LAthénée Léonie de Waha (anciennement lycée) est une école secondaire située dans le centre de la ville de Liège, sur le boulevard d'Avroy. Organisé par la Ville de Liège, l'établissement fait partie de l'Enseignement communal liégeois et du réseau public Enseignement officiel.
Le bâtiment, construit entre 1936 et 1938 par l'architecte Jean Moutschen, est classé au Patrimoine exceptionnel de Wallonie depuis et accueille des œuvres d'artistes. En 2020, l'établissement compte 955 élèves.
Histoire
En 1868, sur la suggestion du bourgmestre de Liège Jules d'Andrimont, Léonie de Waha achète un immeuble et y crée l'Institut supérieur de demoiselles, qui sera par la suite féré par la Ville de Liège en 1878, et qui deviendra le Lycée de Waha. Il s'agit du premier institut d'enseignement supérieur pour filles à Liège.
Placé sous la direction de Pauline Braquaval-l'Olivier, ancienne inspectrice des écoles primaires du Hainaut, «l'Institut supérieur de demoiselles», nommé aussi "Institut de Braquaval", est donc destiné à favoriser l'accès des filles aux études, primaires, moyennes et supérieures. L'institut se caractérise par son pluralisme philosophique et cultuel. Ce qui sera contesté par l'évêque de Liège qui refuse la représentation d'autres cultes dans un même et unique établissement, avec pour sentences l'excommunication de ceux qui le fréquentent. Le successeur de l'évêque lèvera la sentence.
En 1874, l'établissement emménage au boulevard de la Sauvenière.
En 1887, l'institut est cédé à la ville qui prend en charge son fonctionnement et l'inscription est alors gratuite.
Georges Truffaut, échevin des travaux de la ville de Liège, contribuera à partir de 1936 aux travaux du lycée de Waha, soutenu par l’État et l’Office du redressement économique entre autres. Pour ce faire, il fait appel à l'architecte Jean Moutschen et son frère Joseph Moutschen, aussi spécialisés en acoustique, expertise qui profitera à la salle des fêtes de du Lycée. À cette époque, le lycée est aussi appelé « Bracaval »...
Le bâtiment abrite pendant la Seconde Guerre mondiale les bureaux liégeois de la Gestapo..
Le lycée Léonie de Waha a été classé au patrimoine exceptionnel de Wallonie le .
Le , l'interpellation d'un homme au carrefour de la rue des Augustins et du boulevard d'Avroy se solde par une fusillade faisant 3 morts, dont 2 policiers. Le tireur se réfugie alors dans l'Athénée Léonie de Waha, et prend en otage une femme de ménage de l'établissement - La Libre, le . Le bâtiment est évacué et le preneur d'otage abattu.
Architecture L'architecture allie fonctionnalité et esthétisme. Les dernières techniques de construction, de ventilation, de chauffage et d’isolation sont sollicitées par l'architecte.
Intérieur et agencements La salle des conférences de l'établissement est la plus grande de la ville.
Les œuvres Le bâtiment a des œuvres d'artistes liégeois contemporains au lycée intégrées au sein même de celui-ci.
Bâtiment de l'Entrée Principale Le bâtiment de l'entrée principale est divisé en trois parties distinctes, la façade du côté du boulevard d'Avroy, le Hall d'entrée du Lycée et la salle des conférences.
La Façade La façade est composée d'un triptyque et de deux armoiries de la ville de Liège en bas relief. Le triptyque est séparé en trois parties, Au centre se situe "L'étude", réalisée par Adelin Salle en 1937. On y observe quatre jeunes filles tournées vers un professeur assis, possédant un livre sur sa jambe droite. À gauche se trouve "L'insouciance de la jeunesse", réalisé par Louis Dupont en 1937. On y voit six jeunes lycéennes qui viennent s'abreuver aux sources du savoir. Celles-ci sont habillées d'un style antique et discutent en faisant des gestes gracieux. À droite se trouve "L'insouciance de la jeunesse" réalisé par Robert Massart en 1937, il reste dans le même thème en représentant de jeunes filles plus fortes avec des formes marquées.
Les deux armoiries de la ville de Liège, situés aux côtés gauche et droit de l'horloge de la façade se nomment "Perron" et sont des sculptures réalisées par René Motte. thumb|L'Insouciance de la jeunesse de Louis Dupont
Le Hall d'entrée Il y a deux oeuvres dans le hall d'entrée, mais il y en avait jadis trois de plus. Le bas-relief en bas de l'escalier vers la salle de conférence se nomme "Cinq Jeunes Filles" et est une moulure en pierre artificielle, c'est une réalisation de Oscar Berchmans. Il y a aussi une peinture à l'huile qui est un portrait de Léonie de Waha qui serait réalisé par Carolus Leclercq, il s'agit ici de la seule oeuvre qui fut installée après la construction du bâtiment mais sûrement réalisée avant sa construction.
Il y avait jadis un tryptique de gravures à l'eau forte de Jean Donnay. Chaque tableau représente de gauche à droite une carrière, un haut-four et une Houillère.
