La fosse 23 dite Charles Thellier de Poncheville de la Compagnie des mines de Courrières est un ancien charbonnage du Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, situé à Noyelles-sous-Lens. La fosse commencée le est mise en service le . Des cités sont édifiés à proximité de la fosse. Les terrils 106, 23 de Courrières, et 240, Cavalier du 23, sont édifiés à proximité de la fosse, le second est un cavalier minier.

La Compagnie des mines de Courrières est nationalisée en 1946, et intègre le Groupe d'Hénin-Liétard. La fosse est concentrée sur la fosse 9 - 17 en 1952 et cesse d'extraire le , elle assure alors le service et l'aérage de cette fosse jusqu'à ce que cette dernière soit concentrée sur la fosse 21 - 22 en 1967. Le puits est comblé en 1968 et le chevalement détruit l'année suivante.

La construction de l'autoroute A21 entraîne l'exploitation intégrale des terrils 106 et 240. Le site devient un centre de formation pour les galibots, puis accueille les organismes chargés de la retraite des mineurs. Une partie des cités minière est détruite, dont l'avenue de la fosse 23. Au début du , Charbonnages de France matérialise la tête de puits 23.

La fosse

Les derniers puits que la Compagnie des mines de Courrières a commencé sont ceux de la fosse 21 - 22 à Harnes peu avant la Première Guerre mondiale.

thumb|left|L'entrée de la fosse. Fonçage

Le puits 23 est ouvert à Noyelles-sous-Lens à partir du . À l'instar des fosses 1 et 2, la fosse 23 ne possède qu'un seul puits durant toute son exploitation.

Exploitation

La fosse commence à produire le .

La Compagnie des mines de Courrières est nationalisée en 1946, et intègre le Groupe d'Hénin-Liétard. La fosse 23 est concentrée sur la fosse 9 - 17 sise à Harnes à au nord-est. Elle cesse d'extraire le , mais continue d'assurer l'aérage pour la fosse 9 - 17 jusqu'à la concentration de cette dernière sur la fosse 21 - 22 en 1967.

Le puits 23, profond de , est remblayé en 1968, et le chevalement est détruit l'année suivante.

Reconversion

Les bâtiments conservés sont reconvertis en centre d'apprentissage pour les galibots. Lorsque ce centre ferme, les bâtiments sont utilisés par les organismes gérant la retraite des mineurs. Au début du , Charbonnages de France matérialise la tête de puits 23. Le BRGM y effectue des inspections chaque année. De nombreux bâtiments ont été conservés dont les bureaux, les ateliers, les magasins, les bains-douches ouvriers et cadres, la chaufferie, la lampisterie et la sous-station.

Les terrils

L'exploitation de la fosse a généré deux terrils.

Terril 106, 23 de Courrières thumb|left|Le site du terril 106. thumb|Le site du terril 240.

Le terril 106, disparu, situé à Noyelles-sous-Lens, était le terril de la fosse 23 des mines de Courrières. Il a été intégralement exploité. La fosse possédait un terril cavalier 240, également disparu.

Terril 240, Cavalier du 23

Le terril 240, disparu, situé à Noyelles-sous-Lens, était le terril cavalier de la fosse 23. Il a entièrement disparu, bien qu'une partie de son tracé soit décelable.

Les cités

De vastes cités ont été établies à proximité de la fosse. Une partie des logements a été construit après la Nationalisation. Quelques rues ont été détruites, dont l'avenue de la fosse 23 dont les habitations ont été remplacées par des constructions bas de gamme.

Notes et références

Notes

Références

Références aux fiches du BRGM

Références à

Références à

Voir aussi

Articles connexes Compagnie des mines de Courrières Groupe d'Hénin-Liétard

Bibliographie

Fosse 23 Courrières 23