La Londe-les-Maures est une ville du département du Var, en France. Elle est située sur la Côte d'Azur dans la rade d'Hyères. Huppée et résidentielle, la ville est connue pour ses plages, son golf et ses ports qui se situent parmi les plus grands en capacité d’accueil du département du Var.

Géographie Localisation Localité située à de Hyères et 28 de Toulon..

Communes limitrophes Les communes limitrophes sont Bormes-les-Mimosas, Collobrières, Hyères et Pierrefeu-du-Var.

Géologie et relief Le territoire de la commune s’étend sur au pied du massif des Maures. Environ 75 % de cet espace est constitué de forêt, 22 % est consacré à l’agriculture (dont de vignobles) et 3 % sont occupés par les habitations.

Hydrographie vignette|redresse=1.4|Réseau hydrographique de La Londe-les-Maures. Cours d'eau traversant la commune. : fleuve côtier le Maravenne, ainsi que ses affluent le Pansard, le Vallon du Tamary et le Vallon du Jus Péou. ; ruisseaux de Sainte-Eulalie, de la Rieille, de l'Appie, du Castelas, de l'Argentière, du Pellegrin, de la Maure, le Carrubier et l'Argentiere.

Climat

En 2010, le climat de la commune est de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen et est dans la région climatique Var, Alpes-Maritimes, caractérisée par une pluviométrie abondante en automne et en hiver (250 à en automne), un très bon ensoleillement en été (fraction d’insolation > 75 %), un hiver doux () et peu de brouillards..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Hyères », sur la commune d'Hyères à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022.

Risques naturels Sismicité Commune située dans une zone de sismicité 2 faible.Zone de sismicité de la commune.

Crues, inondations La commune de la Londe-les-Maures est soumise à deux risques environnementaux liés à une montée des eaux : un risque d’inondation suite à des crues de ses deux fleuves côtiers, le Maravenne et le Pansard, ainsi qu’un risque de submersion marine.

Urbanisme Typologie Au , La Londe-les-Maures est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de La Londe-les-MauresUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de La Londe-les-Maures, dont elle est la commune-centreLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

La commune, bordée par la mer Méditerranée, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral.. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des , ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit..

Occupation des sols Le tableau ci-dessous présente l'occupation des sols détaillée de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC). vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

+Occupation des sols en 2018 Type d’occupation Pourcentage Superficie (en hectares)Tissu urbain discontinu 6,6 % 528Équipements sportifs et de loisirs 1,0 %81Vignobles 19,5 % 1563Vergers et petits fruits 0,4 % 31Prairies et surfaces toujours en herbe 0,5 % 44Systèmes culturaux et parcellaires complexes 3,3 % 265Surfaces essentiellement agricoles interrompues par des espaces naturels importants 1,4 % 113Forêts de feuillus 15,6 % 1247Forêts de conifères 1,0 % 83Forêts mélangées 3,6 % 291Végétation sclérophylle 46,4 % 3720Zones incendiées 0,4 % 30Marais salants 0,1 % 12Mers et océans 0,1 % 10Source : Corine Land Cover.

Voies de communication et transports Voies routières RD 98 direction Bormes-les-Mimosas et Hyères.

Transports en commun Transport en Provence-Alpes-Côte d'Azur. Commune desservie par le réseau régional de transports en commun Zou !. Les collectivités territoriales ont en effet mis en œuvre un « service de transports à la demande » (TAD), réseau régional Zou !..

Ports Ports en Provence-Alpes-Côte d'Azur : Rade de Toulon, La ville possède deux ports de plaisance, « Miramar » et « Maravenne » qui se situent parmi les plus grands en capacité d’accueil du département du Var avec plus de à quai ou sur ponton. Situé en face des Îles d’Or, l'ensemble portuaire est le point de départ fréquent pour les touristes qui effectuent la traversée.

Toponymie La Londe est un toponyme récent () qui résulte du transfert. du nom du village d'origine d'Antoine Lemonnier qui acquiert des terres et fait construire une demeure appelée le château de la Londe.

Londe est un ancien terme dialectal normand utilisé comme nom commun jusqu'au au sens de « bosquet, bois, espace boisé ». Il est issu du vieux norrois lundr (datif lundi > londe) de même sensFrançois de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard, 1979, . .Jean Renaud, Vikings et noms de lieux en Normandie, OREP éditions 2003. ..

La Londe est un quartier de la commune d’Hyères jusqu’au 11 janvier 1901, date à laquelle il est officiellement détaché pour former une commune distincte portant le nom de La Londe-des-Maures.

Le déterminant complémentaire -les-Maures a été ajouté par l'administration, en référence au massif des Maures, afin surtout d’éviter une homonymie avec les nombreux normands (plus d'une centaine).

En provençal son nom est La Londa dei Maures ou La Londo dei Mauras selon la graphie ou le dialecte utilisé.

