Trigny est une commune française située dans le département de la Marne en région Grand Est.

Elle est traversée par la route touristique du Champagne ainsi que par la Vesle et fait partie du massif de Saint Thierry.

Géographie Localisation Trigny se trouve au nord-ouest du département de la Marne, en région Grand Est. La commune appartient à la région agricole du Tardenois..

La commune de Trigny s'étend sur , entre le Massif de Saint-Thierry et la vallée de la Vesle.

Par la routeLes distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes., Trigny se situe à de Châlons-en-Champagne., préfecture du département, à de Reims., sous-préfecture, et à de Fismes., bureau centralisateur du canton de Fismes-Montagne de Reims dont dépend Trigny depuis 2015. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Reims.

Trigny est limitrophe de :

Géologie et relief Sur son territoire, l'altitude varie de 68 à .

L'altitude atteint son minium dans les marais du sud de la commune, le long de la Vesle, rivière qui fait office de frontière entre Trigny et Muizon. Au nord, le relief est marqué par le Massif de Saint-Thierry. Le village de Trigny est dominé par deux de ses sommets, au nord-ouest, le Mont Die () et la Montagne ().

Jusqu'au milieu du , il existait à la sortie de la commune sur la route d'Hermonville des champignonnières creusées qui s'enfonçaient dans le sol.

Hydrographie Réseau hydrographique La commune est dans la région hydrographique « la Seine du confluent de l'Oise (inclus) à l'embouchure » au sein du bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la Vesle et le Cochot..

La Vesle, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Somme-Vesle et se jette dans l'Aisne à Ciry-Salsogne, après avoir traversé .

vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de TrignyLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.. Six plans d'eau complètent le réseau hydrographique : la tourbière 1 des Dix Jours (), la tourbière 1 des Grands Marais (), la tourbière 1 des Ronds Trous (), la tourbière 2 des Ronds Trous (), la tourbière 3 des Ronds Trous () et la tourbière des Mazures Mambourg ()..

Gestion et qualité des eaux Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Aisne Vesle Suippe ». Ce document de planification, dont le territoire s’étend sur répartis sur trois départements (Aisne, Marne et Ardennes) et deux régions (Champagne-Ardenne et Picardie), a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le Syndicat d’aménagement des bassins Aisne Vesle Suippe (SIABAVES)..

La qualité des cours d’eau peut être consultée sur un site géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Chambrecy à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Milieux naturels et biodiversité Le site des tourbières dites du Vivier est classé en Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique. (ZNIEFF).

Urbanisme Typologie Au , Trigny est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Reims, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (49,5 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (48,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (44,9 %), terres arables (31,6 %), cultures permanentes (17,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (3,5 %), zones urbanisées (2,1 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Triniacum (1100) ; Trigniacum (1125) ; Trigneium (1146) ; Tiriniacum (1147) ; Villa que dicitur Tiriniachus (1149) ; Trinniacum (1178) ; Trigneyum (1236) ; Trigni (1239) ; Truni (1234-1243) ; Trugny (fin du ) ; Trygny (1515)..

Histoire L'histoire et le développement primitif de la commune est lié à l'abbaye de Saint-ThierryThéodoric) (+533). Thierry né à Aulménancourt, digne fils de son père Marcard (Marcadus), eut une jeunesse peu recommandable. Le jour de son mariage, il se rendit compte qu'il avait la vocation religieuse et le sacrement ne fut pas consommé. Il consulta alors Rémi évêque de Reims qui le prit alors comme clerc. Thierry fonda ensuite en 500 le monastère du Mont d'Hor près de Reims et dont il fut le premier abbé. Le monastère fut rattaché à l'ordre des Bénédictins. Son père qui s'était converti, vint le rejoindre dans la vie monastique.. Charles II le Chauve fit donation à l'abbaye de la terre de Marzella qui donna naissance au village de Trigny.

