La fosse 3 - 3 bis - 3 ter dite Saint-Firmin et Saint-Abel ou de la Direction de la Compagnie des mines de Marles est un ancien charbonnage du Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, situé à Auchel. La fosse 3 est commencée en 1863, et les travaux de son puits sont terminés en 1865. La fosse est mise en production l'année suivante, lorsque le puits de la fosse 2 s'est effondré. La fosse 3 a permis à la Compagnie de Marles de perdurer. Très vite, la production de la fosse 3 dépasse les espérances. Un puits 3 bis, ou Saint-Abel, est commencé en février ou en . Parallèlement, des cités sont édifiées, ainsi que des terrils. Le puits 3 ter est commencé en 1922.
La Compagnie des mines de Marles est nationalisée en 1946, et intègre le Groupe d'Auchel. L'extraction est assurée par les puits 3 et 3 ter, alors que le puits 3 bis est affecté à l'aérage. Les puits d'extraction sont approfondis en 1961. Après avoir été concentrée sur la fosse 2 bis - 2 ter en 1962, la fosse 3 - 3 bis - 3 ter cesse d'extraire. Les puits 3, 3 bis et 3 ter sont respectivement remblayés en 1963, 1966 et 1965. Le chevalement du puits 3 ter a après la fermeture de la fosse été remonté sur le puits 8 de la fosse 8 - 8 bis des mines de Dourges à Évin-Malmaison.
Au début du , Charbonnages de France matérialise les têtes des puits 3, 3 bis et 3 ter. Une partie des cités a été détruite, l'autre a été rénovée. Les terrils 13 et 23, à l'origine coniques, sont exploités, le terril 8 est un cavalier minier.
La fosse
Alors que la Compagnie de Marles extrait depuis 1858 à la fosse 2, elle décide d'ouvrir un nouveau puits à Auchel, à à l'ouest-nord-ouest de la fosse 2.
Fonçage
Un troisième puits, dit Saint-Firmin ou 3, a été ouvert à Auchel, en 1862 ou 1863. Il est baptisé en l'honneur de Firmin Rainbeaux, fils de feu Émile Rainbeaux. La fosse est également nommée fosse de la Direction. La fosse 3 est entreprise à du clocher du village et à une centaine de mètres du chemin de grande communication du Réveillon à Cauchy-à-la-Tour. L'orifice du puits est à l'altitude de . Le passage du niveau a été facile, et il a atteint promptement le terrain houiller. Mais à , il a rencontré un banc de grès qui fournit un volume d'eau assez considérable pour qu'on soit obligé de suspendre l'approfondissement avec de simples tonneaux. La venue d'eau s'élève à par . On monte les guides, et à l'aide des cages on parvient à épuiser les eaux. Le terrain houiller est atteint à la profondeur de . Le puits est cuvelé en bois de jusqu'à de profondeur. le puits est profond de . Son diamètre utile est de quatre mètres.
En 1865, on peut mettre le puits en extraction. Cependant, on décide l'établissement d'une machine d'épuisement, qui commence à fonctionner fin 1867.
Exploitation
L'écroulement du puits 2 vient de se produire fin . Heureusement, les travaux du puits 3 sont suffisamment préparés pour recevoir le personnel et mettre en pleine exploitation ce dernier puits dont les produits remplacent ceux du premier. La production de la Compagnie de Marles, malgré le désastre qu'elle vient d'éprouver, dépasse en 1866 de 30 % celle de l'année précédente, et les années suivantes, grâce aux grandes demandes de houille, elle atteint des chiffres inespérés, et bien supérieurs à ceux fournis par le puits 2.
Le découragement qu'a causé la catastrophe de 1866, fait bientôt place à la confiance que justifient les magnifiques résultats de ce même exercice. Il a été distribué aux actionnaires l'intérêt de 5 % des fonds dépensés, et le surplus, formant une somme de près de , a été consacré à l'ouverture d'un quatrième puits qui a été commencé en . Le puits de la fosse 3 est très productif, puisqu'on y a extrait en 1872 et en 1873.
Le puits 3 dit Saint-Abel est ajouté en 1875, en février ou en avril, à au nord-est du puits 3. Le niveau a été passé sans l'aide de pompes. Le puits Saint-Abel est cuvelé en bois de 29.60 à , son diamètre utile est de quatre mètres, et sa profondeur de . Les accrochages sont établis à 219, 260 et de profondeur. Les accrochages du puits 3 sont établis à 219, 260 et de profondeur.
