François-César de Vimeur de Rochambeau, seigneur de Besne et de Saint-Georges-du-Rosay, dit le « Chevalier de Rochambeau », né vers 1671 et mort le au château de Rochambeau en Vendômois, est un officier de marine français du . Il termine sa carrière avec le grade de chef d'escadre des armées navales.
Biographie Troisième fils de René IV de Vimeur, seigneur de Rochambeau, et d'Elisabeth de Menon de Turbilly, il est reçu garde-marine en 1688 et sert dans la Marine royale sans interruption. II passe ses trois premières années en campagne. En 1691, le maréchal de Tourville lui donne un ordre pour servir en tant qu'enseigne de vaisseau, et ce service lui vaut de recevoir le brevet d'enseigne de vaisseau en 1692. Il sert pendant deux ans en cette qualité, sous les ordres du comte de Chavigny, en 1694 et 1695. avec Philippe Hurault de Saint-Denis, seigneur de Villeluisant (son oncle à la mode de Bretagne), qui termine sa carrière avec le grade de chef d'escadre.
En 1696, il passe à Dunkerque dans l'escadre du célèbre Jean Bart, qu'il accompagne l'année suivante à Dantzig quand ce capitaine est chargé d'y conduire le prince de Conti, élu Roi de Pologne. En 1699, il est dans la flotte de M. de la Roche-Allard contre les corsaires Salétins. Dans cette expédition, il reçoit le commandement d'une frégate pour croiser dans la Manche pour observer les mouvements de la Royal Navy. II se trouve en 1707, lieutenant colonel d'un bataillon lors du siège de Toulon où M. de Cadrieux et lui sont détachés chacun avec pour faire une attaque du côté de la Malgue, tandis que le Marquis de Goësbriant chasse les ennemis des retranchements.
II s'embarque, en 1709, avec M. de Tourouvre, et en 1710. sous M. du Casse. Le , il est nommé capitaine de vaisseau. La commission qu'il reçoit en cette occasion est ainsi rédigée :
D'après le Père de Charlevoix dans son Histoire de Saint-Domingue, il commande en 1722, 1723 et 1724, le vaisseau L'Argonaute, et lors de la révolte de l'île il contribue à rétablir le calme. Enfin, il sert en 1727 dans l'escadre du Marquis d'O, en 1735, dans celle de Duguay-Trouin, et en 1740 sous les ordres du marquis d'Antin. Et c'est en considération de ces longs services qu'il est nommé chef d'escadre par Lettres du . Voici le préambule de ces Lettres :
La disgrâce et la mort Il commande habilement diverses stations aux Indes orientales et occidentales puis est chargé en 1744 alors que la guerre vient de reprendre avec l’Angleterre, de bloquer Gibraltar avec six vaisseaux.. Comme il fait relâche à Malaga, une escadre anglaise réussit à ravitailler le rocher. Cette erreur lui vaut d’être cassé de son commandement par le ministre de la marine Maurepas et d’être disgracié. En outre, il présentait de graves signes de sénilitéIl était devenu « fort extraordinaire dans ses idées » depuis juillet 1744, s’écartant « de temps en temps du bon sens » car « absolument usé, ayant eu déjà deux attaques d’apoplexie » selon son petit-neveu, le futur vainqueur de la guerre d'Amérique en 1781. Cité par .. L’historien Gaucher de Passac écrit cependant :
Il meurt le à l'âge de 78 ou 79 ans, au château de Rochambeau, en Vendômois. Il est inhumé le lendemain par le curé de Thoré.
Armoiries
Figure Blasonnement100px100pxD'azur, au chevron d'or, accompagné de trois molettes du même. Devise VIVRE EN PREUX, Y MOURIR, et ses Compléments sur www.euraldic.com.
Notes et références
Voir aussi Sources et bibliographie
Articles connexes Histoire de la marine française de Richelieu à Louis XIV Histoire de la marine française sous Louis XV et Louis XVI
Catégorie:Décès en août 1749 Catégorie:Officier de la Marine royale (France)