La Salle des Conférence Dans la salle des conférence, se trouvent, aux flancs gauche et droit de la salle deux monumentales fresques. Ces fresques se nomment "Le Progrès De L'Humanité". Celle située sur le flanc de la salle a été peinte par Auguste Mambour dont le style est inspiré par le cubisme, l’expressionnisme et l'art africain. Celle situé sur le flan droit a été peinte par Robert Crommelynck et a, à l'inverse de la fresque de Mambour, un style plus académique, en s'inspirant du Classicisme et de la Renaissance.
L’œuvre d'Auguste Mambour est controversée. En effet, le peintre aurait dénoncé le directeur de l'Académie des Beaux-Arts qui été juif à l'occupant nazi. alt=La salle des Conférences avant le désamiantage en 2012. À Gauche l'ont voit la fresque de Robert Crommelynck. À droite, celle d'Auguste Mambour. |vignette|Salle des conférences avant le désamiantage de 2012 (À gauche) Fresque de Crommelynck (À droite) Fresque de Mambour
La Cour Il y a trois oeuvres dans la cour de l'Athénée, deux statues et une mosaïque. Cette mosaïque est monumentale, elle mesure 15 mètre de longueur et 10 mètre de hauteur et est située sur la façade arrière du bâtiment de l'entrée principale. Elle se nomme "Les Muses" et est le produit d'Émile Berchmans, elle représentent les différentes disciplines enseignées dans le Lycée en 1938. Les sculptures situées au dessus de la petite entrée représentent toutes les deux des surveillantes, mais sont sculptées par deux artistes différents. La "Surveillante" de gauche est sculptée par Georges Petit et celle de droite par Jules Brouns.
Bâtiment Principal Le bâtiment principal, ou se situent les salles de classes et l'ancien internat sont remplies d'oeuvres de divers artistes.
Rez-De-Chaussée Au rez-de-chaussée se trouvent deux œuvres, mais jadis trois. Celles encore présente se font face dans le petit hall d'entrée et sont cachées, au vu de leurs dégradations par des planches en bois. Ce sont deux peintures à l'huile de Marcel Jaspar, celle de gauche se nomme "Travail Du Bois Dans La Forêt" et celle de droite "Travail De La Pierre Dans Une Carrière". L'œuvre qui a disparu était un vitrail du nom de "Ronde De Jeune Fille" de Marcel Caron, elle se situait dans le même hall mais à hélas été détruite.
Premier étage Au premier étage se trouvent une peinture et un bas-relief en Lap imbriquées l'un dans l'autre. Les deux oeuvres sont situées au fond de la salle des profs. La peinture est "La Meuse Industrielle" de Joseph Verhaeghe et le bas-relief est "Chevaux De Mines" de Louis Gérardy.
Deuxième étage Au deuxième étage se trouve une peinture à l'huile située dans l'ancienne salle d'étude. Elle se nomme "La Meuse" d'Edmond Delsa.
Troisième étage Au troisième étage se trouvent trois oeuvres, deux peintures à l'huile et une peinture sur verre. Les deux peintures à l'huile sont toutes les deux peintes par Fernand Steven. L'une se trouve dans la salle de physique et l'autre dans la salle de chimie, la première se nommant tout bonnement "Évocation de la Physique" et l'autre "Évocation de la Chimie". La peinture sur verre se nomme "Évocation de la Musique" et se situe dans la salle de musique, elle est peinte par Edgar Scaufflair.
Sixième étage Un tryptique du nom de "Panorma de Liège et de sa Région" de Ludovic Janssen se situe au sixième étage. Ce tryptique se divise ainsi en trois parties distincte, à gauche et à droite sont représentées des paysages sûrements inventés des alentours de la ville de Liège. Au centre par contre, est représenté un panorama de la ville de Liège depuis les coteaux de la Citadelle.
La Piscine La piscine est ornée de la mosaïque Les Fonds Marins d'Adrien Dupagne divisés en six panneaux, du vitrail Les Sports Nautiques de Marcel Caron et d'une mosaïque illustrant les mouvements de la nage (le crawl, le dos crawlé et quatre mouvements de la brasse), dont l'auteur est inconnu.
Pédagogie et projet d'éducation L'Athénée Léonie Waha est depuis 1998, une école secondaire à pédagogie active inspirée de Célestin Freinet, seule école secondaire du maillage Freinet de la ville de Liège constitué de 9 écoles primaires, une haute-école et un institut de formation continuée Envie de découvrir une école qui sort du rang ? Waha - 11 mai 2019 », une brochure construite par les élèves, éditée par l'école à l'occasion de la journée portes ouvertes du 11 mai 2019. Projet d'établissement 2018-2021 .
L'Athénée Léonie Waha organise aussi des "journées ateliers" et dispose d'une web TV au nom de WAHA TV.
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie . . . . . . . . . . . . . .
Articles connexes Léonie de Waha Liste du patrimoine immobilier exceptionnel de la Wallonie
Liens externes
Catégorie:Patrimoine immobilier exceptionnel classé à Liège Catégorie:Art moderne Catégorie:École secondaire à Liège