La caserne Charras est une ancienne caserne de Courbevoie, commune du département des Hauts-de-Seine, dont une partie de la façade a été remontée dans le Parc de Bécon.
Historique La Caserne Charras est l'une des trois casernes construites pour les Gardes suisses en application d'un décret royal de 1754, sur les plans de l'architecte français Charles-Axel Guillaumot. Celle-ci date de 1756, et fut construite en même temps et sur le même modèle que celles de Rueil-Malmaison et Saint-Denis.
C'est de cette caserne que les Gardes suisses, commandés par le marquis de Maillardoz (en remplacement de son oncle Louis-Auguste d’Affry, titulaire du poste), partent le 10 août 1792 pour aller défendre les TuileriesHistoire des Girondins. T. 10, 2, Alphonse de Lamartine, sur ordre de Louis XVI. Sur 950, seuls 300 soldats reviendront.
Durant le premier Empire, entre deux campagnes, la caserne abrite le de Grenadiers de la Garde impériale.
Pendant la révolution de 1830, des habitants de Courbevoie s'emparent de la caserne, défendue par le bataillon de dépôt du de la Garde nationalePrécis des événements de Paris, contenant les proclamations, les ordres du jour, les traits de patriotisme, d'intrépidité et de désintéressement qui ont signalé les trois journées du 26, du 27 et du 28 juillet 1830, plusieurs chants patriotiques, le rapport au roi et les ordonnances du 25 juillet, Hoyois, Emmanuel (1799-1887).
En 1855, le 1er régiment de grenadiers de la Garde impériale y prend ses quartiers.
En 1872, le , qui devient le s'y installe.
En 1886, elle prend le nom de « Caserne Charras » en hommage à deux officiers républicains, le général Joseph Charras et son fils le colonel Jean-Baptiste Adolphe Charras.
De nombreux régiments et corps militaires s'y succéderont: Du au , le d'infanterie En 1914-1918, elle accueille les bataillons des tirailleurs sénégalais mais aussi les d'infanterie et d'infanterie territoriale. De 1929 au , elle accueille le d'infanterie. De 1943 à 1945, l’École des officiers de la Gendarmerie nationale. Du le d'infanterie y tient garnisonHistoire du d'infanterie jusqu'au ou il part pour l'Algérie.
Pensionnaires célèbres Serge Gainsbourg déclare, dans une interview fleuve aux Inrockuptibles en , avoir fréquenté cette caserne en 1948Serge Gainsbourg, l’interview fleuve de 1989 : “En ligne de mire, je n’avais pas le bonheur”. Le philosophe Maurice de Gandillac y était cantonné sous les ordres de Jean de Lattre de TassignyLe Siècle traversé: Souvenirs de neuf décennies, Maurice de Gandillac.
Classement à l'inventaire des monuments historiques Les bâtiments de la caserne sont inscrits à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques le .
Démolition vignette|gauche| La caserne située place Charras est détruite en 1963, mais la façade de l'avant-corps central a été conservée et remontée dans le parc du château de Bécon les Bruyères.
En 1969, sur ce site, l’architecte Henri Pottier construit le Centre Charras. Très novateur, il comprend un centre commercial, un hôtel, une piscine olympique, une patinoire, une station-service, logements et places de stationnement. L'ensemble comprend d’espaces publics pour la place Charles-de-GaulleA Courbevoie, Arte Charpentier restructure le centre Charras.
Notes et références
Pour approfondir Bibliographie Casernes de Courbevoie, illustrées par Nicolas Pérignon
Articles connexes Musée des Gardes suisses, à Rueil-Malmaison. Liste des monuments historiques des Hauts-de-Seine Caserne des Suisses (à Saint-Denis)
Liens externes
Courbevoie et la caserne Charras Transformation autour de Gambetta - Naissance de la Défense et vie de la caserne Charras
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