Dans la , ainsi que dans d'autres marines européennes et du , les navires sont identifiés par des (parfois appelés ). Ces termes peuvent se traduire en français par indicatif visuel . Le mot provient du fait que certains bateaux possédaient un pennon pour identifier une flotte ou un type particulier de bateau : par exemple, dans la le pour les destroyers. Par l'ajout d'un nombre au fanion d'identification, chaque navire peut être identifié de façon unique.
Un est constitué d'une, ou plus rarement de deux lettres et de chiffres. Lorsque la lettre précède les chiffres, on parle de « drapeau supérieur » (), si la lettre suit les chiffres, on parle de « drapeau inférieur » (). Tous les n'ont pas un drapeau supérieur.
Le système de la vignette|La frégate avec son indicatif visuel (F234) bien visible en 2010. Le système a été adopté avant la Première Guerre mondiale pour distinguer les navires avec des noms identiques ou similaires, pour réduire la taille et améliorer la sécurité des communications, et d'aider à la reconnaissance lorsque des navires d'une même classe sont ensemble. Traditionnellement, un était signalé par un point « . » entre l'indicatif supérieur ou inférieur, cette pratique a été progressivement abandonnée. Le système a été utilisé sur l'ensemble de la marine de l'Empire britannique de telle sorte que le navire pouvait être transféré d'une flotte à l'autre sans changer son .
Les étaient initialement alloués par les différentes flottes navales, ainsi quand il changeait de flotte il pouvait lui être attribué un nouveau . En 1910, l'Amirauté britannique a pris les choses en main et créé une « ».
En outre, les navires de réserve des flottes ont un deuxième indicatif supérieur permettant de distinguer le dépôt naval auquel ils sont affectés (« C » pour Chatham, « D » pour Devonport, « N » pour Nore et « P » pour Portsmouth). Les destroyers se sont initialement vu attribuer l'indicatif supérieur « H », mais dans la mesure où cela ne donnait qu'une centaine de combinaisons possibles (de H00 à H99), les lettres « G » et « D » ont également été attribués. Lorsque les navires sont coulés, leurs sont attribués à de nouveaux navires.
L'indicatif supérieur a souvent changé pour un ensemble de classe, tout en ne touchant pas à l'indicatif inférieur. Par exemple, en 1940, les indicatifs « I » et « D » sont permutés (D18 est devenu I18, I18 est devenue D18). En 1948, les indicatifs supérieurs « K », « L » et « U » sont tous devenus des « F » ; dans le cas de conflit il a ajouté un chiffre 2 en amont du .
Durant les années 1970, l'Amirauté britannique a cessé de peindre les sur les coques des sous-marins au motif que, avec l'arrivée des unités nucléaires, ces derniers passent trop peu de temps à la surface. Néanmoins, les sous-marins continuent à se voir affecter des .
En France en 2025
A- Bâtiments auxiliaires : hydrographiques, pétroliers ravitailleurs ; remorqueurs de haute mer (BH - BRF - RHM…) D- Destroyers ou frégates de 1er rang (FREMM - FDA...) F- Frégates de second rang ou corvettes ou avisos (FLF - FS - A69...) L- Porte-hélicoptères amphibies, bâtiments de débarquement (PHA - EDIC...) M- Chasseurs de mines (Tripartite...) N- Mouilleurs de mines P- Patrouilleurs (patrouilleurs hauturiers - patrouilleurs Antilles Guyane (PH - PAG...) R- Porte-avions, porte-hélicoptères (Charles de Gaulle - France Libre...) S- Sous-marins nucléaires ou classiques (Le Triomphant - Tourville) (SNLE- SNA...) Y- Transport de personnel, trans rade
Pennant number international vignette|R97 : Indicatif visuel de la Jeanne d'Arc. En 1951, plusieurs marines européennes de l'OTAN et du Commonwealth, y compris la , sont convenues d'utiliser un système équivalent, basé sur celui de la . Le système garantit qu'entre elles (et parmi ceux d'autres marines qui les rejoindront plus tard) tous les soient uniques. Les États-Unis et le Canada, comme mentionné auparavant, ne participent pas à ce système non lié à l'OTAN ; les bâtiments de l' utilisent une nomenclature et une symbolique de classification d'ordre essentiellement chronologique.
Les pays participants au système européen, avec les identifiants en question sont : Afrique du Sud Allemagne : (D : 1xx ; F : 2xx ; M : 10xx, 26xx ; P : 61xx ; A : 5x, 51x, 14xx ; L : 76x) Argentine : (D : 1x, 2x ; P : 3x, 4x ; S : 2x, 3x ; C : x ; V : x) Australie (précédemment incorporée dans le système de la jusqu'en 1969 ; utilise maintenant un système basée sur celui de l') Belgique : (9xx ; M : 4xx) Danemark : (N : 0xx ; A/M/P : 5xx ; F/S/Y : 3xx ; L : 0xx) Espagne : (0x) France : (R : 9x ; F : 7xx ; C/D/S/P/M/A/Y : 6xx, 7xx ; L : 9xxx) Grèce : (D/P : 0x, 2xx ; A/F : 4xx ; L/S/M : 1xx) Italie : (5xx ; M/A : 5xxx ; P : 4xx ; L : 9xxx) Kenya Malaisie Nouvelle-Zélande Pays-Bas : (8xx ; Y : 8xxx) Norvège : (F/S/M : 3xx ; P : 9xx ; L : 45xx) Pologne Portugal : (F/M : 4xx ; S : 1xx ; P : 11xx0) Royaume-Uni : (R : 0x ; D : 0x, 1xx ; F : 0x, 1xx, 2xx ; S : 0x, 1xx ; M : 0x, 1xx, 1xxx, 2xxx ; P : 1xx, 2xx, 3xx ; L : 0x, 1xx, 3xxx, 4xxx ; A : autre) Sri Lanka Turquie : (D/S : 3xx ; F : 2xx ; N : 1xx ; A/M : 5xx ; P : 1xx, 3xx, L : 4xx ; Y : 1xxx)
Les tableaux ci-après présentent schématiquement la répartition des numéros entre les nations participantes, en fonction des catégories concernées :
Articles connexes Liste des préfixes de navires Système de désignation des bâtiments de l' Règlement de nommage des bâtiments de la Marine chinoise
Références
Catégorie:Royal Navy Catégorie:Abréviation militaire