Henri-Clotaire Descamps (né à Fromelles le - mort décapité à la prison de Brandebourg-sur-la-Havel, ) est un militaire et un résistant français.

Biographie Henri Descamps commence sa carrière au régiment d'infanterie (RI) de Soissons, puis rejoint le stationné en Allemagne en 1929. Officier sorti du rang (il est admis à l'École Militaire d'Infanterie en 1931), il rejoint le d'infanterie puis la gendarmerie de Le Quesnoy et Valenciennes. Influencé par l'Action française, . Poète et écrivain à ses heures, il fait la campagne de 1940 au groupe de reconnaissance de la division d'infanterie.

Le , Descamps est affecté au poste de commandant de la section de gendarmerie de Soissons, en zone occupée. Il refuse l'humiliation de l'Armistice et s'engage très tôt dans la Résistance. Il prend rapidement la tête du groupe de Soissons du mouvement La Vérité française.

Descamps s'occupe de filières d'évasion de prisonniers de guerre. Il participe à la diffusion du bulletin clandestin du mouvement dont il assure la liaison avec la nébuleuse du groupe du musée de l'Homme et avec le groupe de Tony Ricou.

Le , la fait irruption chez lui. Ayant voulu échapper à l'arrestation, il est blessé par balles. Les Allemands confisquent les écrits du capitaine qui ne lâchera pas un nom pendant les interrogatoires.

Le , avec plusieurs compagnons, il est condamné à mort par le tribunal militaire allemand de la rue Boissy d'Anglas.

Le , dans le même convoi que ses amis, Descamps est déporté en Allemagne, d'abord à la prison de Karlsruhe, puis au bagne de Rheinbach, ensuite à celui de Sonnenburg.

Le , avec Maurice Moreau, André Meurque et le père Joseph Guihaire, Descamps est guillotiné à la prison de Brandebourg-Görden. Selon ses biographes Colette Couvreur et Pierre Descamps, il aurait plutôt été décapité à la hache., mais il s'agit vraisemblablement là d'une erreur de traduction de l'allemand. En effet, l'usage de la hache pour les exécutions capitales a été progressivement abandonné entre 1936 et 1938 par l'Allemagne nazie, qui ne l'a dès lors utilisé qu'à titre exceptionnel à la d' à .

Le chef d'escadrons Descamps disait : "J'ai toujours suivi le chemin de l'honneur".

Il est promu à titre posthume au grade de chef d’escadron en .

Distinctions

à titre posthume (décret du ) ; Mort pour la France.

Hommages Son nom est donné à la promotion 1964-1965 de l'école des officiers de la gendarmerie, à la caserne de Valenciennes et à la gendarmerie de Soissons. Une rue de Soissons porte son nom.

Références

Voir aussi Bibliographie FNDIRP-UNADIF, Leçons de ténèbres, Paris, Perrin, 2004 FNDIRP-UNADIF, Bernard Filaire : Jusqu'au bout de la résistance, Paris, Stock, 1997 Henri Noguères, Histoire de la Résistance en France, Paris, Robert Laffont, 1972 Henri Descamps, Fragments des œuvres d'Henri-Clotaire Descamps ayant échappé aux pillages de la Gestapo, 68 pages, Foyer culturel de l'Houtland. .

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