thumb|Statue de Loyalistes à Hamilton (Ontario). Les loyalistes sont les colons américains restés fidèles à la Grande-Bretagne et à la monarchie britannique pendant la guerre d’indépendance américaine. Souvent appelés à l’époque « tories », « conservateurs », « royalistes » ou « hommes du roi », ils s’opposaient aux Patriots, en faveur de la révolution américaine. Après leur défaite, 20 % des Loyalistes environ s’enfuirent vers d’autres parties de l’Empire britannique, en Grande-Bretagne ou ailleurs en Amérique du Nord britannique, surtout en Ontario et au Nouveau-Brunswick, où ils furent appelés « Loyalistes ». La plupart furent compensés en terres canadiennes ou en espèces britanniques distribuées par le biais des procédures de réclamations formellesLes Américains promirent, dans le traité de paix, de recommander aux États de réparer les pertes financières des Loyalistes, mais ce fut rarement le cas. Les Loyalistes exilés reçurent 3 millions ₤ ou environ 37 % de leurs pertes de la part du gouvernement britannique. Certains Loyalistes restés aux États-Unis purent conserver leurs biens. Jack P. Greene and J. R. Pole, éd., , 2004, ..

Les historiens estiment qu’entre 15 et 20 % de la population canadienne descend des loyalistes des Treize colonies américaines Calhoon, "Loyalism and neutrality . L’historien Robert Middlekauff estime qu’environ , ou 19 % de la population, est restée loyale à la Grande-Bretagne. Middlekauff (2005) ..

Caractéristiques psychologiques thumb|Loyalistes tourmentés par les Patriots. L’historien Leonard Woods Larabee a identifié, en 1948, huit caractéristiques des Loyalistes qui les rendaient essentiellement conservateurs : Une résistance psychologique au changement due au fait qu’ils étaient plus âgés et mieux établis dans la société ; L’opinion que la résistance au gouvernement légitimement établie – la Couronne britannique – était moralement répréhensible ; L’aliénation suscitée par le recours à la violence, telles que la pratique par les Patriots du brulage des maisons ou du supplice du goudron et des plumes ; L’irritation suscitée par l’obligation par les Patriots de déclarer leur opposition alors qu’ils auraient préféré s’en tenir à une position attentiste ; Un attachement sentimental durable à la Grande-Bretagne dû à des liens de famille et d’affaires ; Le désir de procrastination de l'indépendance, bien qu'ils la sachent inévitable; Une certaine prudence et la peur de l’anarchie résultant du désordre révolutionnaire, qui coûta à beaucoup d’entre eux leurs biens et leur sécurité après la révolution ; Un certain pessimisme, aux dires de certains, selon lequel ils ne partageaient pas la confiance en l’avenir affichée par les Patriots, tandis d’autres ont avancé les souvenirs et la terrible expérience de nombreux immigrants écossais qui avaient déjà vu, voire payé de la dépossession et de l’expulsion de leur précédente patrie le prix de leur rébellion précédenteLeonard Woods Larabee, Conservatism in Early American History (1948) .See also N. E. H. Hull, Peter C. Hoffer and Steven L. Allen, ", Vol. 65, No. 2 (septembre 1978), in JSTOR.Edwin G. Burrows and Michael Wallace, , (1972) vol. 6 .Mark Jodoin. . 2009. . The History Press, Charleston, SC..

Loyalisme et opérations militaires Les Loyalistes étaient généralement passifs, attendant que Londres envoient une armée pour réprimer la rébellion. Lorsque celle-ci arrivait dans leur voisinage, nombre d’entre eux rejoignaient les régiments parrainés par les Britanniques. Dans les premiers mois de la révolution, les Patriots assiégèrent Boston, où étaient basées la plupart des forces britanniques. Ailleurs, il y avait peu de troupes britanniques et les Patriots prirent le contrôle de tous les leviers du gouvernement, ainsi que des fournitures d’armes et de poudre à canon. Le , le contrôle de pratiquement tout le territoire des Treize colonies était aux mains des Patriotes, qui ont procédé à l’expulsion de tous les fonctionnaires royaux. Aucun de ceux qui proclamaient ouvertement leur loyauté à l’égard de la Couronne n’étant autorisé à rester, les Loyalistes se contentèrent de fuir, voire de garder tout simplement le silence ; certains de ces derniers allaient être de ceux qui allaient, par la suite, aider à l’occupation des colonies par l’armée britannique ou s’enrôler dans les régiments loyalistes en uniformeCalhoun (1973)..

