L'ancien observatoire royal de Bruxelles est un témoin de l'architecture néo-classique en Belgique à la fin de la période hollandaise, situé place Quetelet à Saint-Josse-ten-Noode, sur la petite ceinture de Bruxelles.

Historique vignette|gauche|Les combats de l'observatoire pendant les Quatre Jours de Bruxelles. L'ancien observatoire royal est érigé entre 1826 et 1832 par l'architecte de la ville de Bruxelles Nicolas Roget et son collaborateur Auguste PayenLe patrimoine ferroviaire, Cahiers de l'Urbanisme n°40-41, Ministère de la Région Wallonne, Mardaga, septembre 2002, p.115. Il est le premier siège de l'Observatoire royal de Belgique, fondé par Adolphe Quetelet qui en est le premier directeurSite de l'inventaire du patrimoine architectural de la Région de Bruxelles capitale.

Lors de la révolution belge, le bâtiment se trouve au cœur des combats des Quatre Jours de Bruxelles le jour de l'attaque de la porte de Louvain par les forces armées du Royaume uni des Pays-Bas, le . Une cinquantaine de défenseurs volontaires, majoritairement issus du corps franc liégeois de 1830, s'y retranchent et y stoppent l'avancée des dragons légers, tuant hommes et chevaux en quelques instants. Les Liégeois encaissent le siège du bâtiment pendant près de douze heures jusqu'à épuisement de leurs munitions.

En 1890, l'observatoire fut transféré à Uccle, ce qui entraina l'abandon du bâtiment. Il abrita ultérieurement les bureaux d'une administration et fut restauré en 1990.

Architecture Situé dans un petit parc délimité par la place Quetelet, l'avenue de l'Astronomie et l'avenue des Arts (entrée du tunnel Botanique) (square Frick), l'ancien observatoire est constitué de deux ailes orientées nord-sud, reliées par une aile plus basse orientée est-ouest, avec un petit pavillon et une entrée situés au nord.

D'un style néo-classique épuré, ces trois ailes présentent des façades enduites et peintes en blanc.

Chaque façade présente un rez-de-chaussée rythmé par une succession de baies cintrées à imposte.

Séparé du rez-de-chaussée par un puissant cordon de pierre, le premier étage des deux ailes latérales présente une succession de fenêtres rectangulaires séparées par des pilastres à chapiteaux toscans. Sur les façades est et ouest (qui comptent cinq travées), les fenêtres de la première et de la dernière travée sont bordées de pilastres doubles.

Les pilastres de l'étage supportent un grand entablement sans ornements surmonté d'une corniche en forte saillie et de toitures à la Mansart qui ne sont pas d'époque : originellement (comme le montrent les photographies anciennes) ces toitures portaient une tourelle abritant les instruments d'observation du ciel.

Faisant écho à la teinte grise des ardoises, les appuis de fenêtre en pierre bleue sont les seuls éléments à rompre avec la couleur blanche des façades.

L'aile droite affiche une plaque commémorative saluant la mémoire d'Adolphe Quetelet, fondateur de l'observatoire.

L'aile centrale, plus basse, présente une entrée en forme de triplet, constituée d'une baie cintrée encadrée de deux baies rectangulaires. Son premier étage est constitué d'une galerie ornée de fines colonnes, ajoutée lors de la restauration de 1990.

Voir aussi Articles connexes Nicolas Roget Auguste Payen

Notes et références

Catégorie:Bâtiment à Bruxelles Catégorie:Architecture néo-classique en Belgique Catégorie:Architecture civile du XIXe siècle en Belgique Catégorie:Saint-Josse-ten-Noode Catégorie:Observatoire astronomique en Belgique