Edmond Lailler, né le à Saint-Céneré et mort de sa déportation le au Kremlin-BicêtreActe de naissance à Saint-Céneré, avec mention marginale du décès au Kremlin-Bicêtre en 1945 sur ''Filae, est un chef de réseau de résistance en Ille-et-Vilaine pendant la Seconde Guerre mondiale.
Biographie
Le , il pose sa candidature pour le titre d'élève-officier de réserveSource : ORSEM (École supérieure des officiers de réserve du service d'État-Major de l'armée française). Il suit des cours spéciaux et prend l'engagement de participer ultérieurement à des périodes supplémentaires d'instruction. Il est nommé sous-lieutenant de réserve par décret du pour prendre rang au et affecté par décision ministérielle au d'infanterie.
« La Grande Guerre » 1914-1918 Il rejoint son régiment le et prend le commandement d'une section. Le , à Bulson près de Sedan, le sous-lieutenant Edmond Lailler entraîne à deux reprises sa section à l'assaut d'une position ennemie fortement défendue. Il reste sur le terrain grièvement blessé - poignet droit traversé par une balle, éclats de shrapnel dans la poitrine et le ventre, cuisse droite ouverte… Il est relevé inconscient par les brancardiers allemands. Il est interné à la citadelle de Mayence, puis à Strasbourg, à Gutersloh, à Heidelberg. En 1916, il est hospitalisé en Suisse. Il sera rapatrié comme grand blessé le . Ses blessures exigent des interventions chirurgicales répétées. Il en éprouvera toujours une gêne sérieuse. Un rapport de santé précise ultérieurement à son sujet « projectile intra-abdominal non extrait bien supporté ».
Il a pris rang de lieutenant le . De retour en France, son statut de prisonnier rapatrié ne lui permet pas de prendre le commandement d'une unité combattante. Il est désigné pour instruire la classe 1919 puis les "récupérés des régions libérées". Après avoir exercé comme lieutenant les fonctions de commandant de compagnie, il est nommé directeur des trois unités d'instruction de Blain (Loire atlantique).
L'entre-deux guerres La paix revenue, Edmond Lailler est mis en congé de démobilisation à dater du et se retire à Guémené-Penfao (Loire atlantique). Il avait épousé le Marie Moyon.
Il enseigne au Lycée de Brest. Il est ensuite professeur au petit lycée du lycée de Rennes, aujourd'hui lycée Émile-ZolaDidier Le Bougeant, « Maintenu ! », dans L'Écho des colonnes, sur amelycor.fr, , octobre 2004, 13.. Il complète sa formation à Oxford, puis à la Faculté des Lettres de Rennes. À sa demande, il est maintenu dans le cadre des officiers de réserve. Il est promu Capitaine par décret du . Proposé à titre exceptionnel Chevalier de la Légion d'honneur, il est nommé par décret du . Titulaire de plusieurs certificats de Licence, parlant couramment l'anglais, le capitaine Lailler s'oriente vers le service d'État-Major où il est admis par décision ministérielle du .
La guerre 1939-1945 En 1938, le capitaine Lailler est promu chef de bataillon par décret du pour prendre rang au mais la guerre éclate. Le , il quitte son lycée pour l'État-Major du Groupe de subdivision de Rennes.
Il reçoit pour mission d'encadrer des éléments polonais qui avaient réussi à s'échapper après l'invasion de leur pays. En , il parviendra à les faire embarquer pour l'Angleterre avant l'arrivée des troupes allemandes. Démobilisé le , il reprend au mois d'octobre son service au lycée de Rennes.
Chef de réseau de résistance Dès l'hiver 1940-41, il prend des contacts avec les mouvements de Résistance qui se créent en zone occupée.Son activité s'intensifie avec le début de l'année 1943. Il est l'un des responsables du Service National Maquis (S.N.M.) dont la mission est de regrouper et de ravitailler les "réfractaires du STO" (Service du travail obligatoire - instauré par les Allemands en zones occupées) puis de les former afin qu'ils puissent rejoindre les rangs de l'Armée Secrète (AS).
Chargé de coordonner l'action militaire des trois mouvements "Libération-Nord", "Organisation Civile et Militaire" (OCM) et SNM, il en devient l'un des dirigeants pour le département d'Ille-et-Vilaine.
Il prévoit d'organiser pour la fin du mois de un stage d'armement sous la conduite d'un officier attendu de Londres… mais le il est arrêté, ainsi que plusieurs autres membres de son réseauVoir le site Déportés de la Mayenne : http://memoiredeguerre.pagesperso-orange.fr/deportation/53/deportes53jo.htm.
Déportation
Incarcéré à Rennes (Maison d'arrêt Jacques Cartier), il est déporté en Allemagne le . Il tient en cachette un journal dans lequel il relate les événements au jour le jour. On dénombre 500 morts pendant le transport.
Il est interné au Camp de Neuengamme puis au camp de Ravensbruck - matricule 40276.
Il est libéré le . Soigné trop tard, à l'hôpital du Kremlin-Bicêtre à Paris, il y meurt le .
Il repose au cimetière de l'Est à Rennes.
Postérité Distinctions
(décret du ). (décret du publié au Journal Officiel du ) Hommages Chef de bataillon Lailler : corps d'officiers de réserve du service d'État-major (ORSEM) de l'armée française portant le nom d'Edmond Lailler. Promotion 1993
Rue Edmond Lailler : la ville de Rennes (Ille-et-Vilaine) a donné son nom à une rue.
Notes et références
Catégorie:Militaire français de la Première Guerre mondiale Catégorie:Prisonnier de guerre français de la Première Guerre mondiale Catégorie:Militaire français de la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Résistant français Catégorie:Résistance en Bretagne Catégorie:Déporté résistant Catégorie:Déporté à Ravensbrück Catégorie:Survivant de Ravensbrück Catégorie:Déporté au camp de concentration de Neuengamme Catégorie:Survivant du camp de concentration de Neuengamme Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur Catégorie:Titulaire de la médaille de la Résistance française Catégorie:Naissance en août 1889 Catégorie:Naissance dans la Mayenne Catégorie:Décès en août 1945 Catégorie:Décès au Kremlin-Bicêtre Catégorie:Décès à 56 ans