Lorsque les Britanniques furent chassés de Boston le 17 mars 1776 à la suite de l’échec du siège de Boston, ils se regroupèrent à Halifax et attaquèrent New York en août, battant l’armée de George Washington à Long Island et capturant New York et ses environs. Les forces britanniques occupèrent la zone autour de l’embouchure du fleuve Hudson jusqu’en 1783. Les forces britanniques prirent également le contrôle d’autres villes, comme Philadelphie en 1777, Savannah de 1778 à 1783, et Charleston de 1780 à 1782, ainsi que différentes portions des campagnes. Comme 90 % de la population coloniale résidait hors des villes, le Congrès contrôlait dans les faits, 80 à 90 % de la population américaine. Les Britanniques retirèrent leurs gouverneurs des colonies contrôlées par les Patriots, mais le gouvernement civil loyaliste fut rétabli de 1779 à 1782 dans la région côtière de la Géorgie., malgré la présence des forces Patriots dans la partie nord de la Géorgie. Essentiellement, les Britanniques ne purent se maintenir au pouvoir que dans les zones où ils maintenaient une forte présence militaire.

Les Loyalistes dans les Treize Colonies thumb|Johnson Hall, quartier général de Sir John Johnson dans la vallée de Mohawk. L’historien Robert Calhoon a écrit, en 2000, concernant la proportion de Loyalistes par rapport aux Patriots dans les Treize Colonies que

Avant les travaux de Calhoon, les estimations sur la part des Loyalistes dans la population étaient un peu plus élevées, avec un chiffre communément cité d’un tiers, mais la plupart des spécialistes ne l’acceptent plus. On a parfois cité John Adams comme ayant revendiqué, dans une lettre, en 1813, qu’un tiers des Américains soutenait la révolution et qu’un tiers y était opposé, mais le passage en question parle en réalité de la Révolution françaiseVoir Only 1/3 of Americans Supported the American Revolution?, par William Marina. 28.6.2004. Recouvré le 14 juillet 2008.. Adams a en effet estimé dans une autre lettre de cette année que, lors de la révolution américaine, les Patriots avaient dû lutter contre un tiers environ de la population, alors qu’eux-mêmes représentaient environ les deux tiers de celle-ci, il ne mentionne pas ceux qui étaient neutresVoir The American Revolution and the Minority Myth. January 1, 1975. By William Marina. Retrieved on July 14 2008; "The Works of John Adams", Volume X, : To Thomas McKean, August 1813.. À la fin des années 1960, Paul H. Smith est arrivé, avec des calculs basées sur la force des régiments loyalistes, à un chiffre inférieur, de 19,8 % de Loyalistes..

L’historien Robert Middlekauff a ainsi résumé la recherche scientifique sur la nature du soutien loyaliste : thumb|Église méthodiste construite en 1792 en Ontario par des Loyalistes. New York et Long Island, qui étaient la base militaire et politique des opérations britanniques en Amérique du Nord de 1776 à 1783, concentrait nombre de Loyalistes, dont beaucoup étaient des réfugiés en provenance d’autres ÉtatsCalhoon (1973).. Selon Calhoon, les Loyalistes tendaient à être plus âgés et plus riches, mais nombre de Loyalistes étaient aussi de condition modeste. Beaucoup de membres actifs de l’Église d’Angleterre sont devenus loyalistes. Certains nouveaux arrivants de Grande-Bretagne, notamment ceux d’Écosse, foraient une proportion élevée de Loyalistes. Les Loyalistes dans les colonies du sud furent réprimés par les Patriots locaux, qui contrôlaient l’État et l’administration locale. Beaucoup de gens – y compris les anciens anciens de la guerre de la Régulation de Caroline du Nord, pourtant considérée par certains historiens comme un catalyseur de la future guerre révolutionnaire américaine – refusèrent de se joindre à la rébellion, tout comme ils avaient auparavant protesté contre la corruption par les autorités locales qui devinrent, par la suite, les dirigeants révolutionnaires. L’oppression par les autorités locales whigs pendant la guerre de Régulation mena à de nombreux résidents de l’arrière-pays de la Caroline du Nord à rester passifs ou prendre parti pour les Loyalistes.

