Germain Girard, dit Gaston Villemer, né le à Annonay (Ardèche)Acte de naissance 333 du 22 novembre 1842, en ligne sur le site des archives départementales de l'Ardèche. et mort le dans le de ParisActe de décès 1267 du 24 juin 1892, en ligne sur le site des archives de Paris., est un parolier français.

Il est connu pour avoir été en 1871 le parolier de la chanson Alsace et Lorraine appelée communément par le premier vers de son célèbre refrain : Vous n'aurez pas l'Alsace et la Lorraine.

Parcours thumb|upright|Les nouvelles chansons boulangistes de Villemer alimentèrent la popularité du général Boulanger. thumb|upright|Couverture d'une partition du Maître d'école alsacien illustrée par Jules Baric (1872) Villemer a écrit en duo avec Lucien Delormel les paroles de nombreuses chansons revanchardes dans les années qui ont suivi la guerre franco-allemande de 1870-1871, toutes créées par Amiati, sur des partitions illustrées entre autres par Edward Ancourt et des musiques de Lucien Collin ou d'Auguste Taccoen par exemple.

En 1889, André Chadourne relève que ces sont les deux seuls paroliers qui mais doute que leur soit : grâce au recours à des nègres. Martial du Treuil, un autre contemporain, est de l'avis contraire : .

Après avoir été le parolier de la revanche, Villemer devint celui du général Boulanger, à la gloire duquel il écrivit vingt-cinq chansons.

Villemer est, par ailleurs, , publiant entre 1886 et 1890 une soixantaine de petits fascicules illustrés de quatre pages sur ce thème, tels Le Pâté prussien, ou l'Auberge du porc d'Allemagne1887,, L'Or allemand, ou la Trahison du petit bossu1887, ou L'Orgie prussienne, ou la Fille de joie1887, . Certains fascicules sont illustrés par Clérice Frères.

Dans ses mémoires, le chanteur Paulus, évoque comme suit le duo de paroliers :

Le poète-chansonnier dont les œuvres ont eu une vogue importante au café-concert est mort le . Tombé dans la misère et l'oubli, il s'est suicidé d'un coup de revolver, dans la chambre qu'il occupait au cinquième étage du 93 boulevard Haussmann, à ParisLa fin d'un amuseur, article paru dans l'hebdomadaire l'Attaque, édition du 25 juin au 2 juillet 1892.. D'abord enterré dans le cimetière parisien de Saint-Ouen, ses restes sont transférés en 1897 au Pré-Saint-Gervais..

Œuvres 1885 : Avec Jürgen Riel et Paul Blétry, Le Testament d'un libre penseur. Chanson anti-cléricale, 1908, BNF.

Notes et références

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