J'suis snob est une chanson écrite en 1954, dont les paroles sont de Boris Vian et la musique de Jimmy Walter.
La chanson et son contexte Écrite avec une version femme et une version hommevoir les deux versions aux numéros 172 et 173 de la liste complète des chansons de Boris Vian., elle a été créée par Boris Vian, accompagné de Jimmy Walter aux Trois Baudets dont la salle était proche de son domicile en .
Avant son premier passage sur scène, Boris a fait une audition en , dans la même salle, où se trouvait un pianiste alors inconnu : Serge Gainsbourg. La chanson est parue l'année suivante dans son deuxième quarante cinq tours Chansons possibles qui comprenait également On n'est pas là pour se faire engueuler, Le Cinématographe, et La Complainte du progrès. Un premier quarante-cinq tours était paru peu avant sous le titre Chansons impossibles, et comprenait Le Déserteur, La Java des bombes atomiques, Le Petit Commerce, Les Joyeux Bouchers.. Les deux quarante-cinq tours ont été distribués à la fin de l'année 1955 et jusqu'en 1956, date à laquelle Boris avait cessé de chanter pour raison de santé.
Le titre initialement envisagé par son auteur est « Snobisme ». Le document manuscrit autographe est consultable sur le site web de la BnFSite bnf.fr, manuscrit autographe de la chanson, consulté le 22 mai 2020..
Texte La chanson écrite à la première personne désigne une personne qui se qualifie de « snob », c'est-à-dire cherchant à se distinguer de ses contemporains de ce début de la première moitié du , en s'habillant de façon la plus originale possible : et qui parvient à obtenir ce « statut » en travaillant quotidiennement de façon obsessionnelle : , allant même jusqu'à songer à ses funérailles qui, bien sûr, seront, là aussi, organisées de façon originaleSite chansonsfle.com, page "Boris_Vian, j'suis snob, consulté le 22 mai 2020..
Postérité J'suis snob chantée par son auteur qui fait encore référence à la mort, à titre de chutel référence à la mort à la fin., a été reprise par de nombreux interprètes, dont Éric Charden, Les Charlots, Serge GainsbourgMusique and Music (12 juin 1977) sur Ina.fr., Mouloudji, Les Colocs, Lambert Wilson ainsi que, pour la version femme, par Monique Tarbès en 1964, Clémence Lhomme en 1989, Hélène Delavault en 2003, Arielle Dombasle en 2009, et Zizi Jeanmaire en 2000, cette dernière avait pourtant refusé de chanter les chansons de Boris Vian en 1954.
L'appartement de Boris Vian situé au 6bis, cité Véron dans le a été conservé en 2020 dans son état d'origine. Son bureau et sa chaise y sont à leur place mais l'écran de la télévision est dirigé vers le mur en référence à cette chanson, car Boris Vian y chantait ..
Le texte de la chanson est partiellement cité dans le livre de Martine Boyer-Weinmann (avec la collaboration de Denis Reynaud), Vestiaire de la littérature: Cent petites confections, paru en Site Google Livre, "Vestiaire de la littérature: Cent petites confections" de Martine Boyer-Weinmann, Denis Reynaud, consulté le 22 mai 2020..
Notes et références
Voir aussi
Discographie Boris Vian, Chansons « impossibles » et Chansons « possibles » - Philips (1956) Bibliographie
première édition en 1970 par Ursula Vian-Kübler et Noël Arnaud, 1970, deuxième édition : Union Générale d'Édition 1978, troisième édition Christian Bourgois éditeur 1981
Articles connexes
Liste des chansons de Boris Vian avec interprètes Liste chronologique des œuvres de Boris Vian Snobisme
Catégorie:Chanson écrite par Boris Vian Catégorie:Chanson interprétée par Boris Vian Catégorie:Chanson de 1954