La fosse 3 - 3 bis - 3 ter de la Compagnie des mines de Bruay est un ancien charbonnage du Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, situé à Bruay-la-Buissière. Le premier puits commencé le permet à la fosse d'extraire à partir de . À cette date, et depuis deux ans, seule la fosse 1 est productive, puisque la fosse 2 a été abandonnée à cause de fortes venues d'eau. La fosse est rapidement très productive. Un puits 3 bis est ajouté en et un puits 3 ter en . D'immenses cités minières sont établis. La fosse possède deux terrils 10 et 10 bis, 3 de Bruay Ouest et 3 de Bruay Est.
En 1940, le puits 3 bis est doté d'un nouveau chevalement, à structure métallique apparente. La Compagnie des mines de Bruay est nationalisée en 1946, et intègre le Groupe de Bruay. Bien que son gisement semble limité, des modernisations sont entreprises, et des essais de nouveaux outillages sont entrepris. La fosse cesse d'extraire en 1966. Ses puits 3 et 3 bis sont remblayés en 1967 et en 1970. Le puits 3 ter a été conservé jusqu'en 1972, pour le service et l'aérage de la fosse 2 bis - 2 ter des mines de Marles à Marles-les-Mines. Il est remblayé en 1972, et son chevalement en béton armé, unique dans le bassin minier, est dynamité le .
Au début du , Charbonnages de France matérialise les têtes des puits 3, 3 bis et 3 ter. Bien que le terril 10A soit considéré comme disparu, ses traces subsistent toujours. Le terril 10 est un des terrils majeurs du bassin minier. Les cités ont été rénovées, bien que quelques rues aient été démolies. Le terril 10 a été inscrit le sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco.
La fosse
Alors que la fosse 1 est productive depuis 1855, et que la fosse 2 a été commencée en 1858, la Compagnie des mines de Bruay décide d'ouvrir une troisième fosse à l'est de Bruay-la-Buissière, près des limites avec la concession de la Compagnie des mines de Marles.
Fonçage
La troisième fosse de la Compagnie de Bruay a été ouverte à partir du . Le puits 3 est situé à à l'ouest du chemin de Lillers, et à à l'ouest du clocher du village.
Le passage du second niveau, rencontré entre 98 et de profondeur, a présenté quelques difficultés. Le cuvelage en bois a seize pans et règne sur de hauteur. Le diamètre utile du puits est de . Le terrain houiller a été atteint à la profondeur de . Les accrochages sont établis à 212, 240, 290 et de profondeur. Le puits 3 sera ensuite élargie à 4,30, 4,50, puis .
Exploitation
La fosse est entrée en exploitation en . Elle a rencontré un gisement très riche et très régulier, les terrains sont inclinés de 11 à 12°. La fosse est très riche et très productive, la houille est flénue, et contient 40 % de matières volatiles. Sa bonne installation a permis de développer largement sa production qui atteint vers 1880 par an. En 1878, on y a installé une machine d'épuisement semblable à celle du 1, et un grand atelier couvert de triage et de criblage des charbons.
thumb|left|Le chevalement du puits 3 bis a longtemps été similaire à celui du puits 1. À la fin du , le puits 3 est profond de . Le puits 3 bis a été commencé en , à à l'ouest du puits 3. Le niveau d'eau a donné au maximum 35 à à l'heure, vers de profondeur. Le cuvelage est en fonte et par segments, sur une hauteur de de hauteur. Le diamètre utile du puits est de , son orifice est situé à l'altitude de . Ses accrochages sont établis à 212, 250, 290 et . Il est alors profond de de profondeur, comme le puits 3.
Le puits 3 ter est commencé en , à au nord du puits 3 bis. Alors que les puits 3 et 3 bis assure l'extraction, le puits 3 ter est destiné au service et à l'aérage. Il possède un chevalement en béton armé unique dans le bassin minier.
Le chevalement du puits 3 bis est remplacé par un chevalement à structure métallique apparente en 1940. La Compagnie des mines de Bruay est nationalisée en 1946, et intègre le Groupe de Bruay. Des essais sont mis en place dans cette fosse dans le but de moderniser l'extraction dans le bassin. La machine « Marietta » est utilisée en 1957 pour le creusement des galeries.
Bien que les réserves apparaissent limitées, la fosse subit une modernisation en 1952, qui concerne les recettes, la mise à terril et le système de remblayage pneumatique. La fosse cesse d'extraire en 1966, après avoir extrait de houille, c'est la production la plus importante du bassin minier. Le puits 3, profond de , est remblayé en 1967, le puits 3 bis, profond de , l'est en 1970. Les chevalements des puits 3 et 3 bis sont respectivement abattus en 1970 et 1971.
Le puits 3 ter a été conservé pour l'aérage et le service de la fosse 2 bis - 2 ter des mines de Marles à Marles-les-Mines, sise à au nord-ouest. Le puits, profond de , est remblayé en 1972, et son chevalement dynamité le .
Reconversion
Au début du , Charbonnages de France matérialise la tête de puits. Le BRGM y effectue des inspections chaque année. Il ne reste rien de la fosse. Le site est occupé par une zone d'activités.
Les terrils
Deux terrils résultent de l'exploitation de la fosse 3 - 3 bis - 3 ter.
Terril 10, 3 de Bruay Ouest thumb|left|Le terril 10. thumb|Le terril 10A.
Le terril 10, situé à Bruay-la-Buissière, est un immense terril conique haut de issu de l'exploitation de la fosse 3 - 3 bis - 3 ter. Il fait partie des répartis sur qui ont été inscrits le sur la liste patrimoine mondial de l'Unesco. Il constitue le site 93.
Début , La Voix du Nord, dans un article publié par Antoine Maes, indique que la photographie ci-contre du terril , prise fin par le wikimédien Jérémy Jähnick et préalablement recadrée et mise en noir et blanc, a été utilisée par des comptes complotistes sur des plateformes comme Instagram pour la faire passer pour le site de la pyramide du Soleil à Teotihuacan au Mexique en 1900, mettant en comparaison la photo du terril avec une photo de la pyramide prise en 2022. En , le montage associant la photo du terril et celle de la pyramide est repris sur Twitter par un compte décrit comme complotiste et suivi par plus de , celui-ci étant soi-disant spécialisé dans . L'archéologue Clément Salviani indique que ce montage est bien entendu un hoax.
Terril 10A, 3 de Bruay Est
Le terril 10A, situé à Bruay-la-Buissière, disparu, était un des deux terrils de la fosse 3 - 3 bis - 3 ter. Il s'agissait d'un petit terril plat, antérieur au terril conique.
Les cités
De nombreuses cités ont été bâties par la Compagnie des mines de Bruay à proximité de la fosse. Celles-ci sont particulièrement étendues.
Notes et références
Notes
Références
Références aux fiches du BRGM
Références à
Références à
Références à
Références à
Références à
Voir aussi
Articles connexes Compagnie des mines de Bruay Groupe de Bruay Liste des biens du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco, site 93
Bibliographie
Fosse 3 - 3 bis - 3 ter Bruay 3 - 3 bis - 3 ter