Saint-Hilaire-le-Grand est une commune française, située dans le département de la Marne en région Grand Est.

Ses habitants sont appelés Charbodiers et Charbodières, qu'on peut aussi voir écrit Charbaudiers et Charbaudières.

Géographie

Localisation La commune de Saint-Hilaire-le-Grand est située au nord de Châlons-en-Champagne et à l'est de Reims.

vignette|gauche|200px|Situation de Saint-Hilaire-le-Grand.

Géologie et relief

Saint-Hilaire-le-Grand se situe en zone de sismicité 1 (sismicité très faible)Plan séisme.

Voies de communication et transports

La commune est traversée par la , reliant Valmy à l'aéroport de Reims en Champagne. Cette route fait partie dans sa totalité de la Voie de la Liberté, qui commémore la victoire des Alliés et la libération de la France, de la Belgique et du Luxembourg durant la Seconde Guerre mondiale. Des bornes kilométriques spécifiques y sont installées.

Perpendiculairement, la commune est également traversée par la , reliant Grauves à Souain-Perthes-lès-Hurlus.

Hydrographie Réseau hydrographique La commune est dans la région hydrographique « la Seine du confluent de l'Oise (inclus) à l'embouchure » au sein du bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la Suippe, l'Ain et le Cheneu..

La Suippe, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Somme-Suippe et se jette dans l'Aisne à Saint-Juvin, après avoir traversé .

Le Cheneu, d'une longueur de , prend sa source sur le territoire de Saint-Hilaire-le-Grand et se jette dans la Vesle à Livry-Louvercy, après avoir traversé .

vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de Saint-Hilaire-le-GrandLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Gestion et qualité des eaux Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Aisne Vesle Suippe ». Ce document de planification, dont le territoire s’étend sur répartis sur trois départements (Aisne, Marne et Ardennes) et deux régions (Champagne-Ardenne et Picardie), a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le Syndicat d’aménagement des bassins Aisne Vesle Suippe (SIABAVES)..

La qualité des cours d’eau peut être consultée sur un site spécial géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Mourmelon-le-Grand à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Saint-Hilaire-le-Grand est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Reims, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (65,5 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (65,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (65,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (25 %), forêts (8,4 %), zones urbanisées (1,2 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie La commune de Saint-Hilaire-le-Grand a connu de nombreuses appellations au fil du temps. Elle était autrefois surnommée le Ménissier (vers 1274)., pouvant représenter la forme assimilée de marnessier, surnom désignant l'ouvrier marneur qui répandait la marne sur les terres à labourer.

Le nom de la localité est attesté sous les formes Sanctus Hilarius (vers 850) ; Saint-Hillier (1218) ; Sanctus Ylerius (1234) ; Seint-Elier (1245) ; Saint-Elier, Seintelier, Sanctus Ilarius, Sanctus Hylarius (vers 1252) ; Sanctus Elerius (1256-1270) ; Sanctus Hilerius (1271) ; Saint-Ilier (1273) ; Saintelier, Seint-Hillier, Saint-Hylier, Saint-Ylier le Menesier (vers 1274) ; Sanctus Hillerius Manasseri (1285) ; Saint-Hyler, Saint-Hiler (vers 1300) ; Sanctus Hilarius Manasseryus (1303-1312) ; Sanctus Hilarius Menesseri (1346) ; Saint-Hillier-le-Meineur (1397) ; Sanctus Hilarius le Menissier (1398) ; Saint-Hillier le Mennessier, Saint-Ylier le Mennessier (1398) ; Saint-Yllier le Menessier (1444) ; Saint-Yllier le Menissier (1444) ; Saint-Telier () ; Sanctus Hilarius Manasserii (1554) ; Saint-Hilier-le-Menissier (1603) ; Le Grand-Saint-Hillier (1605) ; Saint-Hillaire-le-Menissier (1643) ; Saint-Hilaire-le-Menissier (1676) ; Sanctus Hilarius le Menuisier (1679) ; Grand-Saint-Hilaire () ; Hilaire-le-Ménissier (1793) ; Montain (1794)..

Saint-Hilaire est un hagiotoponyme évoquant Hilaire de Poitiers.

Histoire La commune de Saint-Hilaire-le-Grand, située en Champagne crayeuse, est une commune rurale, traversée par la Suippe grossie de l'Ain.

