La fosse 6 - 6 bis dite du Transvaal de la Compagnie des mines de Liévin est un ancien charbonnage du Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, situé à Angres. Les deux puits sont commencés en 1904 au sud-ouest de la concession. La fosse entre en activité en 1907, elle est détruite durant la Première Guerre mondiale. De vastes cités sont construites au nord et à l'ouest de la fosse. Le terril 75, Pinchonvalles, est édifié à l'est de la fosse.
La Compagnie des mines de Liévin est nationalisée en 1946, et intègre le Groupe de Liévin. En 1952, ce dernier fusionne avec le Groupe de Lens pour former le Groupe de Lens-Liévin. La fosse est alors transformée afin de devenir, comme la fosse 7 - 7 bis, un siège de concentration. Les cités sont étendues par la construction de Camus hauts. Entre 1955 et 1956, la fosse 6 - 6 bis concentre l'exploitation des fosses 1 - 1 bis - 1 ter, 5 - 5 bis et 3 - 3 bis - 3 ter. La fosse 6 - 6 bis cesse d'extraire en 1971, malgré un gisement encore important. Le chevalement et la machine d'extraction du puits 6 bis sont démontés en 1976 et réinstallés au puits 15 de la fosse 3 - 15. Le faux-carré est laissé sur place, et doté d'un treuil et de petites molettes afin de permettre l'entretien du puits. La fosse assure ensuite l'aérage de la fosse 7 - 7 bis jusqu'en 1984, date à laquelle les puits sont remblayés. Le faux-carré du puits 6 bis et le chevalement du puits 6 sont détruits cinq ans plus tard.
Au début du , Charbonnages de France matérialise les têtes des puits 6 et 6 bis. De nombreux bâtiments de la fosse ont été conservés, et sont utilisés par des entreprises. Le terril Pinchonvalles est un des terrils les plus connus du bassin minier, et un espace naturel majeur. Les habitations construites par la compagnie ont été rénovées, alors que les Camus-hauts sont détruites dans les années 2000. Le dernier est détruit le . Le terril n° 75 a été classé le au patrimoine mondial de l'Unesco.
La fosse
Fonçage
Les deux puits de la fosse 6 - 6 bis sont commencés à Angres en 1904, au sud de la concession de la Compagnie des mines de Liévin. Le puits 6 bis est entrepris à à l'ouest-sud-ouest du puits 6. L'orifice des puits est situé à l'altitude de . Le terrain houiller est atteint à la profondeur de .
thumb|left|upright=0.6|La chaufferie. Lors du fonçage des puits, les ingénieurs de la compagnie se sont attachés à recueillir les fossiles et indiquant la profondeur exacte d'où ils proviennent. Jules Gosselet a ainsi eu l'occasion d'étudier les échantillons grâce au directeur de la fosse, Simon. Les espèces d'un même niveau sont souvent représentées par plusieurs individus, la quantité de fossiles récoltés est assez grande en comparaison de la taille du trou qui est de trente-trois mètres carrés.
Exploitation
La fosse commence à extraire en 1907. Elle est détruite durant la Première Guerre mondiale.
La Compagnie des mines de Liévin est nationalisée en 1946, et intègre le Groupe de Liévin. En 1952, ce dernier fusionne avec le Groupe de Lens pour former le Groupe de Lens-Liévin. La fosse est destinée à être celle de concentration du Groupe de Liévin. La modernisation des installations commence en 1952. Le puits 6 bis est doté d'un chevalement à molettes superposées, et d'une machine d'extraction à poulie Koepe d'une puissance de . Le chevalement du puits 6 est modifié dans une moindre mesure : il est doté d'une poutre de roulement sur son campanile.
La fosse 6 - 6 bis reprend entre 1955 et 1956 l'extraction de la fosse 1 - 1 bis - 1 ter, sise à Liévin à au nord-nord-est, de la fosse 5 - 5 bis, sise à au nord-nord-ouest, et, partiellement, de la fosse 3 - 3 bis - 3 ter, sise à Éleu-dit-Leauwette à au nord-est. La houille remontée à la fosse 6 - 6 bis est expédiée vers le lavoir au moyen d'un convoyeur à bandes.
La fosse 6 - 6 bis cesse d'extraire en 1971. Les réserves dans le sous-sol sont pourtant importantes. Le chevalement et la machine d'extraction du puits 6 bis sont démontés et réinstallés au puits 15 de la fosse 3 - 15 des mines de Courrières de l'Unité de production de Courrières. Le faux-carré est laissé sur place, et doté d'un treuil et de petites molettes afin de permettre l'entretien du puits. La fosse est plus précisément affectée à l'aérage de la fosse 7 - 7 bis des mines de Liévin, le puits 6 bis est entrée d'air, alors que le puits 6, doté de ventilateurs Berry provenant de la fosse 4 - 4 bis des mines de Liévin, est affecté au retour d'air.
La fosse cesse d'aérer en 1984, les puits 6 et 6 bis, respectivement profonds de 833 et , sont remblayés. le faux-carré du puits 6 bis et le chevalement du puits 6 sont détruits en 1989.
Reconversion
Au début du , Charbonnages de France matérialise les têtes des puits 6 et 6 bis. Le BRGM y effectue des inspections chaque année. De nombreux bâtiments sont conservés : les bains-douches, les bureaux (en partie), les ateliers, les garages, le poste des transformateurs, l'habitation du concierge, le château d'eau et la salle des gardes.
Le terril thumb|Le terril Pinchonvalles.
Le terril 75, Pinchonvalles, situé à Avion, est le terril tabulaire de la fosse 6 - 6 bis des mines de Liévin. Il s'agit d'un des terrils les plus longs du bassin minier. Il fait partie des répartis sur qui ont été classés le au patrimoine mondial de l'Unesco. Il constitue une partie du site 76.
Les cités
De vastes cités ont été construites au nord et à l'est de la fosse par la Compagnie de Liévin. Après la Nationalisation, des Camus hauts ont été construits. Ils ont été détruits dans les années 2000, et le dernier l'a été le .
Notes et références
Notes
Références
Références aux fiches du BRGM
Références à
Références à
Références à
Références à
Voir aussi
Articles connexes Compagnie des mines de Liévin Groupe de Liévin Liste des biens du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais classés au patrimoine mondial de l'Unesco, site 76
Bibliographie
Fosse 6 - 6 bis Liévin 6 - 6 bis