Le gouvernement D'Alema () est le entre le et le , sous la du Parlement républicain.
Il est dirigé par le social-démocrate Massimo D'Alema, à la suite de la démission de Romano Prodi, et repose sur une coalition entre plusieurs partis de centre gauche. Il succède au gouvernement Prodi I et cède le pouvoir au gouvernement D'Alema II après le renoncement volontaire de Massimo D'Alema pour remanier son exécutif.
Historique du mandat Ce gouvernement est dirigé par le nouveau président du Conseil des ministres social-démocrate Massimo D'Alema. Il est constitué d'une coalition de centre gauche entre les Démocrates de gauche (DS), le Parti populaire italien (PPI), l' (UDR), le Renouveau italien (RI), le Parti des communistes italiens (PdCI), la Fédération des Verts (FdV) et les Socialistes démocrates italiens (SDI). Ensemble, ils disposent de sur 630, soit 52,2 % des sièges de la Chambre des députés, et sur 325, soit 57,2 % des sièges du Sénat de la République.
Il bénéficie du soutien sans participation du Parti populaire sud-tyrolien (SVP), l'Union valdôtaine (UV), le Mouvement pour la démocratie - Le réseau (La Rete), le Parti sarde d'action (PSd'Az), la Ligue Autonomie Vénétie et des indépendants. Ensemble, ils disposent de , soit 1,7 % des sièges de la Chambre des députés, et de , soit 4,9 % des sièges du Sénat de la République.
Il est formé à la suite de la démission de Romano Prodi, au pouvoir depuis .
Il succède donc au gouvernement Prodi , constitué d'une coalition entre le Parti des démocrates de gauche (PDS), le Parti populaire, le Renouveau italien, la Fédération des Verts et l'Union démocratique (UD), bénéficiant du soutien sans participation du Parti de la refondation communiste (PRC), du Parti populaire sud-tyrolien, de l'Union valdôtaine, du Mouvement pour la démocratie, du Parti sarde d'action, de la Ligue Autonomie Vénétie et d'indépendants.
Formation Le , une semaine après la démission de Romano Prodi, le président de la République Oscar Luigi Scalfaro confie à Massimo D'Alema, secrétaire des Démocrates de gauche, un mandat exploratoire en vue de vérifier l'existence d'une majorité parlementaire, sans pour autant lui confier formellement une mission de formation du prochain gouvernement de l'Italie. Celui-ci consulte alors les partis de L'Olivier et organise des entretiens avec le Parti des communistes et l'Union démocratique pour la République, susceptibles de soutenir son exécutif..
Après le succès de ses entretiens, le mandataire est officiellement chargé le de constituer un cabinet ministériel, mission qu'il accepte selon la formule traditionnelle. Il lève cette réserve deux jours plus tard et présente une équipe de , soit cinq de plus que l'exécutif sortant. Le gouvernement est assermenté le jour même au palais du Quirinal, concluant de crise gouvernementale. Le conseil des ministres qui se tient peu après valide l'accession de Sergio Mattarella au poste de vice-président du Conseil et la désignation de Franco Bassanini comme secrétaire du Conseil des ministres, en qualité de secrétaire d'État.
Sollicitée le , la confiance de la Chambre des députés est accordée par pour et . Quatre jours plus tard, le Sénat de la République ratifie à son tour le nouvel exécutif avec favorables et .
Succession En conclusion du congrès des Socialistes démocrates italiens le , le président du parti Enrico Boselli appelle ouvertement à une crise gouvernementale qui se conclurait par le remplacement de Massimo D'Alema par une personnalité appelée à faire gagner la majorité de centre gauche aux élections de 2001. Six jours plus tard, le président du Conseil des ministres remet sa démission au président de la République Carlo Azeglio Ciampi, qui se réserve sur son acceptation. Après avoir tenu des entretiens avec les représentants des forces politiques, le chef de l'État confie le au chef du gouvernement démissionnaire le mandat de former un nouvel exécutif, que ce dernier accepte ..
De retour au palais du Quirnal le , le président du Conseil désigné lève effectivement la réserve et présente la liste de ses ministres, tout le gouvernement D'Alema II étant assermenté dans la foulée. La crise ministérielle est résolue en seulement quatre jours. Le même jour, le Sénat de la République vote la confiance par pour et . La Chambre des députés prend la même décision dès le lendemain avec favorables et .
Composition Par rapport au gouvernement Prodi I, les nouveaux ministres sont indiqués en gras, ceux ayant changé d'attributions en italique. PosteTitulairePartiPrésident du Conseil des ministresMassimo D'AlemaDSVice-président du Conseil des ministresSergio MattarellaPPISecrétaire d'État à la présidence du Conseil des ministresSecrétaire du Conseil des ministresFranco BassaniniDSMinistres sans portefeuilleMinistre pour l'Égalité des chancesLaura BalboFdVMinistre pour la Fonction publiqueAngelo PiazzaSDIMinistre pour les Affaires régionalesKatia BellilloPdCIMinistre pour la Solidarité socialeLivia TurcoDSMinistre pour les Relations avec le ParlementGian Guido FolloniUDRMinistre pour les Réformes institutionnellesGiuliano Amato (jusqu'au 13/05/1999)SansAntonio Maccanico (à partir du 21/06/1999)Dem.Ministre pour les Politiques communautairesEnrico LettaPPIMinistresMinistre des Affaires étrangèresLamberto DiniRIMinistre de l'IntérieurRosa IervolinoPPIMinistre de la Grâce et de la JusticeMinistre de la Justice (14/09/1999)Oliviero DilibertoPdCIMinistre des FinancesVincenzo ViscoDSMinistre du Trésor, du Budget et de la Planification économiqueCarlo Azeglio Ciampi (jusqu'au 13/05/1999)Giuliano AmatoSansMinistre de la DéfenseCarlo ScognamiglioUDRMinistre de l'ÉducationLuigi BerlinguerDSMinistre des Travaux publicsEnrico MicheliPPIMinistre des CommunicationsSalvatore CardinaleUDRMinistre de l'Industrie, du Commerce et de l'ArtisanatPier Luigi BersaniDSMinistre du Travail et de la Sécurité socialeAntonio Bassolino (jusqu'au 21/06/1999)Cesare SalviDSMinistre du Commerce extérieurPiero FassinoDSMinistre de la SantéRosy BindiPPIMinistre pour les Biens culturels et environnementauxMinistre pour les Biens et les Activités culturels (05/11/1998)Giovanna MelandriDSMinistre de l'EnvironnementEdoardo RonchiFdVMinistre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et technologiqueOrtensio ZecchinoPPIMinistre pour les Politiques agricolesMinistre des Politiques agricoles et forestières (14/09/1999)Paolo De CastroSansMinistre des Transports et de la NavigationTiziano TreuRI
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Politique en Italie Élections générales italiennes de 1996 de la République italienne
Liens externes . .
D'Alema01 Catégorie:1998 en Italie Catégorie:XIIIe législature de la République italienne