La fosse 5 dite Henri Buchet de la Compagnie des mines d'Ostricourt est un ancien charbonnage du Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, situé à Libercourt. Les travaux du puits commencent en , et la fosse commence à produire au . Détruite durant la Grande Guerre, elle est reconstruite avec des installations similaire. De vastes cités et des écoles sont construites autour de la fosse. La compagnie projette de concentrer la fosse 5 sur la fosse 2 en 1934, mais cette concentration n'est effective qu'en 1951.

La Compagnie des mines d'Ostricourt est nationalisée en 1946, et intègre le Groupe d'Oignies. Le puits 5 assure l'aérage de la fosse 2 jusqu'en 1968, date à laquelle il ferme, et est remblayé. Les installations sont détruites peu de temps après. Le terril 112, 5 d'Oignies, est très vite exploité jusqu'à disparaître, puisque des camus bas ont été construits sur son emprise.

Très vite, l'entreprise Henri Loyez s'installe sur le carreau de fosse. Au début du , Charbonnages de France matérialise la tête de puits 5. Bien qu'une partie des cités minière a été détruite, l'essentiel a été conservé et rénové.

La fosse

Fonçage

La fosse 5 est commencée en avec un diamètre de sur le territoire actuel de Libercourt (faisant partie à l'époque de la commune de Carvin), à au nord de la fosse 3. Elle porte le nom d'Henri Buchet, administrateur de la Compagnie. La profondeur du puits est de , le terrain houiller est atteint à de profondeur. La compagnie commence en le fonçage de sa fosse 6 à Ostricourt.

Exploitation

L'extraction commence le . La fosse est détruite pendant la Première Guerre mondiale, mais elle est reconstruite de manière similaire. La compagnie prend la décision de concentrer la fosse 5 sur la fosse 2, sise à au sud-sud-ouest, dès 1934 mais la concentration n'est effective qu'en 1951.

La Compagnie des mines d'Ostricourt est nationalisée en 1946, et intègre le Groupe d'Oignies. Le puits 5 sert alors de retour d'air à la fosse 2 jusqu'en 1968. Profond de , le puits est remblayé la même année. Le chevalement est abattu un an plus tard.

Reconversion

Dès la fermeture de la fosse, les installations sont détruites, et l'entreprise Henri Loyez, spécialisée dans la réparation de wagons, s'installe sur le carreau de cinq hectares.

Au début du , Charbonnages de France matérialise la tête de puits. Le BRGM y effectue des inspections chaque année. De la fosse, il ne subsiste plus qu'une partie des murs d'enceinte.

Le terril thumb|Le site du terril 112, dans sa partie ouest.

Le terril 112, 5 d'Oignies, disparu, situé à Libercourt, était le terril de la fosse 5. Il a été intégralement exploité, et le secteur a été urbanisé. Sa hauteur était de .

Les cités

De vastes cités ont été construites autour de la fosse. Quelques rues ont été détruites.

Les écoles thumb|Les écoles.

Des écoles ont été construites dans les cités.

Notes et références

Notes

Références

Références aux fiches du BRGM

Références à

Références à

Références au magazine Relais

Voir aussi

Articles connexes Compagnie des mines d'Ostricourt Groupe d'Oignies

Bibliographie

Fosse 5 Ostricourt 5