Le parc de la Toison d'or ou parc récréatif de la Toison d'or était un parc d'attractions situé à Dijon, en Bourgogne-Franche-Comté, en France, et jouxtant le centre commercial du même nom. Inauguré en , il ferme définitivement ses portes en . Le bélier doré qui en était la mascotte faisait référence au mythe de la Toison d'or.

À partir de , le parc devient un parc urbain, géré par la ville de Dijon. Il accueille notamment des aires de jeux pour enfants, des roseraies ou encore des enclos animaliers.

Parc d'attractions () Naissance du projet Le projet d'un parc d'attractions dijonnais naît dans les années 1980. C'est Robert Poujade, maire de Dijon depuis , qui est à l'origine de ce projet.. L'idée d'aménager les quartiers de Pouilly éclot en et la conception d'un grand domaine commercial et ludique est présentée au public en . L'estimation de la conception du parc récréatif se monte à hauteur de de francs français ( d'euros). Des voix s'y opposent, dont l'ordonnateur de la collectivité territoriale qui envoie au président de la société pressentie pour assurer la réalisation un courrier daté du où il exprime que ce type de parc n'a aucune chance d'être rentable..

La réalisation du site est confiée à la Lyonnaise des eaux. Il est nommé parc récréatif de la Toison d'or et également parc de la Toison d'or par abus de langage. En effet, le parc de loisirs fait partie du complexe du parc de la Toison d'or qui comprend aussi un pôle de commerces et de loisirs, dont le parc aquatique les Cyclades. Celui-ci sera renommé Oxygène. La Lyonnaise des eaux, qui détient 46 % des parts du parc, s'associe avec le groupe belge Walibi, spécialisé dans les parcs d'attractions, qui vit une grande phase d'expansion et veut s'étendre en France.. Il détient 13,85 % du parc..

Le chef de projet, Michel Van Zingel, ayant travaillé pour Mirapolis., quitte ce dernier pour la conception du parc de la Toison d'or. Le , dans le cadre d'une zone d'aménagement concerté privée, l'aménagement de l'ensemble fait l'objet d'une convention tripartite entre la Ville de Dijon, la Lyonnaise des eaux et la Société Espace Expansion (filiale du groupe Unibail-Rodamco). Le , la Lyonnaise des eaux contracte un bail pour les terrains du futur parc et de son parking au nord de Dijon.

Ce bail emphytéotique s'étend sur quarante ans et fixe le loyer annuel des trois premières échéances à hors taxes (environ ). La commune est propriétaire du terrain à la suite de son acquisition à hauteur de (près de un million d'euros) soit un prix moyen au mètre carré de (). Situé à côté du centre commercial de la Toison d'or de ., il s'étend sur .

Construction et utilisation Le montant des travaux représente de francs hors taxes ( d'euros) auxquels il faut ajouter de francs ( d'euros) pour la deuxième phase. Située en lieu et place du Zénith actuel, celle-ci doit démarrer au plus tôt après la troisième année d'exploitation si la fréquentation atteint annuellement.

Le parc récréatif de la Toison d'or est inauguré au printemps . Il est composé d'une quinzaine d'attractions et de spectacles autour d'une grande pièce d'eau centrale.

Attractions vignette|Manège ancien, au jardin d'acclimatation jusqu'en . vignette|Les Montgolfières à l'entrée du parc côté centre commercial, relocalisées à Nigloland. vignette|Tapis volant, nouveauté de la dernière année d'exploitation du parc. Rivière sauvage : bûches de Mack Rides Train de mine : montagnes russes assises de Soquet. Relocalisées à Genting Theme Park, Malaisie Cinéma 3 dimensions : cinéma en relief Plongeur d'Acapulco : spectacle de plongeon Théâtre d'Homère : petit amphithéâtre romain Labyrinthe : labyrinthe fait de palissades de bois Monde des enfants Château des enfants Mini grand huit : montagnes russes assises de Soquet. Relocalisées à , Malaisie Télé rallye Petit train : train panoramique Tunnel d'illusion : Circuit des tacots : parcours de vieux tacots Manège montgolfière : de Zamperla. Relocalisé à Nigloland Bateaux radiocommandés : bateaux radiocommandés Manège ancien : carrousel. Relocalisé au jardin d'acclimatation à Paris jusqu'à sa rénovation en , désormais en Corse Jeux d'arcade : salle d'arcade Dernière année d'exploitation : Un tapis volant

Faillite et fermeture Après six mois d’exploitation, le parc de loisirs est en faillite. Un différend survient entre la Lyonnaise des eaux et le groupe Walibi concernant la gestion du parc. Un accord est alors convenu entre les deux entreprises : Walibi vend l'entièreté de ses parts du parc dijonnais à la Lyonnaise contre les parts que possède celle-ci dans Walibi Rhône-Alpes. Le groupe Walibi devient alors seul maître à bord du parc isérois..

Le parc accueille par an et son revenu annuel est de de francs ( d'euros). Une dette accumulée de de francs ( d'euros) est la cause de la faillite du parc.

Le , le tribunal de commerce de Nanterre ouvre une procédure de redressement judiciaire à l'encontre de la société gestionnaire du parc de loisirs. Le tribunal statue pour un plan de redressement par cession des actifs de cette société le . Le bail emphytéotique est résilié sans paiement d'indemnité ni de la part du bailleur, ni de celle du preneur.

Le parc aura coûté de francs ( d'euros). Le bilan financier pour la ville de Dijon représente un total de de francs ( d'euros) (coût net de de francs ( d'euros) et () de créances irrécouvrables).

Parc urbain (depuis )

À la suite de la fermeture du parc d'attractions, la Lyonnaise des eaux rétrocède le terrain à la commune. Celle-ci décide, à la suite d'une délibération du , de l'ouvrir au public. Les dirigeants de Nigloland rachètent le matériel du parc de la Toison d'or, dont la quinzaine d'attractions, au prix de la ferraille à une filiale de la Lyonnaise des Eaux... Le coût d'aménagement final supporté par la Ville, avant et après le dépôt de bilan de la société, s'élève à de francs ( d'euros).

Le site devient par la suite un parc-jardin mis gratuitement à la disposition des Dijonnais, tout comme le parking de au nord. De à , les travaux réalisés par la commune pour le parc public s'élèvent à de francs ( d'euros).

Le parc urbain est le siège d'aires de jeux pour les enfants, d'un mini-golf, d'enclos animaliers, d'une salle de beach-volley ou encore, dernièrement, d'une rampe pour skateboards, rollers et vélos. Une portion du circuit du train est transformée en parcours de santé. Des terrains de sport se dressent en lieu et place du labyrinthe. Le parking est aujourd'hui reconverti en stationnement pour le zénith de Dijon, achevé en . Ce dernier est par ailleurs construit sur le terrain prévu à l'origine pour accueillir l’extension du parc récréatif.

Le site est modifié pour la construction du tramway de Dijon... Certains bâtiments de l'époque du parc de loisirs sont alors détruits comme celui accueillant le théâtre des marionnettes. en fonction après la fermeture du parc d'attractions. Le théâtre des marionnettes est alors déplacé.

Le parc aquatique les Cyclades, renommé Oxygène, est détruit durant l'été pour permettre l'agrandissement du centre commercial.

Notes et références

Annexes Bibliographie . . . . . . .

Articles connexes Lillom Mirapolis Zygofolis Nigloland Walibi Rhône-Alpes

Liens externes

Extrait de journaux télévisés de sur ina.fr, Institut national de l'audiovisuel : . . .

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