Le groupe d’armées (GA 3) est constitué à la déclaration de guerre en sur le théâtre d’opération « Nord-Est » (ce dernier couvre tout le Nord et l'Est du territoire français et est commandé par le général Georges), s'étendant de la mer du Nord au Jura.

Ce groupe d'armées est commandé par le général Besson et couvre la moitié sud de l'Alsace ainsi que la Franche-Comté, à droite du groupe d'armées (déployé le long de la frontière franco-belge jusqu'à Sedan) et du groupe d'armées (en Lorraine et sur la moitié nord de l'Alsace).

Composition

Le GA 3 est chargé de la défense d'une portion de la ligne Maginot (secteur fortifié de Colmar, SF Mulhouse, SD puis SF Altkirch, SD Montbéliard et SF Jura), mais compte aussi des divisions maintenues en réserve derrière le massif du Jura. Le groupe est composé des armées suivantes, au : armée (général Touchon) ; armée (général Garchery).

Après la percée par les forces allemandes du front de la armée française (faisant partie du GA 1) sur la Meuse, le GA 3 est dépêché à la mi-mai pour constituer avec de nouvelles unités un front sur la Somme et l'Aisne.

Composition au (sur la « ligne Weygand » de l'ouest vers l'est) : armée (général Altmayer) ; armée (général Frère) ; armée (général Touchon).

À la droite du GA 3, de l'Aisne à la ligne Maginot, le groupe d'armées prolonge la « ligne Weygand ». Ce front improvisé en moins de deux semaines est enfoncé par les Allemands après une semaine de combats acharnés sur la Somme puis l'Aisne. Le , ces derniers franchissant la basse-Seine, l'ordre de repli est donné.

Composition au (repli sur la Loire en cours, de l'ouest vers l'est) : armée (général Altmayer) + corps de cavalerie (général de Laurencie) ; Armée de Paris (général Héring) + DCR ; armée (général Frère) ; Éléments de la armée.

Tandis que les secteurs les mieux fortifiés de la ligne Maginot tiennent bon et que les blindés allemands foncent vers la Suisse pour encercler à l'est les GA 4 et 2, le GA 3 combat en se repliant vers le centre de la France, en incorporant au fur et à mesure des unités régionales ou les élèves des écoles militaires. Les unités se déplacent de nuit et combattant de jour, sur deux échelons selon la tactique employée depuis le par le général Frère (à la tête de la armée).

Après l'annonce prématurée d'un armistice, le général Besson lance au soir du à ses hommes qui se battent alors sur le Cher et la Loire : Ordre 3/S, également cité par Gilles Ragache.. Au , le GA 3 commandé par le général Besson constitue le gros de ce qui reste du corps de bataille français. Le , des instructions sont données dans plusieurs unités du GA 3 : Instruction 3005 S/3 du général Frère.. Nombre de ces matériels prendront la direction de dépôts clandestins. Enfin, nombre d'unités du GA 3, restées en ordre de marche jusqu'au bout, suivront les troupes allemandes jusqu'à la ligne de démarcation.

Notes et références

Voir aussi Bibliographie .

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Articles connexes Bataille de France Groupe d'armées n° 1

Catégorie:Unité militaire française de la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Ordre de bataille Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1939 Catégorie:Unité ou formation militaire dissoute en 1940