Dans les zones sous contrôle des rebelles, les biens des Loyalistes étaient confisqués, et les partisans déclarés du roi étaient menacés d’humiliations publiques tels que le goudron et les plumes, ou d’attaques physiques. On ignore combien de civils loyalistes firent l’objet de harcèlement de la part des Patriots, mais ce traitement avertissait les autres Loyalistes de ne pas prendre les armes. En , William Drayton et le colonel loyaliste Thomas Fletchall signèrent un traité de neutralité dans la communauté de Ninety Six, en Caroline du SudSee online NPS.gov.. Deux résidents de la ville furent exécutés par les forces Patriots pour avoir activement aidé l’armée britannique lorsqu’elle occupait Philadelphie.

L’esclavage et les Loyalistes noirs En raison de la crise imminente en 1775 le gouverneur royal de Virginie, Lord Dunmore, publia une proclamation promettant la liberté aux esclaves capables de porter les armes et rejoindre dans son loyaliste. Des 800 à s’enrôler, certains contribuèrent à la déroute de la milice de Virginie à la bataille de Kemp's Landing. Ils combattirent aussi à la bataille de Great Bridge sur l’estuaire Elizabeth sous la devise « Liberté aux esclaves», mais cette fois, ils furent défaits. Le reste du régiment fut ensuite impliqué dans l’évacuation de Norfolk, avant d’être affecté dans la région de Chesapeake, où il paya un lourd tribut à une épidémie de variole et d’autres maladies dont son camp fut victime, ce qui mit nombre d’entre eux hors d’action pendant un certain temps. Les survivants continuèrent à servir pendant toute la guerre après avoir rejoint d’autres unités britanniques. Les coloniaux noirs, qui se portaient souvent spontanément volontaires, furent, au total, à servir du côté britannique de 1775 à 1783. Le résultat fut que les Patriots furent également obligés d’offrir la liberté à ceux qui accepteraient de servir dans l’Armée continentale, mais ces promesses furent bien souvent rétractées aussi bien par les Loyalistes que les Patriots..

Entre 400 et Noirs libres allèrent rejoindre à Londres la communauté libre noire forte d’environ membres. De à de plus rejoignirent les colonies britanniques de Nouvelle-Écosse et du Nouveau-Brunswick, où les Britanniques leur avaient promis des terres. Plus de s’installèrent à Birchtown, en Nouvelle-Écosse, qui devint illico la plus grande communauté noire libre d’Amérique du Nord. La qualité inférieure des terres qu’ils avaient reçues et les préjugés des Loyalistes blancs des environs de Shelburne, qui harcelaient régulièrement leur établissement, rendirent la vie très difficile à leur communauté.. En 1791, la Sierra Leone Company offrit de transporter les Loyalistes noirs mécontents en Afrique, dans la colonie britannique de Sierra Leone avec les promesses de meilleures terres et davantage d’égalité. Environ quittèrent alors la Nouvelle-Écosse pour la Sierra Leone, où ils nommèrent la capitale Freetown et

Les Loyalistes haudenosauees Les Loyalistes haudenosauees étaient des autochtones qui bataillait les États-Unis durant la guerre d’indépendance Américaine sur la côté des britanniques. Quand les États-Unis ont créé leur pays et ont commencé leur conquête vers l’ouest, les États-Unis ont pris la terre des Loyalistes haudenosaunees et les ont forcés à partir ou les ont tués.

Les Loyalistes en Amérique du Nord britannique