La famille de Ganay est une famille subsistante de la noblesse française.
Cette famille compte parmi ses membres des hommes politiques, des officiers généraux, des hommes d'Église, des diplomates et des mécènes.
Histoire Il existe plusieurs hypothèses quant à l'origine de la famille de Ganay actuellement subsistante :
Selon P. AnselmeP. Anselme, Histoire généalogique et chronologique de la maison royale de France, des pairs, grands officiers de la Couronne, de la Maison du Roy et des anciens barons du royaume…. Tome 6, 1726-1733., cette famille remonte à Guichard (ou Girard) de Ganay, qualifié de chevalier en 1300 Gustave Chaix d'Est-Ange écrit qu'il a existé une famille de Ganay issue de Jean de Ganay, bourgeois de Charolles, en Bourgogne. Cette famille appartenait à la noblesse de robe de cette province et elle s'est éteinte au . Cette famille portait pour armes : D'argent à une fasce de gueules chargée de trois roses d'or mal ordonnées accostées de deux coquilles du même puis le chancelier de Ganay remplaça une des roses par une aigle de sable. Chaix d'Est-Ange ajoute ceci sur le lien de parenté entre la famille de Ganay, actuellement subsistante, et celle éteinte au : « Tout semble indiquer que, malgré la différence des armoiries, la famille de Ganay actuellement existante est une branche de celle qui s'est éteinte au . Les deux familles se reconnaissaient, du reste, comme parentes. Cependant le point de jonction des deux souches n'a encore pu être exactement déterminé »Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du . XX. Gaa-Gau, 1929, pages 108 à 112.. Il ajoute également que La Chesnay des Bois, Saint Allais, d'Arbaumont et d'autres auteurs proposent un point de jonction entre les deux familles de Ganay entre la fin du et le début du . À la famille de Ganay, éteinte au , appartenaient Jean de Ganay (c.1455-1512), chancelier de France, premier président du Parlement de Paris, Germain de Ganay ( -1520), frère du précédent, évêque de Cahors, puis d’Orléans, Nicolas de Ganay ( -1554), maire de Bourges en 1532 et conseiller au Grand Conseil. Régis Valette dans Catalogue de la noblesse française au écrit que la famille de Ganay a été anoblie par charges à la chambre des comptes de Dijon en 1628Régis Valette, Catalogue de la noblesse française au , 2002, page 89. Henri Jougla de Morenas dans le Grand Armorial de France indique que « plusieurs auteurs sérieux pensent que la filiation prouvée remonterait à Antoine de Ganay, sgr de Bussy, procureur du roi à Autun, qui épouse en 1565 Marie Saumaise, dont Jean de Ganay, sgr de Vellée, avocat à Autun, marié à Jeanne Brunet ».
Les titres de noblesse portés par cette famille sont des titres de courtoisie.
Elle est membre de l'Association d'entraide de la noblesse française depuis 1968.
Filiation
Armoiries La famille porta successivement d'argent à la fasce de gueules chargée de trois roses d'or 1 et 2, accostée de deux coquilles de même, puis d'or à une aigle mornée de sable.
Propriétés et domaines
L'hôtel de Ganay était situé au avenue George-V, à Paris, contigu à l'hôtel de Rouvre, ou hôtel Lebaudy (, actuelle ambassade de Chine en France). Il abrite depuis 1965 la Maison de l'Agriculture (AFCA).
Les châteaux de Visigneux, Courances, Dampierre-en-Burly, de Fleury-en-Bière et de la Chaume sont des propriétés des Ganay.
La famille de Ganay a possédé les châteaux de la Vaivre, la Vesvre, Croix, Villargeault, Luins, Bellevaux, Fougerette, Trévarez, Lusigny-sur-Ouche, ainsi que l'hôtel Le Marois et l'hôtel du Tillet de la Bussière.
Alliances Les Ganay sont alliés aux famillesGustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du . XX. Gaa-Gau, 1929. de Montholon, de Thiard, de Damas, de Rougé, de Virieu de Beauvoir, Ghika, Schneider, Zajol, Gravier de Vergennes, de Pourtalès, de Hénin-Liétard (1883), Riquet de Caraman (1909), de Moustier, de Durfort-Civrac de Lorge (1920), van den Broek d'Obrenan (1931), Toscan du Plantier (1937), de Froissard de Broissia (1943), de Noailles (1946), Barbier de Lescoët (1949), de Chérade de Montbron (1952), de Montesquiou-Fezensac (1955), Goüin, Sarközy de Nagy-Bocsa (1966), Le Tonnelier de Breteuil, de Maillé de La Tour-Landry, Le Peletier de Rosanbo, Lebaudy, de Bonneval, , de La Pomélie (1981), de Montrichard, d'Indy, Lavaurs, de Chabannes La Palice de Tournon (2021).
Postérité Prix Ganay, concours hippique baptisé en hommage à Jean de Ganay (1861–1948). Coupe Ganay, baptisée en hommage à Jacques de Ganay (1891-1969). Rue Broca, à Paris, anciennement rue du Clos-de-Ganay en l'honneur de Jean de GanayHenri Sauval, Histoire et recherches des antiquités de la ville de Paris..
Notes et références
Voir aussi
Sources Georges de Soultrait, Armorial historique et archéologique du Nivernais. Tome 2 , 1879 François-Alexandre de La Chenaye-Aubert, Jacques Badier, Dictionnaire de la noblesse : contenant les généalogies, l'histoire et la chronologie des familles nobles de France. Tome 8, 1863-1876 Anselme de Sainte-Marie, Histoire généalogique et chronologique de la maison royale de France, des pairs, grands officiers de la Couronne, de la Maison du Roy et des anciens barons du royaume…. Tome 6, 1726-1733 Charles Poplimont, La France héraldique, 1874 Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du . XX. Gaa-Gau, 1929 Ganay (de)
Articles connexes Armorial des familles du Nivernais Liste des familles subsistantes de la noblesse française (A à K) Salvator Mundi (Léonard de Vinci) La Korrigane Polo de Paris
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