Daniel Edgar Sickles, né à New-York le et mort le dans cette même ville, est un général de l’Union Army pendant la guerre de Sécession, un homme politique et un diplomate américain« And a sycophant » (« et un sycophante ») ajoute le site http://www.mrlincolnandnewyork.org/inside.asp?ID=78&subjectID=3.

Dans ses fonctions politiques, Sickles est compromis dans bon nombre de scandales. Comme officier supérieur, il est connu pour avoir été un political general des plus notables à l’époque, et pour avoir pris lors de la bataille de Gettysburg (au cours de laquelle il perdit une jambe) une initiative tactique plus que hasardeuse qui a entrainé la destruction du corps d'armée qu'il commandait.

Pendant la reconstruction après la guerre de Sécession Sickles est gouverneur de secteurs militaires, puis est nommé ambassadeur en Espagne.

Élu ensuite au Congrès, il fait voter des mesures de préservation du site de la bataille de Gettysburg et s'occupe activement de l'aménagement du Gettysburg National Military Park et du Gettysburg National Cemetery.

Débuts Ascension politique Sickles, né à New Yorken 1819, d'une famille d'origine hollandaise (Van Sickles). Selon l’article de WP en, Sickles lui-même aurait fait courir le bruit qu’il était né en 1825, afin d’atténuer la grande différence d’âge entre sa femme et lui… est le fils d’un homme de loi engagé en politiqueBeckman, .. Il est un adolescent rétif à l'éducation classique, qui fait des fugues et aime fréquenter les « femmes de mauvaise vie »selon https://books.google.fr/books?id=TMwNCOAXTHUC&pg=PA36&dq=&redir_esc=y#v=onepage&q&f. Il apprend le métier d’imprimeur, mais suit aussi des cours de droit et devient avocat. Il devient membre de la New York Assemblychambre basse de l'assemblée de New York (voir l'article de WP en « New York State Assembly ») en 1843, et s’inscrit au barreau de New York en 1846. Il travaille ensuite pour le cabinet d'avocats de Benjamin F. Butler, une figure du parti démocrate, qui était en 1848 le United States attorney general (ministre de la justice)voir les articles de Wp en « Benjamin Franklin Butler » et « United States Attorney General »).

En 1852, à 33 ans, il épouse, malgré l’opposition des familles, la jeune Teresa Bagioli, 15 ans, fille d'un couple d'amisvoir l'article de WP en « Teresa Bagioli »..

En 1853, soutenu par Tammany Hall (il fait partie du conseil d'administration de cette entreprise de lobbying appartenant au parti démocrate), il est nommé corporation counseljuriste (en principe très expérimenté) chargé à la fois de l'application de la loi (pour les contraventions essentiellement) et de la défense des intérêts d'une municipalité (voir l'article de WP en « Corporation counsel ») de New York mais il démissionne rapidement : le Président Pierce le nomme secrétaire de la légation américaine (les États-Unis n'avaient pas alors d'ambassade en Grande-Bretagne) auprès de James Buchanan, ministre-représentant des États-Unis à Londres. Il se signale en Angleterre par une conduite ouvertement scandaleuse : il présente sa maîtresse à la reine Victoria, et lors du banquet d'Independance Day refuse de porter un toast à la reine.

Sickles revient en Amérique en 1855, et en 1856 se fait élire Sénateur de l’état de New York. Puis, de 1857 à 1861, il est representative (député) aux et Congrès, sous l’étiquette parti démocrate. Il se signale alors par son activité dans l'opération immobilière aboutissant à la création de Central ParkSelon l'article de WP en sur Central Park : « Pendant la construction, Olmsted (l'architecte) eut à se battre constamment contre les membres de la commission d'urbanisme, pour la plupart issus de la machine politique Démocrate » (« During the construction of the park, Olmsted fought constant battles with the park commissioners, many of whom were appointees of the city's Democratic machine ».).

Meurtre de Philip Barton Key II

thumb| Sickles tuant l'amant de sa femme, Philip Barton Key II, tout près de la Maison-Blanche (1859). Les grilles visibles en arrière-plan figurent probablement celles du Lafayette Square, qui seront installées 25 ans plus tard sur le site du parc national de Gettysburg, en bordure du Gettysburg National Cemetery, dont Sickles fut un promoteur éminent... (voir infra le chapitre « Défenseur et promoteur du mémorial de Gettysburg »).

Sickles ne craignait pas de susciter le scandale : il avait reçu un blâme de la New York State Assembly pour avoir fait visiter les locaux de l'assemblée à Fanny White, une prostituée notoire. Il avait d'ailleurs emmené la dame avec lui en Angleterre (sa propre femme, enceinte, était restée en Amérique, pour y accoucher de leur fille Laura) et l'avait même présentée à la reine Victoria du Royaume-Uni sous le nom d’un de ses adversaires politiques…

En 1859, à Washington D.C., Sickles est cependant bouleversé quand il reçoit une lettre anonyme qui lui révèle que sa femme le trompeTagg, ., et qui plus est avec son ami Philip Barton Key II, le district attorney (procureur général) du District de ColumbiaKeneally, .Philip Barton Key II, fils du compositeur de l'hymne national américain "the Star Spangled Banner". Hors de lui, Sickles va au Congrès, montre la lettre anonyme à ses collègues députés, sanglote en public... Il est chez lui, justement en train d'obtenir des aveux complets de sa femme, et il voit passer sur le trottoir Key, qui agite son mouchoir vers la fenêtre. Sickles empoigne ses pistolets, se jette dans la rue, et, dans le Lafayette Park, en face de la Maison-Blanchevoir pour la topographie Parc du Président, confronte son rival (qui n'était pas armé), et le tue de plusieurs coups de feucette version des faits est tirée de l'article de WP en « Philip Barton Key II », et du site *http://www.arlingtoncemetery.net/dsickles.htm. Elle rendrait plausible la « démence passagère » de Sickles invoquée lors du procès par les avocats de Sickles.