Histoire

Premières occupations La première occupation humaine du territoire semble remonter à comme en témoigne le dolmen de Gaoutabry, découvert en 1876 par le baron Gustave Charles Ferdinand de Bonstetten et situé au nord de la commune. D’après les fouilles effectuées sur le site, il daterait de la fin du néolithique. De nombreux fragments de poteries et d’outils en pierre taillée retrouvés sur le site attestent de la présence humaine bien qu’aucun vestige d’habitation n’ait encore été découvert. En 1988, le site du dolmen a été classé aux Monuments Historiques.

Dans les siècles qui suivirent, le site a probablement été occupé par d’autres peuples : Ligures, Bormani, Phocéens, etc., mais il reste peu de traces matérielles qui permettraient d’attester ces mouvements de population avec certitude.

Antiquité

L'actuel quartier des Bormettes comporte les plus anciennes traces d'occupation humaine. Il est considéré comme le coeur historique du premier village. Des vestiges d’une villa romaine du IIè siècle comportant des éléments de pressoirs et de meules à grain ainsi que des citernes en céramique (dolia) et des amphores, attestent une présence gallo-romaine et la pratique de la culture de la vigne, des céréales et de l'olivier.

Moyen Âge Les vestiges du castrum de Bormeta, qui donnera le nom de lieu « Bormette », attestent la présence d’un bourg fortifié, formé autour d’une résidence seigneuriale, constituant la plus ancienne forme d’agglomération locale. Bâti au sur les pentes et le sommet du Pic St Martin, ce castrum a été occupé du milieu du XIIIème jusqu'au XIVe siècle au plus tard. Deux chartes du XIe siècle mentionnent le territoire de Bormeta. Une charte de 1056 indique que le territoire de Bormeta est administré par un vassal de Gui de Fos, Quiqueran de Saint Marcel, qui exploite les manses de Belvezin, Bormes et Bormettes. Ses dîmes sont données aux moines de l’abbaye Saint-Victor de Marseille par la famille de Fos.

Les chartreux de Montrieux et de La Verne acquièrent d’importantes propriétés par donations. Ils construisent entre les le château à vocation agricole du Bastidon.

Temps modernes En 1678, Antoine Lemonnier, sieur de la Londe, originaire de Normandie, acquiert de vastes parcelles de terres sur l’actuel territoire de la commune et se fait construire une maison nommée château de La Londe, qui va transmettre son nom au futur village. Curieusement, le terme de Londe convient très bien à ce village entouré de forêts, londe signifiant « bosquet, bois » en ancien dialecte normand. En 1788, le hameau naissant acquiert le statut de paroisse tout en demeurant sous la dépendance de la ville d’Hyères. En 1791, le village compte 132 habitants et apparaît sur le cadastre en tant que quartier d'Hyères.

Époque contemporaine

vignette|left|170px|Le jardin des Oliviers.

Après la Révolution, les Chartreux ont été totalement dépossédés de leurs biens. Progressivement, une nouvelle bourgeoisie arrive et s’implante sur le site au cours du . Les nouveaux arrivants bâtissent de nombreuses demeures (comme le château de La Pascalette, construit en 1889 par Victor Roux), rachètent les domaines agricoles et les agrandissent. L’un de ces aristocrates, Horace Vernet (1789-1863), peintre officiel de Louis-Philippe, achète le domaine situé au lieu-dit les Bormettes en 1855 et se fait construire un château d’inspiration classique et mauresque. Grâce aux dons en terrains de certaines familles bourgeoises, le village se développe. L’église est édifiée en 1847 et une école communale voit le jour en 1884 sur la place Allègre.

Exploitation minière Vers 1875, Victor Roux, riche financier marseillais et nouveau propriétaire du domaine des Bormettes, redécouvre et développe la mine de l'Argentière laissée à l’abandon depuis des siècles. En 1881, il fonde la Société des Mines des Bormettes et relance l’exploitation de la mine, riche en zinc, dès 1885.. À partir de 1890, d’autres filons, plombifère et zincifère, sont découverts sur le territoire. La prospérité de ces mines impose alors la création d’un chemin de fer en 1899 pour le transport des mineurs et l’acheminement du minerai jusqu’à l’Argentière où s’effectuait son expédition par voie maritime. La prospérité de la mine dynamise toute l’économie de la région. Dans le village, un bureau de poste et télégraphe est créé, ainsi que des écoles et une gendarmerie.

À partir de 1890, le village s’ouvre vers l’extérieur avec la mise en service de la ligne de chemin de fer du littoral qui effectue le trajet Toulon - Saint-Raphaël. En 1897, une fonderie de plomb est construite. La plus longue cheminée-tunnel d’Europe est bâtie sur près d'un kilomètre de colline. Cependant, la fonderie est un échec économique, étant peu fonctionnelle et mal adaptée au minerai extrait. Elle ferme donc rapidement.