LAcadémie des sciences sociales de la région autonome du Tibet, ou Académie des sciences sociales du Tibet, ou encore Académie tibétaine des sciences socialesClaude B. Levenson, Tibet : la question qui dérange, Albin Michel, 2009, section « Voix discordante » (livre numérique Google) : ., en abrégé ATSS (, )Li Gang et al., The 2017 China Think Tank Index Report: Methodology and Think Tank Rankings, Chinese Think Tank Research and Evaluation Center, Nanjing University and Think Tank Research and Release Center, Guangming Daily, December 2017, p. 108, Appendix III Think tanks of academies of social sciences (49), p. 112 : .Des spécialistes du Tibet condamnent la violence, Le Quotidien du peuple en ligne, 18 mars 2008 (source : Xinhua) : , est la plus grande institution de recherche tibétologique de la région autonome du Tibet.
Création et développement
Le projet d'une académie est engagé en . Celle-ci est officiellement fondée le .
En 2009, elle comprend plusieurs instituts : l'Institut de recherches sur le marxisme théoriqueAnglais : the Theoretical Marxism Research Institute., l'Institut de recherches contemporaines sur le Tibet. l'Institut de recherches sur les nationalitésAnglais : the Ethnic Nationalities Research Institute., l'Institut de recherches sur les religionsAnglais : the Religion Research Institute., et l'Institut d'informations documentaires.
Elle gère une maison d'édition pour les archives et les livres anciens en tibétainLes institutions de recherche tibétologique (1), L[a] tibétologie en Chine : .
En 2007, l'Académie réunit 127 chercheurs, dont 95 Tibétains, 20 Hans et 6 représentants d'autres ethnies[https://www.senat.fr/ga/ga77/ga7714.html Quelle solution politique pour le Tibet ?, Annexe I - Les entretiens], Rapport de groupe interparlementaire d'amitié n° 77 (2007-2008), 17 octobre 2007..
Le , un institut de recherche sur les canons bouddhiques () est créé en son sein. Il publie un périodique, « Études sur les canons bouddhiques du Tibet », en version chinoise () et en version tibétaine (.)..
Outre les instituts, l'académie comprend trois bureaux administratifs (administration centrale, emploi et planification/gestion) et trois bureaux techniques (gestion de la documentation et de l'information / bibliothèque, maison d'édition des classiques tibétains, langues (chinois, tibétain)).
En 2016, l'ATSS s'adjoint un nouvel institut, l'Institut de l'Asie du Sud-Est.
Publications L'Académie a achevé la publication des ouvrages suivants : Histoire générale du Tibet (en tibétain et en chinois) ; Histoire politique du Tibet de Shakabpa (annotée) ; Histoire des communications anciennes et modernes au Tibet (en chinois) ; Concepts de la philosophie tibétaine (en tibétain) ; Dictionnaire de la philosophie tibétaine (en tibétain) ; Index des titres d'ouvrages tibétologiques ; Œuvres complètes des maîtres du Panchen Rinpoche (édition tibétaine) ; Épopée du roi Gesar, traduite en chinois..
Revue L'ATSS publie également une revue d'érudition en chinois () : ., en tibétain et en anglais.. La version en langue anglaise, Tibet Studies, a été lancée en 1989 Title : Tibet Studies : Journal of the Tibetan Academy of Social Sciences No. 1 1989, Publisher: The Editorial Board of Tibet Studies, Lhasa, Publication Date: 1989...
Selon une présentation parue sur xinhuanet en 2013, la revue en chinois est classée parmi les cent meilleures revues consacrées aux sciences sociales de la ChineLes nouvelles à travers la Chine et le monde, french.xinhuanet.com, le 5 janvier 2013. Ce périodique a reçu différentes distinctions nationales pour ses éditions en chinois et en tibétain.
Dans un article paru en 1993, la sinologue Françoise Aubin trouvait que les fondements de la revue étaient dans leur ensemble solides, mise à part la constatation que tous les travaux des tibétologues de la République populaire de Chine - des Tibétains autant que des Chinois - devaient immanquablement servir à démontrer l’inclusion du Tibet dans la mouvance chinoise depuis le : .
L'académie crée également en 1988, la revue « La tibétologie chinoise » () , toujours publiée, à Pékin par le Centre de recherche tibétologique de Chine (), en 2019.
Autres activités Dans Le Tibet est-il chinois ?, paru en 2002, la tibétologue Anne-Marie Blondeau affirme que les chercheurs de l'Académie participaient aux « équipes de travail » qui organisent des sessions d'éducation politique et de contrôle de la pensée « correcte » dans les monastères quand surviennent des troubles ou lors de campagnes politiques.
Collaborations Depuis sa fondation, l'ATSS a établi des partenariats avec des institutions étrangères, notamment l'Université Case Western Reserve (États-Unis), le Centre d'études himalayennes du CNRS (France), la bibliothèque tibétaine et himalayenne de l'université de Virginie (États-Unis) et la Mongolia and Inner Asia Studies Unit de l'université de Cambridge (Grande-Bretagne).
Années 1980 Les anthropologues Melvyn C. Goldstein et ont publié en 1990, le livre , en collaboration avec l’ATSS, après avoir séjourné chez les nomades du haut plateau, pendant 16 mois en 1986-87 au Tibet, dont 10 mois au Tibet occidental, puis y être retournés en 1988..
Le linguiste Nicolas Tournadre a mené, de à , des recherches à l’Académie des sciences sociales du TibetNicolas Tournadre, L'ergativité en tibétain: approche morphosyntaxique de la langue parlée, p. 52... Il collabore notamment avec le chercheur Thubten Wangpo, qui lui a fait partager ses connaissances..
Années 1990 Un accord, indispensable à toute recherche en région autonome du Tibet, a été conclu entre le Centre d'études himalayennes relevant du CNRS et l'Académie des sciences sociales du Tibet le . Il a été renouvelé en (sauvegarde archiv.is.
Fernand Meyer, directeur d'études à l'École pratique des hautes études et responsable du Centre d'études himalayennes, a effectué une mission au Tibet, du au , en collaboration avec l'Académie des sciences sociales du Tibet, dans le cadre d'un programme de recherche collectif dans la vallée du sNye-Mo, et l'ONG Trace (projet de développement sanitaire incluant la médecine traditionnelle tibétaine)..
Années 2000-2010 L'académie tibétaine des sciences sociales a été un partenaire clé dans le développement de la Bibliothèque tibétaine et himalayenne dès la fondation de celle-ci en 2000. L'implication de ses chercheurs s'est traduite notamment par l'apport d'enregistrements vidéos sur les traditions culturelles tibétaines, d'informations sur la région culturelle du Ngari, la langue tibétaine, la géographie de la R.A.T., les monastères tibétains, ainsi que par une étude pluri-annuelle de la ville de Lhassa THL partners, sur le site de la Bibliothèque tibétaine et himalayenne : .
Notes et références
Annexes
Bibliographie
Liens internes Lhagpa Phuntshog Tsering Gyalpo
Liens externes
http://www.xzass.org — site officiel
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