La fosse 7 - 7 bis de la Compagnie des mines de Liévin est un ancien charbonnage du Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, situé à Avion. Les travaux commencent en 1920, et la fosse commence à produire en 1923. De vastes cités, comptant un grand nombre de corons sont bâties à proximité de la fosse, au nord et à l'ouest.
La Compagnie des mines de Liévin est nationalisée en 1946, et intègre le Groupe de Liévin. Sept mineurs périssent le dans l'explosion qui a suivi l'incendie. En 1952, le Groupe de Liévin fusionne avec le Groupe de Lens pour former le Groupe de Lens-Liévin. La fosse est modernisée en vue de devenir un siège de concentration, un lavoir est également construit sur le carreau. Le terril 76, 7 de Liévin, est édifié à l'ouest de la fosse. La fosse 4 - 4 bis est concentrée en 1955, la fosse 3 - 3 bis - 3 ter l'est trois ans plus tard. Vingt-et-un mineurs périssent dans une explosion dans la nuit du au . Le puits 7 est approfondi à en 1965, le lavoir ferme l'année suivante.
La fosse 7 - 7 bis cesse d'extraire en 1973, date à laquelle elle est concentrée sur la fosse 11 - 19 sise à Loos-en-Gohelle. Elle assure le service et l'aérage jusqu'en 1984, puis est conservée pour les travaux du fond jusqu'à la fermeture de la fosse 11 - 19 en 1986, c'est à cette même date que les puits sont remblayés, les chevalements sont détruits en 1987.
La fosse est alors exploitée pour son grisou par Gazonor. Le terril conique est exploité, jusque dans les années 2010. Au début du , Charbonnages de France matérialise les têtes des puits 7 et 7 bis. Les cités sont rénovées. Bien que le bâtiment de la machine d'extraction du puits 7 bis a été détruit à la fin de l'année 2007, il subsiste sur le carreau de fosse de nombreux bâtiments. Le cavalier minier reliant ce terril à la fosse 7 - 7 bis, la cité-jardin du Bouvier et son école, et la cité de corons des Pinchonvalles ont été classés le au patrimoine mondial de l'Unesco.
La fosse
Fonçage
Les deux puits de la fosse 7 - 7 bis sont commencés en 1920, pendant que les autres fosses sont reconstruites. Il s'agit de la seule fosse de la compagnie à n'avoir pas connu la Première Guerre mondiale. Elle est située sur la même latitude que la fosse 6 - 6 bis. Le puits 7 bis est situé à cinquante mètres au sud du puits 7. La fosse est située à au sud-ouest de la fosse 4 - 4 bis, et à au sud-sud-est de la fosse 3 - 3 bis - 3 ter.
Exploitation
La fosse commence à extraire en 1923. Les deux puits assurent l'extraction, le service et l'aérage, le puits 7 est entrée d'air, le puits 7 bis est retour d'air.
La Compagnie des mines de Liévin est nationalisée en 1946, et intègre le Groupe de Liévin. Un incendie se déclare dans un quartier d'exploitation de la fosse le , sept mineurs périssent dans l'explosion qui s'ensuit. En 1952, le Groupe de Liévin fusionne avec le Groupe de Lens pour former le Groupe de Lens-Liévin.
Siège de concentration
Malgré le fait que la fosse soit réputée très grisouteuse, elle est choisie pour devenir siège de concentration. Les travaux de modernisation commencent en 1953. Deux ventilateurs Berry de sont mis en place. Le puits 7 est équipé d'un chevalement à molettes superposées, et d'une machine d'extraction à poulie Koepe. Le puits 7 bis est doté de nouvelles bigues, de molettes parallèles, et d'une poutre de roulement. Un lavoir est également installé sur le site. La fosse 4 - 4 bis est concentrée sur la fosse 7 - 7 bis en 1955, puis c'est au tour de la fosse 3 - 3 bis - 3 ter de l'être en 1958.
Une autre explosion survient dans la nuit du au , à la veine Marthe, lorsque 21 mineurs injectaient de l'eau dans une veine et déplaçaient la motrice du rabot. Tous périssent. En 1965 également, le puits 7 est ravalé de 900 à . La lavoir ferme en 1966.
La fosse cesse d'extraire en 1973, date à laquelle elle est concentrée sur la fosse 11 - 19 des mines de Lens, sise à Loos-en-Gohelle à au nord-nord-ouest. L'exploitation est envoyée de l'étage de à celle de de la fosse 11 - 19.
La fosse continue le service et l'aérage jusqu'en 1984, elle sert ensuite uniquement pour les travaux du fond, jusqu'à la fermeture de la fosse 11 - 19 en 1986. Les puits 7 et 7 bis, respectivement profonds de et , sont remblayés en 1986. Les chevalements sont détruits l'année suivante.
Reconversion
Au début du , Charbonnages de France matérialise les têtes des puits 7 et 7 bis, les deux puits comportent des exutoires de grisou. Le BRGM y effectue des inspections chaque année. La fosse est encore exploitée pour son grisou, par Gazonor. Le bâtiment de la machine d'extraction du puits 7 bis a été détruit en novembre et . Il subsiste le logement du concierge, les bureaux des gardes, le poste de garde, les bains-douches, la lampisterie, le service des constructions, les garages et les garages à vélos, la salle de paye, les bureaux, les magasins, la chaufferie, les ateliers et la machine d'extraction du puits 7.
Le terril thumb|Le terril 7 de Liévin.
Le terril 76, 7 de Liévin, situé à Avion, est le terril conique de la fosse 7 - 7 bis des mines de Liévin. Il est en cours d'exploitation, et il n'en reste que la base.
Les cités
De vastes cités ont été bâties aux abords de la fosse. La cité-jardin du Bouvier et son école, et la cité de corons des Pinchonvalles, font partie des répartis sur qui ont été classés le au patrimoine mondial de l'Unesco. Elles constituent le site 76.
Notes et références
Notes
Références
Références aux fiches du BRGM
Références à
Références à
Voir aussi
Articles connexes Compagnie des mines de Liévin Groupe de Liévin Liste des biens du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais classés au patrimoine mondial de l'Unesco, site 76 Liste des puits de mine les plus profonds du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais Gazonor
Bibliographie
Fosse 7 - 7 bis Liévin 7 - 7 bis Catégorie:Exploitation minière en grande profondeur