Le Quatuor à cordes en ré majeur , G 35, est un quatuor pour deux violons, alto et violoncelle d'Alexandre Glazounov. Composé en 1882, il est créé à Saint-Pétersbourg avec le compositeur au violoncelle.
Contexte et création Alexandre Glazounov achève son premier quatuor au printemps 1882. Il avait d'abord écrit une fugue pour Alexandre Gelbcke qu'il remplace par un autre finale. L'œuvre est créée à Saint-Pétersbourg le . Le compositeur tient alors la partie de violoncelle. C'est à cette occasion qu'il rencontre Mitrofan Belaïev. Le quatuor est bien accueilli, notamment par l'habileté d'Alexandre Glazounov de mêler sentiment nationaliste et style classique. Piotr Ilitch Tchaïkovski écrit à propos de ce quatuor : . Le quatuor reçoit, en 1884, le prix Glinka.
Structure L'œuvre est composé de quatre mouvements : Andantino moderato Scherzo (vivace) Andante Finale - Moderato: la répétition des thèmes dans des tonalités différentes remplace le développement thématique classique. La durée d'exécution est d'environ vingt-deux minutes.
Analyse
Andantino moderato Le premier mouvement présente un thème introductif qui se retrouve dans son intégralité dans l'Allegro qui suit. Le thème est joué par les quatre instruments. Pour François-René Tranchefort, ce premier mouvement est remarquable par sa tenue des lignes mélodiques de la part d'un compositeur largement autodidacte. S'en suit un thème vif au rythme franc, contrastant avec le thème plus souple aux accents folkloriques du bref développement. Les thèmes sont repris avec un rappel dans une des voix intérieures de la mélodie d'introduction avant la conclusion décisive.
Scherzo (vivace) Le deuxième mouvement paraît plus banal et date probablement de la même époque que les Cinq Pièces pour quatuor à cordes. Le Scherzo est probablement inspiré du deuxième mouvement de la Symphonie no 1 d'Alexandre Borodine. Il s'articule autour de deux thèmes vifs et enjoués, qui se développent alternativement le long du mouvement avant que le thème initial ne revienne pour servir de coda au mouvement.
Andante Le troisième mouvement, dans la tonalité d'ut dièse mineur se rapproche des techniques de modulation de Nikolaï Rimski-Korsakov. L'Andante est une romance sans paroles à la mélodie mélancolique et dont le thème se déploie sur le quatuor entier, gagnant en ferveur au fur et à mesure jusqu'à s'éteindre dans un repos naturel.
Finale — Moderato Tout comme le troisième mouvement, le dernier rappelle aussi le compositeur Rimski-Korsakov. Il est d'une clarté lumineuse et fonctionne par répétition du thème tout en renouvelant l'harmonie, à la manière d'Alexandre Borodine. Le Finale assure une certaine unité par son thème principal au rythme léger et sautillant, s'inspirant là aussi du folklore russe, avant d'être suivit d'un thème chantant. La transition entre les violons en pizzicatos et le violoncelle annonce un développement mouvementé et particulièrement modulant, soulignant la maîtrise du jeune compositeur. Les thèmes sont enfin repris avec un certain élan avant de s'éteindre. Un retour de la mélodie introductive se fait alors, bouclant une œuvre vivifiante.
Discographie
Références
Bibliographie
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Liens externes
Quatuor 1 Catégorie:Œuvre en ré majeur Catégorie:Œuvre musicale composée en 1882