Le site était déjà occupé au de notre ère. La carte du territoire rème affichée au musée de Reims fait correspondre Saint-Hilaire-le-Grand à l'ancienne station de Basilia située sur la voie romaine allant à Verdun.

Si les Romains ont laissé derrière eux un témoignage important (restes de l'aqueduc souterrain reliant Jonchery-sur-Suippe à Reims, nécropole à la ferme du mont Levrat, voie romaine), il reste bien peu de traces du Moyen Âge, les destructions des guerres en étant en grande partie responsables.

Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement les noms de Hilaire-le-Ménissier et de Montain.

La commune est pendant un temps équipée d'une station hydroélectrique sur la Suippe pour subvenir aux besoins en électricité du village.

Politique et administration Intercommunalité La commune, antérieurement membre de la communauté de communes de la Région de Suippes, est membre depuis le de la communauté de communes de Suippe et Vesle.

En effet, conformément aux prévisions du schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) de la Marne du .., les communautés de communes CC de la région de Suippes et CC des sources de la Vesle ont fusionné le afin de former la nouvelle communauté de communes de Suippe et Vesle..

Liste des maires

Population et société Démographie

Enseignement

La commune dispose d'une école primaire composée d'une école maternelle accolée à la Mairie et d'une école élémentaire en haut de la même rue. Elles regroupent les enfants des villages environnants (Souain-Perthes-lès-Hurlus, Jonchery-sur-Suippe, Aubérive, ...).

Un accueil périscolaire comprenant la restauration est proposé le midi dans la salle des fêtes adjacente.

Manifestations culturelles et festivités

Une salle des fêtes accueille régulièrement des événements communaux ou privés.

Santé

Sports

La commune dispose d'un terrain de football et d'un terrain de tennis. Son vestiaire accueillait dans les années 1980 une équipe de football amateur, constituée de jeunes de la commune.

Économie

Comme pour la plupart des communes rurales en France, l'économie de la commune est historiquement très liée à l'agriculture et à l'élevage.

De nos jours, plusieurs dizaines d'agriculteurs sont actifs sur les territoires de la commune.

Un restaurant vietnamien, Le Chouchou, est installé depuis la fin du dans le village.

Culture locale et patrimoine Lieux et monuments vignette|300px|L'église et en arrière-plan la mairie. Église

L'église, reconstruite en 1925, conserve en témoignage des siècles passés un très beau christ du aujourd'hui classé Monument historique.

Dans l'église, en entrant à gauche, on trouve une grande plaque commémorative fixée sur le mur − en marbre, de plus d'un mètre de haut et de large − qui rappelle en termes élogieux le sacrifice héroïque pour la défense de la France du de zouaves, le , sous les ordres du lieutenant-colonel Louis.

Cimetière militaire et chapelle russes Située au lieu-dit l'Espérance :

La chapelle orthodoxe à proximité du cimetière militaire, est une chapelle-mémorial qui perpétue le souvenir des soldats russes tombés en France pendant les combats de la Première Guerre mondiale.

vignette|300px|Chapelle et cimetière russe.|alt=

Cimetière militaire russe : 915 corps y reposent sur les du contingent russe qui participa à partir de 1916 aux combats sur le sol français.13 anciens du corps expéditionnaire se sont fait enterrer au nord de la chapelle et au côté de leurs anciens camarades, trois l'ont fait avec leurs femmes. Se trouvent là le colonel Rexine et deux médecins. Monument orthodoxe aux soldats du spécial : de l'autre côté de la route, en face du cimetière, a été érigé en 1917 un petit monument orthodoxe, dans une petite clairière en bordure du camp de Mourmelon. Ce monument a été construit par les soldats du spécial à la mémoire de leurs camarades tués au combat. Ermitage de Tous-les-Saints-de-Russie : un petit monastère orthodoxe, situé à la bordure de la RD 21, entre Aubérive et Mourmelon-le-Grand. Cet ermitage a été fondé dans les années 1930 par trois moines russes ; le supérieur, l'archimandrite Alexis Kireevsky, a participé à la consécration de l'église-mémorial. Cet ermitage est blotti dans un petit bois de bouleaux et de sapins, qui rappelle le paysage un peu mélancolique de la Russie. Toutefois, l'église, représentative de l'architecture en bois russe, vient de Finlande.

Personnalités liées à la commune