante au , ne descend directement d'aucun des maires.
Armoiries
Figure Blasonnement Armes du baron de Charette de La Contrie, pair de France
D'argent au lion de sable, armé et lampassé de gueules, accompagné en pointes de 3 merlettes aussi de sable, becquées et pattées du même, posées 2 et 1. Devise : ; Supports : deux sauvages au naturel armés de massues.
Notes et références
Annexes Articles connexes de cuirassiers (France) ; Chambre des pairs ; Famille de Charette de La Contrie
Liens externes
Bibliographie
Catégorie:Famille de Charette Catégorie:Naissance en janvier 1796 Catégorie:Naissance à Nantes Catégorie:Baron français du XIXe siècle Catégorie:Militaire français du XIXe siècle Catégorie:Personnalité légitimiste du XIXe siècle Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur (date non précisée) Catégorie:Chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis Catégorie:Pair de France (Restauration) Catégorie:Décès en mars 1848 Catégorie:Décès à 52 ans Catégorie:Décès dans la Loire-Inférieure Catégorie:Naissance dans la Loire-Inférieure