Yannick Buttet, né le à Collombey-Muraz (originaire de Monthey), est une personnalité politique suisse, membre du Parti démocrate-chrétien (PDC).

Député du canton du Valais au Conseil national d' à , il démissionne de ce mandat à la suite d'une affaire de harcèlement sexuel.

Biographie

Origines et famille Yannick Buttet naît le à Collombey-Muraz. Il est originaire du chef-lieu du même district, Monthey.

Marié et père de deux enfants, il réside à Collombey-Muraz.

Études et armée Yannick Buttet est licencié en sciences politiques de l’Université de Lausanne.

Sa carrière militaire le mène au grade de lieutenant-colonel.

Parcours politique Yannick Buttet est membre du PDC.

Président de la commune de Collombey-Muraz depuis le , il est élu au Conseil national le . Il y siège au sein de la Commission de l'environnement, de l'aménagement du territoire et de l'énergie (CEATE).

Fin 2017, il se retrouve au cœur d'une affaire de harcèlement sexuel et démissionne du Conseil national. Il est remplacé à son poste par Benjamin Roduit.

Il se pose notamment en défenseur de la famille traditionnelle et est opposé au mariage entre personnes de même sexe

Autre mandat Président du BBC Monthey à partir de 2018, il annonce officiellement sa démission pour l’assemblée générale du .

Affaires 2017

Dans la nuit du 18 au , Yannick Buttet est interpellé par la police à Sierre, devant le domicile de son ancienne maîtresse, qui témoigne d'un harcèlement récurrent.

Le lendemain des révélations, Yannick Buttet est suspendu sur sa demande de sa fonction de vice-président du Parti démocrate-chrétien suisse. Il s'est ensuite déclaré en congé maladie de son mandat de conseiller national pour « maîtriser sa consommation d'alcool ».

Après l'éclatement de l'affaire, six femmes dont quatre conseillères nationales se sont plaintes du comportement inapproprié de Yannick Buttet en transmettant au journal Le Temps des descriptions précises de harcèlement sexuel. Le , la presse informe de l'ouverture d'une procédure pénale contre Yannick Buttet et il annonce sa démission du Conseil national.

En , il est condamné par ordonnance pénale à 30 jours-amende à 220 francs suisses avec sursis durant deux ans ainsi qu'à une amende de 1320 francs suisses pour contrainte et appropriation illégitime, en lien notamment avec la rédaction de multiples SMS quotidiens durant plusieurs mois et la détention de la clé de l'appartement de la plaignante que celui-ci prétend être accidentelle.

2020 En , il est accusé publiquement par Laude-Camille Chanton, alors présidente du Conseil général de Monthey, d'« attouchements et de propos sexistes », sous emprise de l'alcool. Il dénonce une en vue des élections communales approchant. Sous la pression de son propre parti, il annonce mettre fin à sa carrière politique à la fin de l'année 2020, renonçant à briguer un nouveau mandat de président de la commune de Collombey-Muraz.

À la suite de cette affaire, il est condamné le par Ministère public valaisan à une peine pécuniaire de 45 jours-amende avec sursis pour attouchements à caractère sexuel.

2024 Fin , il est nommé à la présidence de la Chambre valaisanne du tourisme. Sa désignation suscite un tollé, compte tenu de ses récentes condamnations pénales et du fait qu’une de ses victimes est employée de la Chambre valaisanne du tourisme. Une pétition récolte près de 11 000 signatures. Fin , il annonce renoncer à sa fonction.

Notes et références

Liens externes

Catégorie:Naissance en juillet 1977 Catégorie:Naissance dans le canton du Valais Catégorie:Personnalité du Parti démocrate-chrétien (Suisse) Catégorie:Président d'une commune valaisanne Catégorie:Conseiller national suisse de la 49e législature Catégorie:Conseiller national suisse de la 50e législature Catégorie:Membre du Forum des 100 de 2013 Catégorie:Étudiant en sciences politiques de l'Université de Lausanne Catégorie:Personnalité politique condamnée pour agression sexuelle Catégorie:Personnalité politique suisse condamnée