Henri de Rochemore, du nom, vicomte de Rochemore, né à Lunel, le , baptisé le , et mort le à ToulonE. Pascallet, Revue générale, biographique, historique, etc. Le Biographe universel et l'historien, Paris, 1846, , est un officier de marine français du . Il sert dans la Marine royale et termine sa carrière avec des provisions de lieutenant général des armées navales ad honores.

Biographie Origines et famille Henri de Rochemore descend d'une ancienne famille de la noblesse languedocienne, dont l'origine remonte au . Il est le deuxième fils d'Henri de Rochemore, seigneur de la Devèze et Montredon (mort en 1722), lieutenant des vaisseaux du roi, et de Marie-Blanche de Ricard, fille de Vincent et de Margueritte de Cordeil de Frans. Ses parents se marient le . De cette union naissent : Paul Ange, seigneur de la Devèze, baron de Saint-Cosme, marquis de Rochemore par lettres patentes de , officier des vaisseaux du Roi ; Henri ; Alexandre, lieutenant au régiment de Perche, mort en service ; François, lieutenant au régiment de Foix ; Vincent-Gaspard, commissaire général de la Marine à Rochefort et ordonnateur de la Louisiane française ; et 6. deux filles, religieuses.

Carrière dans la marine du Roi En 1756, à la bataille de Port-Mahon, il commande le vaisseau l'Hippopotame, de 50 canons. En , il quitte Toulon avec l'escadre placée sous les ordres de La Clue-Sabran. Il commande à cette occasion le Guerrier, de 74 canons. C'est à bord de ce vaisseau qu'il est les 18 et , à la bataille de Lagos. À l'issue de cette défaite de la marine française, une polémique éclate parmi les officiers supérieurs pour déterminer les responsabilités de chacun. La Clue-Sabran est vivement critiqué par les capitaines des cinq vaisseaux et des trois frégates qui l'ont attendu, en vain, à Cadix. Il est également critiqué par le capitaine du vaisseau le , M. de Rochemore-La-Devèze qui pourtant l'a suivi, dans la nuit du 17 au , qui était là au combat du , et qui l'a abandonné après celui-ci.

La Clue-Sabran apprend que Rochemore a envoyé un mémoire à Berryer, Secrétaire d’État à la Marine, portant des accusations terribles contre lui. La Clue-Sabran lui écrit et demande des explications. Rochemore met beaucoup de temps pour répondre à son chef d'escadre, prétextant « un rhume affreux ». II répond toutefois : « Je fus surpris, dit-il, d'apprendre que l'on vous avait dit que je m'étais plaint de vous. Je n'ai porté aucune plainte contre vous, au contraire »… D'après lui, le mémoire litigieux a été rédigé par quelqu’autre officier et signé de son nom. Cela ne l'étonnerait pas : « Je connais le Corps et je sais de quoi il est capable… Je sais qu'il a été écrit de Cadix des choses affreuses. On n'y a épargné personne ». Fort aimablement, il demande à La Clue-Sabran des nouvelles de sa santé, de ses blessures, et dit attendre avec impatience son retour à Toulon, ainsi que Michel Vergé-Franceschi, Le Lieutenant général des armées navales Jean-François de Bertet de La Clue-Sabran (1696-1764), !

Rochemore est fait chef d'escadre lors de la promotion du , puis commandeur de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis le en remplacement du comte d'Aubigny qui est fait Grand'croix. La même année, il commande le Tonnant, de 74 canons, dans l'escadre du comte d'Estaing.

Il se retire en 1776 avec des provisions de lieutenant général des armées navales ad honores. En 1777, il reçoit une pension de sur le Trésor royal en considération des services qu'il avait renduÉtat Nominatif Des Pensions Sur Le Trésor Royal, vol. 1,

Il meurt à Toulon en 1777 ou 1778. À sa mort, sa femme se voit reverser la moitié de sa pension, soit . Sa charge de lieutenant général des armées navales et sa croix de commandeur de Saint-Louis vont à M. d'Abon, alors chef d'escadreJournal politique, ou Gazette des gazettes, Lutton, 1777, , .

Mariage et descendance Il épouse le à Nîmes, Marie de Chazelles, sœur de Jacques de Chazelles, comte de Chazelles, maréchal des camps et armées du Roi, et d'Augustin de Chazelles, comte de Chazelles, président du conseil supérieur à Nîmes, Préfet, conseiller d’État. De cette union naissent : Jacques, né en 1752 Louise, mariée en 1770 à Louis-Toussaint de Geoffroy d'Antrechaux, enseigne de vaisseau, premier consul de ToulonFrédéric d'Agay (2011) écrit : « Les Rochemore ne sont pas provençaux et ne peuvent être comptabilisés comme tels, et pourtant ils sont issus de la dynamique des clans toulonnais. ». Marie et Anne.

Notes et références

Voir aussi Sources et bibliographie

Article connexe Histoire de la marine française

Liens externes

« Henri de Rochemore (1718, 1768) », sur cartes-martinique.pagesperso-orange.fr,

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