La fosse 5 - 12 dite Constant Mathieu de la Compagnie des mines de Courrières est un ancien charbonnage du Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, situé à Sallaumines. Les travaux commencent en , mais le premier puits est abandonné à l'état d'avaleresse à la profondeur de . Un nouveau puits 5 est entrepris à cinquante mètres à l'est, son passage à travers le niveau d'eau est particulièrement difficile. La fosse entre en production le . Un puits 12 est ajouté cinquante mètres à l'est en 1905. La fosse est détruite durant la Première Guerre mondiale. Des cités sont édifiées à proximité de la fosse, ainsi qu'un terril 96.
La Compagnie des mines de Courrières est nationalisée en 1946, et intègre le Groupe d'Hénin-Liétard. La fosse est modernisée à partir de 1954 : le puits 12 est ravalé à et est doté de nouveaux ventilateurs alors que le puits 5 est équipé pour recevoir des berlines de . La fosse 13 - 18 est concentrée sur la fosse 5 - 12 en 1957. Cette dernière l'est sur la fosse 3 - 15 en 1969, date à laquelle elle cesse d'extraire pour assurer uniquement le service et l'aérage. Elle ferme en même temps que la fosse 4 - 5 des mines de Drocourt en 1988. Elle assure encore la récupération du matériel et le démantèlement des installations du fond jusqu'en , les puits sont remblayés le mois suivant. Le terril est intégralement exploité, avant la fermeture de la fosse. Les chevalements sont détruits en 1990.
Une zone industrielle a pris place sur le site du terril, et les cités établies au nord de la fosse ont été détruites, celles situées au sud ont été rénovées. Au début du , Charbonnages de France matérialise les têtes des puits 5 et 12. Les bâtiments subsistants sont les bains-douches, la lampisterie, le magasin, la salle de paye, et le logement du garde.
La fosse
Fonçage
La fosse 5 ou Constant Mathieu est commencée en à Sallaumines par la Compagnie des mines de Courrières à au nord-ouest de la fosse 4, à vers le nord de la route nationale 43, de Lens à Douai, et à au nord-ouest du clocher de la commune, après exécution d'un sondage. Un premier puits est commencé mais il a dû être abandonné à la profondeur de à cause d'énorme difficultés de creusement. Il s'agit de l'avaleresse 5.
Un second puits, également nommé 5, est entrepris à cinquante mètres à l'est de l'avaleresse. Le fonçage du puits est assez original : on construit d'abord une cuve en maçonnerie de de diamètre, reposant sur une roue en bois placée à la tête du niveau des eaux, soit à de profondeur environ. À l'intérieur de cette cuve, on descend une tour en tôle de d'épaisseur, formée d'anneaux de de hauteur. Cette tour est enfoncée au moyen de . À la base, elle est munie d'une trousse coupante qui précède les ouvriers. Les terrains sont franchement mauvais jusqu'à de profondeur. Le premier picotage est place à . La venue d'eau maximale a atteint par 24 heures, l'épuisement est assuré au moyen de trois pompes, dont deux de et une d'un mètre de diamètre, qui ont une course de trois mètres. Le cuvelage en bois est placé à l'intérieur de la tour en tôle et assis sur un anneau en bois formant un faux terrain. Le fonçage n'est terminé qu'en 1877.
Le puits a un diamètre utile de . L'orifice du puits est situé à l'altitude de . Le terrain houiller a été atteint à la profondeur de .
Exploitation thumb|left|Le criblage de la fosse 12.
La fosse entre en exploitation le . La houille tient de 34 à 40 % de matières volatiles.
Dans les années 1890, le puits est profond de . Des accrochages sont établis à 183, 200, 218 et de profondeur, mais seul le dernier est en exploitation.
Le puits 12 est commencé en 1905, à cinquante mètres à l'est du puits 5. La fosse est détruite durant la Première Guerre mondiale.
La Compagnie des mines de Courrières est nationalisée en 1946, et intègre le Groupe d'Hénin-Liétard. Le puits 5 est affecté au service et au retour d'air, alors que le puits 12 est un puits d'extraction et d'entrée d'air. La fosse est modernisée à partir de 1954 : le puits 12 est ravalé à et est doté de nouveaux ventilateurs. Le puits 5 est équipé pour recevoir des berlines de . La fosse 13 - 18, sise à au sud-ouest, est concentrée sur la fosse 5 - 12 en 1957, et ferme. La fosse 5 - 12 exploite son stot de sécurité. En 1968, les puits 5 et 12 sont respectivement ravalés à 600 et .
La fosse 5 - 12 cesse d'extraire en 1969, après sa concentration sur la fosse 3 - 15, sise à Méricourt à à l'est-sud-est. Elle assure le service et l'aérage jusqu'en 1988, date à laquelle ferme la fosse 4 - 5 des mines de Drocourt, sise à Méricourt à au sud-est. La fosse 5 - 12 est utilisée pour le démantèlement des installations du fond et pour remonter le matériel récupérable jusqu'en . Les puits 5 et 12, respectivement profonds de 676 et sont remblayés en . Les chevalements sont détruits en 1990.
Reconversion
Au début du , Charbonnages de France matérialise les têtes des puits 5 et 12. Le BRGM y effectue des inspections chaque année. Les bâtiments subsistants sont les bains-douches, la lampisterie, le magasin, la salle de paye, et le logement du garde.
Le terril thumb|Le site du terril 96.
Le terril conique 96, 5 Ouest de Courrières, disparu, situé à Noyelles-sous-Lens, était le terril de la fosse 5 - 12. Il a été entièrement exploité, il n'en subsiste plus rien. Le site est reconverti en zone industrielle, il s'étendait sur et culminait à .
Les cités
Des cités ont été bâties à proximité de la fosse 5 - 12. Celles situées au nord de la fosse ont été détruites.
L'église Saint-Vaast thumb|L'église Saint-Vaast.
L'église Saint-Vaast de la commune minière de Sallaumine a été bâtie parmi les cités de la fosse 5 - 12, le long d'une route principale.
Notes et références
Notes
Références
Références aux fiches du BRGM
Références à
Références à
Références à
Références à
Références à
Voir aussi
Articles connexes Compagnie des mines de Courrières Groupe d'Hénin-Liétard
Bibliographie
Fosse 05 - 12 Courrières 05 - 12