La fosse 1 dite Auguste Dupire de la Compagnie des mines d'Ostricourt est un ancien charbonnage du Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, situé à Oignies. La fosse est commencée le ou en et commence à produire en 1858. Mais les terrains sont irréguliers, et l'exploitation n'est pas rentable. Aussi, la fosse 1 est abandonnée en au profit de la fosse 2 entrée en production en . La fosse est reprise en 1896 et ses galeries sont dénoyées. Elle peut à nouveau produire en . Elle est, comme les autres fosses de la compagnie, détruite lors de la Première Guerre mondiale. De vastes cités ainsi qu'une église sont bâties au nord de la fosse. Un terril conique est édifié au sud. La concentration de la fosse 1 sur la fosse 2 est décidée en 1938, mais à cause de la Seconde Guerre mondiale, la concentration n'est effective qu'en 1949.

La Compagnie des mines d'Ostricourt est nationalisée en 1946, et intègre le Groupe d'Oignies. la fosse 1 est utilisée dans les années 1950 pour l'aérage des travaux de la concentration, et à partir de 1958, elle est utilisée pour la construction et l'aérage de la fosse 10 du Groupe d'Oignies. La fosse ferme en 1969, et son puits est immédiatement remblayé. Le chevalement est détruit cinq ans plus tard. Le terril 118, 1 d'Oignies, est entièrement exploité.

Au début du , Charbonnages de France matérialise la tête de puits 1. Les cités ont essentiellement été rénovées, bien que des habitions ont été détruites. Le site du terril est devenu un espace vert.

La fosse

Fonçage

Une première fosse est ouverte à Oignies, à partir du ou en , le long de la ligne de Paris-Nord à Lille en direction de la gare d'Ostricourt, à au sud du chemin de la Tournée, et à à l'est du clocher d'Oignies. Le puits est entrepris à l'altitude de , son diamètre utile est de quatre mètres. le puits traverse de terrains tertiaires, et a été poussée jusqu'à sans difficulté, avec épuisement par une machine d'extraction de vingt chevaux et à l'aide de tonneaux. L'eau devenant plus abondante, on installe sur la fosse une petite machine d'épuisement à traction directe de cinquante chevaux, et on traverse ainsi tout le niveau jusqu'à , profondeur à laquelle est établie la base du cuvelage. Celui-ci est établi en bois sur une hauteur de . À la fin de 1857, on atteint le terrain houiller à , puis on traverse plusieurs veinules de houille : vingt centimètres à , vingt centimètres à et trente centimètres à .

Exploitation

L'extraction commence en 1858. Un premier accrochage est ouvert à , et une galerie dirigée au nord rencontre enfin une veine, dite Sainte-Marie, de , à du puits et faiblement inclinée. L'exploitation de cette couche fournit en 1858-59, . On y exécute des explorations importantes sur en direction, et suivant l'inclinaison jusqu'au tourtia. Mais la veine est ondulée et souvent interrompue par des étranglements. Un deuxième accrochage est établi à , ou à . On y atteint, par des bowettes au nord et au sud, deux autres veines où l'on effectue des travaux d'exploitation.

Mais l'exploitation de ces trois couches, peu inclinées, irrégulières, présentant une suite de renflements suivis d'amincissements, ou de parties stériles, ne fournit que de faibles quantités de houille, à savoir : soit en 1858-59, soit en 1859-60, soit en 1860-61, soit en 1861-62, soit en 1862-63, soit en 1863-64, soit en 1864-65, soit un ensemble de ou .

En , la fosse 1 est en approfondissement. À , on traversé un grès fissuré donnant de l'eau sulfureuse, qui brûlé les pieds des ouvriers mineurs assez fortement pour les obliger successivement à suspendre leur travail pendant deux jours de temps en temps. L'inclinaison du terrain n'est que de 7 à 8°. L'irrégularité des terrains, la nature maigre de la houille, les conditions mauvaises de l'exploitation et les pertes qu'elle donne, décident l'administration de la compagnie à suspendre tout travail à cette fosse, sur la fin de 1864, et à reporter tous ses efforts sur l'exploitation de la fosse 2, sise à au nord-ouest. L'extraction est stoppée en , la fosse 2 est quant à elle productive depuis . De 222 à , profondeur atteinte par le puits, seuls des terrains brouillés et stériles ont été recoupés. La fosse n'a produit que .

thumb|left|La fosse après la Première Guerre mondiale. Reprise de la fosse

La fosse est reprise en 1896, mais elle doit auparavant être dénoyée. L'extraction reprend en , trente-sept ans après l'arrêt de l'extraction.

En 1938, il est décidé que la fosse 1 serait concentrée sur d'autres fosses de la compagnie, mais cette concentration n'est effective qu'en 1949, après la Nationalisation. La Compagnie des mines d'Ostricourt est nationalisée en 1946, et intègre le Groupe d'Oignies. Le , un coup de grisou se produit. L'explosion entraîne l'éboulement de la taille et ensevelit treize mineurs. En 1958, les molettes du chevalement sont encore en service pour effectuer les travaux et l'aérage de la future fosse 10 du Groupe d'Oignies. En 1969, le puits n'a plus d'utilité, la fosse ferme. Les de profondeur du puits sont remblayés en 1969, le chevalement est abattu en 1974.

Reconversion

Au début du , Charbonnages de France matérialise la tête de puits. Le BRGM y effectue des inspections chaque année. Il ne reste qu'un bâtiment à l'entrée du carreau de fosse.

Le terril thumb|Le terril 118.

Le terril 118, 1 d'Oignies, situé à Oignies, est le terril conique de la fosse 1 des mines d'Ostricourt. Il a été exploité, et il ne reste plus que la base.

Les cités

Des cités ont été bâties à proximité de la fosse.

L'église Saint-Joseph

thumb|L'église Saint-Joseph.

L'église a été construite en 1925 pour les mineurs polonais de la fosse 1.

Notes et références

Notes

Références

Références aux fiches du BRGM

Références à

Références à

Références à

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Voir aussi

Articles connexes Compagnie des mines d'Ostricourt Groupe d'Oignies

Bibliographie

Fosse 1 Ostricourt 1