Le village fut occupé par les Normands pendant 36 ans jusqu'en 922. C'est une charte de Lothaire qui confirme en 963 la propriété des moines sur le village qui s'appelle alors Trigny. Les moines défrichent les terres environnantes et y implantent de la vigne. Les terres appartiennent alors pour partie aux moines, aux habitants et au seigneur de Roucy. Ce dernier tente d'accaparer de nouvelles terres ce qui suscite la révolte des habitants. Cependant le comte de Roucy ayant des forces supérieures pille les moines et les habitants. La paix revint en 1129.

Dès l’année 1142, les villageois ayant échappé au pouvoir des comtes de Roucy, cherchent aussi à se dégager de la tutelle de l'abbaye de Saint-Thierry et surtout des impôts y afférents. Les moines s’empressèrent de réclamer l’intervention des évêques suzerains qui légitimèrent les anciennes prescriptions. Lorsque le seigneur de Trigny, Ebalus, choisit de partir en croisade, il vendit la vicomté à l’abbé Aldric. À partir de cette époque, les religieux ne laissèrent plus passer une occasion d’augmenter leurs propriétés. Les démêlés entre la population de Trigny et l’abbaye se multiplièrent au fil des siècles, entrecoupés par quelques périodes d’entente cordiale. Ils ne cessèrent que lorsque Trigny vit disparaître sans retour les religieux, sous la Révolution.

Au l'abbaye Saint-Thierry possédait une carrière, au lieu-dit la Maldenrée, qui servit à la construction de Saint-Nicaise à Reims et à la nouvelle église de l'abbaye de Saint-Thierry.

En 1686, le premier maître d'école de Trigny est Simon Leroy. Il est nommé échevin (maire) en 1688..

En 1755, l'arpenteur Pierre Vilain dresse le premier plan cadastral de Trigny.On peut voir sur le plan cadastral de 1755 le presbytère avec sur le devant le bâtiment qui deviendra la remise à pompe. Sur l'arrière un immense jardin de curé.

Après la Révolution française, le curé de Trigny fut l'abbé Seraine de 1808 à 1817..

Lors de la Première Guerre mondiale, Trigny n'est qu'à quelques kilomètres seulement de la ligne de front. Ce village n'a malheureusement pas été épargné par les bombardements d'obus comme de torpilles. L'enjeu militaire est la gare de Muizon terminal ferroviaire qui servait à l'approvisionnement du front français. Le site de Trigny est affecté aussi au "triage" des blessés récupérés sur le front avant leur envoi sur les hôpitaux de l'arrière . Le un avion allemand est abattu au-dessus du village. Il cherchait à abattre un aérostat d'observation stationné au-dessus du lieu-dit les Mézières. Le cimetière comporte un carré militaire français pour les soldats tombés au combat lors de la Première Guerre mondiale dont une tombe de soldat inconnu.. Trigny fut décoré de la croix de guerre 1914-1918.

Juste après la Seconde Guerre mondiale, un radar est construit sur le plateau de Bel Air en relation avec la base aérienne de Courcy. Il est encore aujourd'hui en place et sert de remise agricole.

La commune possède alors encore de nombreux commerces (Épicerie Goulet Turpin, une boucherie, etc.) qui vont disparaître progressivement au début de la seconde moitié du .

Après la Seconde Guerre mondiale, la paroisse englobe aussi les villages de Muizon et de Châlons-sur-Vesle.

Politique et administration Rattachements administratifs et électoraux La commune se trouve dans l'arrondissement de Reims du département de la Marne. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 2010 de la deuxième circonscription de la Marne.

Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Fismes. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est intégrée au canton de Fismes-Montagne de Reims.

Intercommunalité La commune était membre de la Communauté de communes Champagne Vesle, qui avait succédé au district rural de Gueux créé en 1973 et dont la commune faisait déjà partie.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du , qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de habitants, cette intercommunalité fusionne le avec ses voisines pour former la communauté urbaine dénommée Grand Reims, dont est désormais membre la commune..

Liste des maires

|colspan="5" align="center" bgcolor="#f3fff3" |

Démographie

Économie vignette|Fête de la Saint-Vincent à Trigny. Commerces et services Bar-tabac et restaurant Boulangerie Poste.

Viticulture L'activité économique de la commune est principalement viticole. Elle possède une coopérative construite dans les années 1950.