Le Saint-Laurent était un bâtiment de 60 canons de la marine royale, construit par René-Nicolas Levasseur, de 1746 à 1748 à Québec, en Nouvelle-France, et mis en service en 1748. Le Saint-Laurent fait partie d’une petite série de navires militaires construits à Québec entre 1742 et 1756. Victime de pourrissement, il ne servit que cinq années dans la Marine Royale. Caractéristiques et carrière

Depuis 1738, à la demande des autorités locales, le Ministère de la Marine avait cherché à développer les lancements militaires au Canada, pensant tirer profit des énormes forêts de la région. Un ingénieur constructeur, René-Nicolas Levasseur, fut envoyé à Québec pour prendre en charge le chantier naval et les constructions.. Le Saint-Laurent fut sans doute mis sur cale dans le chantier de l’anse au Cul-de-Sac près de la place RoyaleL’ancien chantier naval se trouvait sur les berges de la rivière Saint-Charles, qui traverse la ville de Québec. Le nouveau chantier s’était installé au Cul-de-Sac en 1746 car il donnait directement sur le fleuve Saint-Laurent ce qui facilitait les lancements. ..

Le Saint-Laurent était un vaisseau de ligne à deux ponts. Avec ses 60 pièces d’artillerie, son gabarit était un peu plus petit que les 64 canons qui sortaient à l’époque des arsenaux métropolitains, mais les calibres étaient identiques, soit : vingt-six canons de 24 livres sur sa première batterie percée à treize sabords, vingt-huit canons de 12 sur sa deuxième batterie percée à quatorze, six sur ses gaillards.

Les sources nous donnent un équipage de 436 hommes, soit 400 marins et 6 officiers, bien qu’en temps de guerre celui-ci devait sans doute pouvoir être porté jusqu’à 600 hommesLe ratio habituel, sur tous les types de navire de guerre au était d’en moyenne 10 hommes par canon, et ce quelle que soit la fonction de chacun à bord. L'état-major était en sus. Ce chiffre pouvait varier considérablement en fonction des pertes au combat et/ou par maladie et/ou par désertion. . Voir aussi Jean Meyer dans ..

Le Saint-Laurent entra en service juste après la conclusion de la paix avec l’Angleterre. Ses qualités nautiques ne sont pas connues. Après sa traversée de l’Atlantique, on le retrouve à Toulon où un rapport de 1751 le signale « en bon état »Tableau de la flotte française en 1751, (d'après ).. Pourtant, en 1753, il fut retiré du service et reclassé en ponton. Les bois de Nouvelle-France, en effet, séchaient mal à cause du climat, ce qui entrainait leur rapide pourrissement. Ce mal affectait presque toutes les unités militaires construites à Québec. On ne connait pas la date de la mise à la casse du Saint-Laurent.

Notes

Bibliographie

Liens internes Histoire de la marine française Liste des vaisseaux français Militaires de la Nouvelle-France

Liens externes French Fourth Rate ship of the line Le Saint Laurent (1748), article du site anglophone Three Decks - Warships in the Age of Sail. Vaisseaux de ligne français de 1682 à 1780, liste tenue par Ronald Deschênes sur le site agh. « Tableau de la flotte française en 1751 » sur netmarine.net, d'après Jean-Michel Roche, Dictionnaire des bâtiments de la flotte de guerre française de Colbert à nos jours, t. 1, de 1671 à 1870.

Catégorie:Trois-mâts Catégorie:Navire de ligne de la Marine française Catégorie:Navire de la flotte militaire d'Ancien Régime Catégorie:Nouvelle-France Catégorie:Bateau lancé en 1748 Catégorie:Navire construit au Canada