Le puits 3 ter est commencé en 1922, à au sud du puits 3. En 1922, le puits 3 ter en fonçage est poussé jusque trente mètres. Il l'est jusque en 1923, en 1924 et en 1925. En 1928, le puits approfondi au-dessous de prolongé de . Il en cours d'approfondissement en 1929, et en 1931, il est approfondi à entre accrochage . Le guidage est posé en 1933 de 308 à . En 1935, le puits 3 ter est approfondi de 558 à et doté d'un revêtement en maçonnerie. En 1936, il est approfondi de 600 à , et la longueur revêtue de l'est en briques de schistes. Un guidage en bois est posé entre les étages de 425 et .
La Compagnie des mines de Marles est nationalisée en 1946, et intègre le Groupe d'Auchel. Le puits 3 ter est fini, et équipé d'un nouveau chevalement. En 1955, les puits 3 et 3 ter servent à l'extraction, alors que le puits 3 bis est affecté à l'aérage. En 1961, les puits 3 et 3 ter sont respectivement approfondis et accrochés à 522 et . Après avoir été concentrée sur la fosse 2 bis - 2 ter en 1962, la fosse 3 - 3 bis - 3 ter cesse d'extraire. Le puits 3, profond de , est remblayé en 1963, le puits 3 ter assure le service de la concentration jusqu'en 1965, date à laquelle ses sont remblayés, et le puits 3 bis, profond de , est remblayé en 1966. Le chevalement du puits 3 ter a été démonté en 1968 et a été remonté à la fosse 8 - 8 bis des mines de Dourges à Évin-Malmaison, une des fosses de la concentration du 10 du Groupe d'Oignies.
Reconversion
Au début du , Charbonnages de France matérialise les têtes des puits 3, 3 bis et 3 ter. Le BRGM y effectue des inspections chaque année. Seuls deux bâtiments du puits 3 ter existent encore, des bureaux et des ateliers apparemment. Il subsiste également le chevalement du puits 3 ter qui avait après la fermeture de la fosse été remonté sur le puits 8 de la fosse 8 - 8 bis des mines de Dourges à Évin-Malmaison.
thumb|left|Le terril 8. thumb|Le terril 13. thumb|left|Le terril 13. thumb|Le terril 23. thumb|left|Le terril 23. thumb|Un front de taille sur le terril 23. Les terrils
L'exploitation de la fosse 3 - 3 bis - 3 ter a généré trois terrils.
Terril 8, 3 ter d'Auchel et mare à boue
Le terril 8, 3 ter d'Auchel et mare à boue, situé à Auchel et Marles-les-Mines, est un terril cavalier, haut de treize mètres, attribué au puits 3 ter des mines de Marles. Il est situé à l'est des terrils 14 et 23, et au sud du terril 13.
Terril 13, 3 d'Auchel Est
Le terril 13, 3 d'Auchel Est, situé à Lozinghem, a été alimenté par la fosse 3 - 3 bis - 3 ter. Il s'agissait d'un terril conique haut de qui a été exploité, il n'en reste plus que l'assise.
Terril 23, 3 d'Auchel ancien Ouest
Le terril 23, 3 d'Auchel ancien Ouest, situé à Auchel, est, avec les terrils 8 et 13, un des terrils de la fosse 3 - 3 bis - 3 ter. Exploité, il n'en subsiste que la base. Il s'agissait d'un terril conique haut de . Le terril étant entré en combustion, il offre des paysages très diversifiés.
Les cités
De vastes cités ont été établies à proximité de la fosse 3 - 3 bis - 3 ter. Une grande partie de ces cités est détruite ou en voie de l'être depuis les années 2000.
thumb|upright=2|Panorama des écoles. Les écoles
Des écoles ont été bâties dans les cités de la fosse 3 - 3 bis - 3 ter.
Notes et références
Notes
Références
Références aux fiches du BRGM
Références à
Références à
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Voir aussi
Articles connexes Chevalement du puits n° 8 de la fosse n° 8 - 8 bis des mines de Dourges Fosse n° 8 - 8 bis des mines de Dourges Compagnie des mines de Marles Groupe d'Auchel
Bibliographie
Fosse 3 - 3 bis - 3 ter Marles 3 - 3 bis - 3 ter