La fosse 3 - 15 dite Charles Boca ou fosse de Méricourt de la Compagnie des mines de Courrières est un ancien charbonnage du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, situé à Méricourt. La fosse 3 est commencée en , deux ans après la mise en service de la fosse 2, et entre en exploitation en 1860 ou 1861. Son ouverture permet à la compagnie d'augmenter sensiblement la production, l'écoulement des produits est facilité par l'ouverture de la ligne de Lens à Ostricourt qui passe au sud de la fosse. Des cités sont établies à proximité de la fosse. Le puits 15 est commencé en 1905 ou 1906. La catastrophe de Courrières se produit le . Sur descendus, 507 sont manquants. La fosse est détruite durant la Première Guerre mondiale.
La Compagnie des mines de Courrières est nationalisée en 1946, et intègre le Groupe d'Hénin-Liétard. La fosse 3 - 15 est modernisée à partir de 1953. La fosse 4 - 11 est concentrée en 1954, et ferme. En 1963, un projet vise à construire sur le site un troisième puits doté d'une tour d'extraction, mais il est abandonné. Les fosses 6 - 14 et 5 - 12 sont respectivement concentrées en 1965 et 1969. Les puits 3 et 15 sont ravalés à en 1970. L'année suivante, le puits 15 est modernisé et doté du chevalement du puits 6 bis de la fosse 6 - 6 bis des mines de Liévin, ainsi que de sa machine d'extraction. La fosse cesse d'extraire jusqu'en 1983, date à laquelle la fosse 4 - 5 des mines de Drocourt reprend l'exploitation. Le puits 15 est alors remblayé, le puits 3 l'est cinq ans plus tard à la fermeture de la fosse 4 - 5. C'est également en 1988 que sont détruits les chevalements.
Au début du , Charbonnages de France matérialise les têtes des puits 3 et 15, et installe un exutoire de grisou sur le puits 3. Quelques bâtiments ont été conservés et reconvertis. Les cités ont été essentiellement rénovées.
La fosse
Fonçage
La fosse 3 dite fosse de Méricourt est commencée en à au sud de la route nationale 43, de Lens à Douai, et à à l'ouest du clocher de Billy. Le puits est entrepris à l'altitude de . Son diamètre utile est de quatre mètres. Le cuvelage est de forme icosagonale.
La tête des eaux est atteinte à la profondeur de onze mètres. Le niveau d'eau a été passé à l'aide de deux pompes de de diamètre. La venue d'eau maximale a été de par 24 heures, ou de cent hectolitres par minute. Une crevasse verticale s'étendant sur une grande partie du puits gênait le picotage. Le terrain houiller est atteint à la profondeur de . La ligne de Lens à Ostricourt est construite au sud de la fosse pendant son fonçage.
Exploitation
L'exploitation commence en 1860 ou 1861. La fosse exploite le même faisceau de veines que la fosse 2, sise à à l'est. La houille tient de 34 à 40 % de matières volatiles. La fosse contribue à augmenter sensiblement la production.
Dans les années 1890, le puits est profond de . Les accrochages sont établis aux profondeurs de 209, 231, 253, 280, 303 et , mais seuls les deux derniers sont exploités.
Le puits 15 est commencé en 1905 ou 1906, à à l'est du puits 3. Alors qu'il est en cours de fonçage, la catastrophe de Courrières survient le samedi . Sur descendus, 507 manquent à l'appel, de plus, la cage ne fonctionne plus. Les funérailles ont lieu le . La grève se propage ensuite dans tout le bassin minier à l'exception de la Compagnie des mines de Bruay. La fosse est détruite durant la Première Guerre mondiale.
La Compagnie des mines de Courrières est nationalisée en 1946, et intègre le Groupe d'Hénin-Liétard. L'extraction et le service sont assurés par les deux puits, mais le puits 3 est retour d'air alors que le puits 15 est entrée d'air.
Siège de concentration
La modernisation de la fosse 3 - 15 débute en 1953, dans le but qu'elle devienne un siège de concentration. Le puits 15 est doté de berlines de alors que le puits 3 est équipé de berlines de . La fosse 4 - 11 est concentrée sur la fosse 3 - 15 en 1954, et ferme. Il est envisagé par les ingénieurs en 1963 de doter la fosse d'un troisième puits équipé d'une tour d'extraction similaires à celles des fosses 11 - 19, 10 et Barrois, mais le projet est annulé.
Les fosses 6 - 14 et 5 - 12 sont respectivement concentrées sur la fosse 3 - 15 en 1965 et 1969. Les puits sont ravalés à en 1970. La recette et le chevalement du puits 15 sont détruits en 1971 et le chevalement du puits 6 bis de la fosse 6 - 6 bis des mines de Liévin surmonte le puits 15. Sa machine d'extraction de est installée au sud du puits, l'ancienne étant située à l'est. Ces nouvelles installations sont fonctionnelles à partir de . Des skips équipent le puits 15 et peuvent remonter par jour. Le service est également assuré par la fosse 5 - 12, alors que l'aérage est assuré par la fosse 2 des mines de Drocourt, et par le puits 6 de la fosse 6 - 14, le puits 14 ayant été remblayé en 1973.
La fosse cesse d'extraire en 1983, date à laquelle la fosse 4 - 5 des mines de Drocourt reprend l'exploitation. Le puits 15, profond de , est remblayé, alors que le puits 3 assure encore le service de la fosse 4 - 5 jusqu'à sa fermeture en 1988, date à laquelle ses sont remblayés. Les chevalements sont détruits en 1988.
Reconversion
Au début du , Charbonnages de France matérialise les têtes des puits 3 et 15, et installe un exutoire de grisou sur le puits 3. Le BRGM y effectue des inspections chaque année. Les seuls vestiges de la fosse sont les bureaux, les garages, le magasin, le poste électrique ainsi qu'une partie des vestiaires.
Les cités
Des cités ont été bâties à proximité de la fosse, sur les territoires des communes de Billy-Montigny, Méricourt et Sallaumines.
Notes et références
Notes
Références
Références aux fiches du BRGM
Références à
Références à
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Références à
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Voir aussi
Articles connexes Compagnie des mines de Courrières Groupe d'Hénin-Liétard
Bibliographie
Fosse 03 - 15 Courrières 03