La fosse 10 du Groupe d'Oignies est un ancien charbonnage du Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, situé à Dourges. Ouvert sur la partie nord de la concession de la Compagnie des mines de Dourges, le puits 10 est commencé en 1956. Comme le puits 19 de la fosse 11 - 19 des mines de Lens à Loos-en-Gohelle et les puits de la fosse Barrois des mines d'Aniche à Pecquencourt, la fosse 10 est doté d'une tour d'extraction en béton armé. Un lavoir et une usine à boulets sont construits sur le carreau de fosse.
La fosse 10 commence à extraire le , elle concentre alors les fosses 8 - 8 bis et 9 - 9 bis. Son aérage est également assuré par la fosse 8 - 16. Les terrils 116 et 117 sont édifiés au nord de la fosse. Une bowette longue de six kilomètres relie la fosse 10 à la fosse 24 - 25 sise à Estevelles en 1969, cette dernière cesse alors de produire en 1971 pour assurer le service et l'aérage. Lorsque la fosse 2 ferme en 1976, la fosse 10 remonte la production de tout le secteur. La fosse 10 cesse d'extraire le , le puits est comblé en 1991 et les installations sont détruites en .
La plate-forme multimodale Delta 3 est installée sur le carreau de fosse. Au début du , Charbonnages de France matérialise la tête de puits 10, et y installe un exutoire de grisou. Les terrils sont devenus des espaces naturels. Ils ont été classés le au patrimoine mondial de l'Unesco.
La fosse
La Compagnie des mines de Dourges est nationalisée en 1946, ses fosses 2 - 2 bis, 3 - 3 bis, 4 - 4 bis, 6, 6 bis et 7 - 7 bis intègrent avec les fosses des Compagnies de Drocourt et Courrières le Groupe d'Hénin-Liétard, alors que les fosses 8 - 8 bis et 9 - 9 bis intègrent le Groupe d'Oignies avec les Compagnies de Carvin et Ostricourt, ainsi qu'avec les fosses 8 - 16 et 24 - 25 des mines de Courrières.
Fonçage
Le fonçage du puits 10 est entrepris à partir de 1956 à Dourges, le long du canal de la Deûle, à au sud-ouest de la fosse 9 - 9 bis sise à Oignies, et à à l'est-nord-est de la fosse 8 - 8 bis, sise à Évin-Malmaison.
Le diamètre du puits est de . Un chevalement de fonçage le surmonte à partir de 1957. Le fonçage est arrêté en 1958 à la profondeur de . La tour d'extraction, relativement similaire à celle du puits 19 de la fosse 11 - 19 des mines de Lens à Loos-en-Gohelle et à celles de la fosse Barrois des mines d'Aniche à Pecquencourt, est commencée en même temps que la lavoir, elle pèse . La tour d'extraction est équipée à son sommet de deux machines d'extraction de , à poulie Koepe quadricâbles.
Exploitation
Une usine à boulets commence à fonctionner sur le carreau de fosse à partir de 1960. La fosse commence à extraire le . Elle concentre les fosses du secteur et remonte du charbon maigre. La fosse 2 des mines d'Ostricourt à Oignies est l'autre siège de concentration du groupe. La fosse 8 - 16, sise à Courrières à au nord-ouest, assure l'aérage. La fosse exploite à l'étage de en 1963. La mise à terril s'effectue au moyen de skips de dix tonnes. La fosse remonte plus de par jour en 1964. Trois ans plus tard, un quatrième plateau est ajouté sur les cages pour accueillir des berlines supplémentaires.
La fosse 24 - 25 sise à Estevelles est reliée à la fosse 10 en 1969 par une bowette longue de six kilomètres, elle est située à au nord-ouest de cette dernière. La fosse est à son apogée en 1971, elle remonte par jour. Lorsque la fosse 2 cesse d'extraire en 1976, la fosse 10 est le seul siège de concentration à extraire dans le secteur.
La fosse 10 cesse d'extraire le , il s'agit alors du dernière siège de concentration encore en activité dans le bassin minier. La dernière berline, en provenance de la taille Michelle 224, remonte par la fosse 9 - 9 bis. Le puits 10, profond de , est remblayé en 1992. La tour est détruite en même temps que le reste des installations de surface en .
Reconversion
La plate-forme multimodale Delta 3 est installée sur le carreau de fosse. Au début du , Charbonnages de France matérialise la tête de puits 10, et y installe un exutoire de grisou. Le BRGM y effectue des inspections chaque année. Le seul vestige de la fosse est son château d'eau.
Les terrils
Deux terrils résultent de l'exploitation de la fosse. Tous deux font partie des répartis sur qui ont été classés le au patrimoine mondial de l'Unesco. Ils constituent une partie du site 42.
Terril 116, 10 d'Oignies thumb|Les terrils du 10 d'Oignies.
Les terrils 116 et 117 sont situés à Dourges, au nord de la fosse 10 du Groupe d'Oignies. Ils sont indissociables et ne forment plus qu'un. Les pentes ont été remodelées.
Terril 117, 10 d'Oignies
Le terril 117 est un des deux terrils de la fosse 10. Ses pentes ont été remodelées.
Notes et références
Notes
Références
Références aux fiches du BRGM
Références à
Références à
Voir aussi
Articles connexes Compagnie des mines de Dourges Groupe d'Oignies Liste des biens du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais classés au patrimoine mondial de l'Unesco, site 42
Bibliographie
Fosse 10 Oignies 10