Sickles se constitue ensuite prisonnier, et est incarcéréLa capitale fédérale Washington D.C., en particulier juste avant le début de la guerre de Sécession, était (déjà) connue pour sa dépravation et l'insécurité de ses rues. Et pour avoir une idée des mœurs des députés eux-mêmes et de l'ébullition des esprits, voir, en 1856, le matraquage de Charles Sumner par Preston Brooks en plein Sénat.... Ses amis (députés, sénateurs, membres de la haute société…) viennent en grand nombre lui rendre visite en prison.. Le Président Buchanan ne vient pas le voir, mais lui envoie un mot de sa main. Les journaux font leur une de l’événement, et certains présentent même Sickles comme un défenseur de la moraleHarpers Magazine, March 12, 1859 editorializing about the murder and trial: No sympathy needed., qui a défendu la vertu des honnêtes épouses de Washington contre les attentats d'un prédateur sexuel, Philip Key.

thumb|Le procès de Daniel Sickles. Gravure publiée dans le Harper's.

Sickles prend pour avocats de la défense des hommes politiques connus : Edwin M. Stanton, (qui deviendra plus tard Secretary of War, Ministre de la Guerre), et le Chief Counsel James T. Brady qui était, comme Sickles, un familier de Tammany Hall, un des sièges de la corruption politico-affairiste new-yorkaise.

Ils décident de plaider la folie passagère (ce fut à cette occasion que cette excuse fut invoquée aux États-Unis pour la fois). Sickles, bien que prétendument dans un état second au moment du meurtre de Key, n'avait pas négligé d'obtenir une confession écrite de sa femme, avec description détaillée des lieux (domicile conjugal des Sickles y compris), modalités, variantes et circonstances accessoires de l'adultère. Ce document, non recevable en droit, paraît in extenso dans les journaux, qui prennent alors fait et cause pour Sickles. Le Harper's et le Frank Leslie's Weekly, deux magazines à la dévotion du président James Buchanan publient des gravures montrant Sickles en prières, les yeux au ciel, dans sa cellule. Les éditorialistes du New York Times et du New York Herald, organes à la solde du Parti Démocrate affirment qu’un député emprisonné pour meurtre n’est nullement obligé de démissionner, surtout après un crime passionnelAssumption.edu : « Both Harper's Weekly and Leslie's ran images of Sickles in prison. Harper's was the more bathetic. It showed a haggard sufferer, hands clasped as if in prayer, staring upwards. Light illumines his face and the wall immediately behind, but the rest of the cell is in shadows. Its title was 'Hon. Daniel E. Sickles in prison at Washington,' but it might well have been captioned 'More Sinned Against Than Sinning.' In a later issue, the magazine editorialized against what it described as a publicity campaign to create sympathy for the Congressman.... The New York Times, the city's other major Democratic daily and the New York Herald's chief rival for the ear of the Buchanan administration, editorialized that the homicide in no way unfitted the Congressman for office ». The source gives many more such cites..

À l’issue d’un procès retentissant, Sickle est acquitté. Mais le public est surpris et choqué d'apprendre dans les jours qui suivent que Sickles a pardonné publiquement à Teresa et s'est réconcilié avec elle. Sickles quitte ensuite le devant de la scène ; il n'a pas démissionné du Congrès, mais ne se représente pas pour un nouveau mandat.

Guerre de Sécession Avant la bataille de Gettysburg Dès la déclaration de guerre contre le Sud (), Sickles devient un War Democrat, propose ses services au président Lincoln (leurs épouses respectives étaient amies, et il connaissait le président, tout en étant d'un parti politique en principe opposé à celui de Lincoln) et commence activement à lever des volontaires à New York. Il met sur pied 4 régiments, est nommé colonel de l’un d'eux (le Volontaires de New York), puis devient brigadier-general des volontaires. Le Congrès refuse d’entériner cette nomination (), mais, grâce aux relations qu’il fait agir, Sickles retrouve son grade en , à temps pour participer à la campagne de la Péninsule dirigée par George B. McClellan. Il n’a cependant pas pu participer à la bataille de Williamsburg, où sa s’est distinguée.

Pendant la bataille de Seven Pines et lors de la retraite qui suit (la bataille de Sept Jours), Sickles, malgré son inexpérience totale en matière militaire, commande fort bien sa Brigade Excelsior.

Il ne participe pas à la désastreuse seconde bataille de Bull Run : il a obtenu d'être envoyé à New York pour y lever des volontaires. Pendant la bataille d'Antietam, le Corps d’armée dont Sickles commande une brigade est loin du champ de bataille : il est stationné sur le cours inférieur du Potomac et protège Washington D.C.Si Sickles est alors posté en retrait, c'est peut-être parce qu'il s'est opposé aux généraux en chef John Pope et George B. McClellan, qui étaient, eux, officiers d'active issus de West Point, et dotés d'un ego tout aussi surdimensionné que celui de Sickles....

Sickles est nommé major general le , juste avant la Bataille de Fredericksburg. Pendant la bataille, sa division est placée en réserve et la Brigade Excelsior, qui perdra beaucoup d’hommes, est menée à l’assaut par le colonel George B. HallVoir l'article de WP en, Excelsior Brigade..