L’abbaye Saint-Georges est une ancienne abbaye de femmes bénédictine, fondée à Rennes par le duc Alain III de Bretagne entre 1024 et 1034 afin d'y accueillir sa sœur Adèle . et les moniales bénédictinesAndré Chéville, « De la cité à la ville (6 - 13 siècles) », dans . C'est la première abbaye de femmes en BretagneÉtienne Mathieu, La naissance des prieurés de l'abbaye féminine Saint-Georges de Rennes dans : Annales de Bretagne et des Pays de l'Ouest, tome 113, n°3, 2006 Historique

En 1032 selon la date traditionnellel'acte contenant les donations primitives n'est pas daté., établit sa sœur, Adèle ou Adella (1067), qui était déjà religieuse, comme abbesse, et lui donne « porcion de sa comté de Rennes laquelle il luy octoya, et à la requeste d'elle la fist consacrer et dédier en abbaye perpétuelle en l'honneur de Saint-Georges martyr »Pierre Le Baud Histoire de Bretagne 149.. La duchesse Havoise, le comte Eudes et les principaux barons de Bretagne, dont Alain Canhiart, le baron de Vitré : Riwallon, le sire Guethenoc de Porhoët et celui de Mainguené de La Guerche, ainsi que l'archevêque de Dol : Junguenée, et des huit autres évêques bretons à savoir: Orscand, évêque de Cornouaille, Omnes, évêque de Léon, Gauthier II, de Nantes, Garin, de Rennes, Adam de Saint-Brieuc, Hamon, évêque d'Aleth , Guillaume Ier de Tréguier, et Judicaël de Vannes, qui ratifient la donation ducaleLes Abbayes Bretonnes, ouvrage collectif publié par la Biennale des Abbayes Bretonnes B.A.B & Fayard 269-278.Hubert Guillotel, Les actes des ducs de Bretagne (944-1148), thèse de droit dactylographiée, Université de Paris.II, 1973, n°28.

L’abbaye est brûlée avec une partie de la ville par Henri II d'Angleterre à la fin du André Chéville, « De la cité à la ville (6 - 13 siècles) », dans . Elle se trouve en dehors de la cité jusqu'à l’extension des murailles en 1448Daniel Pichot, « La naissance d’une capitale », dans .

Cette ancienne abbaye fut reconstruite en 1670 et présentant un bâtiment flanqué d'un pavillon à chaque extrémité. L'ordonnance se compose de dix-neuf travées identiques présentant, au rez-de-chaussée, une arcade formant portique ; aux deux étages, d'une fenêtre à arc surbaissé ; dans la toiture d'une lucarne alternativement à fronton triangulaire ou circulaire. dit aujourd'hui palais Saint-Georges.

L'abbatiale est détruite vers 1820. La piscine Saint-Georges et le palais Saint-Georges occupent aujourd'hui son emplacement au 2 rue Gambetta à Rennes. Architecture Son église, qui avait pour vocable originel Saint-Pierre, était entourée de son cimetière, lequel comprenait en outre une chapelle dédiée à sainte Madeleine, Abbesses Liste des abbesses de Saint-Georges de Rennes Terrier, cartulaire, revenus Dans le cartulaire de l'abbaye Saint-Georges de Rennes vers 1100, on trouve le descriptif d'un certain nombre de possession de cette abbaye . Paroisses, prieurés, dîmes Paroisses Paroisse de Champeaux. Les moniales bénédictines en recevaient alors les deux tiers des dîmes. Prieurés Comté de Rennes Prieuré Saint-Georges de Grehaigne Prieuré Saint-Séglin, fondé par la vicomtesse Roianteline Prieuré de la Chapelle Jeanson, fondé par la vicomtesse Roianteline Comté de Penthièvre Prieuré de Tinténiac Comté de Vannes Prieuré de l'île d'Arz Comté de Trégor Prieuré Saint-Georges de Pleubian. Prieuré-cure reçut à la fondation de l'abbaye La juridiction du prieuré de Saint-Georges de Pleubian exerce les droits de haute, moyenne et basse justice.. Prieuré Saint-Georges de Plougasnou. En 1039, la duchesse Berthe de Blois, épouse du duc Alain III de Bretagne, donna la prévôté de Saint-Georges en Plougasnou à l'abbaye Saint-Georges de Rennes. Le prieuré Saint-Georges de Plougasnou disposait au disposait d'un fief et d'une juridiction ayant droit de basse, moyenne et haute justice sur les paroisses de Plougasnou et Saint-Jean-du-Doigt, attestés par un aveu rendu au Roi en 1665 par Magdeleine de La Fayette, abbesse de l'abbaye Saint-Georges de Rennes. Anne de Bréhant, religieuse à l'abbaye Saint-Georges de Rennes, fut prieure du prieuré Saint-Georges à Plougasnou jusqu'à sa mort survenue en 1718Marquis Napoléon-Charles-Bihi de Bréhant, "Généalogie de la Maison de Bréhant en Bretagne", 1867, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57066011/f110.image.r=Plougasnou.langFR. Entre 1743 et 1787, la juridiction dépendant du prieuré de Saint-Georges à Plougasnou siégeait à Lanmeur.. Les registres d'audiences de la juridiction de Plougasnou entre 1761 et 1783, ainsi que les procédures de cette juridiction entre 1763 et 1785 ont été conservésH. Courteault, Chronique des archives départementales : Finistère, "Bulletin philologique et historique", 1930-1931, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5725115k/f421.image.r=plougasnou.langFR.

Seigneuries, terre, ferme, et moulins

Notes et références Notes

Références

Voir aussi Bibliographie

Stéphane Morin, Trégor - Goëlo - Penthièvre : le pouvoir des comtes de Bretagne du XIe au XIIIe siècle, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2010, note 84.

Articles connexes Palais Saint-Georges Rue Saint-Georges (Rennes) Liste d'abbayes bénédictines de France

Rennes, Abbaye Saint-Georges Catégorie:Abbaye fondée au XIe siècle Catégorie:Fondation en 1032 Catégorie:Abbaye détruite en France Catégorie:Patrimoine du XIe siècle Catégorie:Bâtiment détruit à Rennes