La fosse 7 - 7 bis dite Alphonse Lecocq de la Compagnie des mines d'Ostricourt est un ancien charbonnage du Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, situé à Ostricourt. Les travaux du puits 7 commencent en 1914, mais la Première Guerre mondiale les interrompt. Ils sont ensuite repris, et la fosse est opérationnelle à partir de . Entretemps, un puits d'aérage 7 bis a été foncé à proximité. La fosse 7 - 7 bis est la seule de la compagnie à être dotée de deux puits, mais seul le puits d'extraction a été doté d'un chevalement. Les cités de la fosse 6 sont étendues en direction de la fosse 7 - 7 bis. Un terril conique est édifié à l'ouest de la fosse.
La Compagnie des mines d'Ostricourt est nationalisée en 1946, et intègre le Groupe d'Oignies. La fosse 7 - 7 bis n'est pas concentrée sur la fosse 2, mais sur la fosse 8 - 8 bis des mines de Dourges, et à terme, sur la fosse 10 du Groupe d'Oignies. Elle assure le service et l'aérage, mais située trop au nord du gisement exploité, elle ferme en 1968. Ses puits, respectivement profonds de 481 et , sont remblayés, et les installations détruites deux ans plus tard.
Au début du , Charbonnages de France matérialise les têtes des puits 7 et 7 bis. Les cités de la fosse 6 où logeaient les mineurs de la fosse 7 - 7 bis sont partiellement détruites, l'autre partie est rénovée. Le terril 108, 7 d'Oignies, a été conservé et est entièrement boisé.
La fosse
Fonçage
Le puits 7 est foncé en 1914, à Ostricourt, dans le Nord, Ernest Crépin, chef porion, dirige les travaux de fonçage du puits 7 à l'étage de . La fosse porte le nom d'Alphonse Lecocq, administrateur de la compagnie, elle est située à au sud-ouest de la fosse 6, productive depuis 1910.
Exploitation thumb|left|La fosse 7 après la Guerre.
La fosse entre en production en , le puits n'a été achevé qu'à l'issue de la Première Guerre mondiale. Le 7 bis est foncé en 1921 et atteint en . La fosse 7 exploite des charbons maigres sous la commune d'Ostricourt, à proximité du centre du village. Quant au puits 7 bis, il n'a jamais été équipé de chevalement, étant donné qu'il était destiné à l'aérage, il est situé à à l'est-nord-est du puits 7.
La Compagnie des mines d'Ostricourt est nationalisée en 1946, et intègre le Groupe d'Oignies. Paul Crépin, géomètre de la fosse, a eu à s'occuper en 1948 du raval du puits 7 jusqu'à l'étage de . Un précédent raval lui avait fait atteindre la profondeur de .
La fosse 7, comme la fosse 4, n'a jamais été concentrée sur la fosse 2. Elle est concentrée sur la fosse 8 - 8 bis des mines de Dourges (qui fait partie du Groupe d'Oignies) en 1956. La fosse devient un puits de service pour la fosse 8 - 8 bis. La machine d'extraction de est remplacée par un treuil électrique installé à l'opposé.
Le chevalement est donc modifié grâce à de nouvelles bigues et molettes. Les ventilateurs du puits 7 bis sont changés grâce à ceux récupéré à la fosse 6. Les charbons remontent soit par la fosse 8 - 8 bis soit par la fosse 9 - 9 bis. Le puits d'aérage 7 bis est ravalé en 1957. Le , la dernière balle de charbon est remontée de l'étage de . En 1965, la production remonte par la fosse 10. La fosse arrête tout service le , les mineurs sont mutés à la fosse 8 - 8 bis à Évin-Malmaison. La fosse a durant ces années servi à la descente du personnel durant l'exploitation de l'étage 531. Situé trop au nord du gisement, il n'a pas été possible de ravaler le puits à la profondeur de . Les puits, respectivement profonds de 481 et , sont remblayés, Aristide Crépin a été chargé d'étudier le projet de remblayage de ces derniers. Le chevalement et toutes les installations sont démolis en 1970.
Reconversion
Au début du , Charbonnages de France matérialise les têtes des puits, et installe un exutoire de grisou sur le puits 7. Le BRGM y effectue des inspections chaque année. Les services techniques de la commune sont installés sur une partie du carreau de fosse. Le puits d'aérage est quant à lui situé dans la forêt.
Le terril thumb|Le terril 108.
Le terril 108, 7 d'Oignies, situé à Ostricourt, a été établi à l'ouest de la fosse, entre cette dernière et les cités. Il n'a pas été exploité, et est entièrement boisé. Sa hauteur est de .
Les cités
La fosse ne possède pas de cités à proprement parler, ce sont celles près de la fosse 6 qui ont été étendues dans sa direction.
Notes et références
Notes
Références
Références aux fiches du BRGM
Références à
Références à
Références au magazine Relais
Voir aussi
Articles connexes Compagnie des mines d'Ostricourt Groupe d'Oignies
Bibliographie
Fosse 7 - 7 bis Ostricourt 7 - 7 bis