Les records du monde du 800 mètres sont actuellement détenus par le Kényan David Rudisha avec le temps de , établi le en finale des Jeux olympiques de Londres au Royaume-Uni, et par la Tchèque Jarmila Kratochvílová, créditée de le à Munich, en Allemagne de l'Ouest, ce temps constituant le record du monde d'athlétisme le plus ancien, toutes disciplines confondues.

Le premier record du monde du homologué par l'Association internationale des fédérations d'athlétisme est celui de l'Américain Ted Meredith en 1912 avec le temps de . Le Britannique Tommy Hampson est officiellement le premier athlète à franchir la barrière des (en 1932), le Néo-zélandais Peter Snell celle des (en 1962), l'Italien Marcello Fiasconaro celle des (en 1973), le Britannique Sebastian Coe celles des (en 1979) et (en 1981), et le Kényan David Rudisha celle des (en 2012).

La Française Georgette Lenoir est officiellement la première détentrice du record mondial féminin en 1922 avec le temps de . L'Allemande Hildegard Falck est la première athlète à descendre sous les (en 1971) et la Russe Tatyana Kazankina sous les (en 1976).

Les records du monde en salle du appartiennent au Danois Wilson Kipketer ( le à Paris) et à la Britannique Keely Hodgkinson ( le à Liévin).

Record du monde masculin Premiers records thumb|left|Rudolf Harbig. La performance de l'Américain Ted Meredith de , établie le en finale des Jeux olympiques de 1912, à Stockholm, constitue le premier record du monde du homologué par l'IAAF .

Le , à Londres, sur la distance de (), l'Allemand Otto Peltzer améliore de 3/ de seconde le record mondial en s'imposant en , temps abaissé de plus d'une seconde le au cours de la finale du des championnats de France de Colombes par le Français Séra Martin, en .

Le , à Los Angeles en finale des Jeux olympiques, le Britannique Tommy Hampson devient le premier athlète à descendre sous les en remportant la finale en . Deux ans plus tard, le à Princeton dans le New Jersey, l'Américain Benjamin Eastman égale le record du monde d'Hampson en établissant le temps de sur la distance du , avant que son compatriote Glenn Cunningham ne le porte à , le à Stockholm.

Le record est amélioré par l'autre américain Elroy Robinson, sur , le à New York, en . Le , à Londres, dans le cadre d'un handicapFormule acceptée à l'époque par l'IAAF, qui place sur la piste six « limitmen » disposant d'une avance se situant entre 8 et , le Britannique Sydney Wooderson bat de plus d'une seconde le record du monde en parcourant le demi-mile en . Six jours plus tard, à Dallas, l'Américain John Woodruff réalise mais cette performance n'est pas homologuée en raison du fait que la piste d'athlétisme était inférieure à .

Le , à Milan lors de la rencontre Italie-Allemagne, l'Allemand Rudolf Harbig, dont le record personnel n'était que de , établit un nouveau du monde du en , améliorant de près de deux secondes l'ancienne meilleure marque mondiale de Wooderson. Ce record du monde reste inégalé durant seize ans.

Peter Snell sous les thumb|upright=0.9|Peter Snell, premier sous les . Le , lors du meeting des Bislett Games, à Oslo, le Belge Roger Moens améliore de près d'une seconde le vieux record du monde de Rudolf Harbig dans le temps de , bénéficiant de l'appui de lièvres et de la concurrence du Norvégien Audun Boysen avec qui il livre un sprint final. En 1958, l'IAAF décide que les premiers du devront être désormais courus en couloirs.

Le , à Christchurch sur la distance de , le Néo-Zélandais Peter Snell améliore de près d'une seconde et demie le record du monde de Roger Moens en passant aux en . Il devient officiellement le premier athlète à descendre sous la barrière des .

La performance de Peter Snell de est égalée par l'Australien Ralph Doubell le à Mexico en finale des Jeux olympiques. Les saisons suivantes, plusieurs athlètes se rapprochent du record du monde dans cet intervalle : l'Américain Ken Swenson qui atteint en 1970 et le Sud-africain Dicky Broberg qui réalise en 1971.

Le à Eugene lors des championnats des États-Unis, l'Américain Dave Wottle égale le record du monde codétenu par Peter Snell et Ralph Doubell.

Le , au cours de la rencontre Italie-Tchécoslovaquie à Milan, l'Italien Marcello Fiasconaro établit un nouveau record mondial en , effaçant des tablettes le précédent record de Snell, Doubell et Wottle, et devenant le premier athlète à descendre sous les une minute et . Le , l'Américain Rick Wohlhuter frôle le record du monde en établissant à Stockholm. Un an plus tard, le à Zurich, le Kényan Mike Boit établit le temps de .

D'Alberto Juantorena à Sebastian Coe

Le , en finale du des Jeux olympiques de Montréal, le Cubain Alberto Juantorena remporte la médaille d'or an améliorant de 2/ de seconde le record du monde de Marcello Fiasconaro en réalisant le temps de (temps électronique de ).

Près d'un an plus tard, le lors des Universiades d'été de Sofia en Bulgarie, Alberto Juantorena abaisse son propre record du monde à (temps électronique de ). Le , l'Est-allemand Olaf Beyer échoue à 4/ du record du monde de Juantorena en établissant le temps de à Prague.

Dès la fin des années 1970, le Britannique Sebastian Coe règne sur le demi-fond mondial. Le , lors des Bislett Games d'Oslo, il établit un nouveau record mondial du en , améliorant d'une seconde et un dixième le record d'Alberto Juantorena, et devenant le premier athlète sous les . À partir de 1979, l'IAAF ne valide que les records du monde établis à l'aide du chronométrage électronique.

Détenteur par la suite des records du monde du , du et du Mile, il améliore de 61/ de seconde son propre record du monde du , le à Florence, en étant le premier à courir en moins de , en . À l'instar de la performance de Rudolf Harbig en 1939, le record du monde de Sebastian Coe n'est amélioré que seize ans plus tard, même si le Brésilien Joaquim Cruz s'en rapproche lors de la saison 1984 en courant en à Cologne. L'Américain Johnny Gray réalise en 1988 et le Britannique Peter Elliott en 1990.

De Wilson Kipketer à David Rudisha

Le , à Stockholm, le Danois d'origine kényane Wilson Kipketer égale en le record du monde de Sebastian Coe établi seize ans plus tôt. Le , il l'améliore de près d'une demi-seconde en couvrant la distance en lors du Weltklasse Zurich. Le à Cologne, Kipketer établit un troisième record du monde consécutif en moins de deux mois, en parcourant les en .

Le , lors du meeting ISTAF Berlin, le Kényan David Rudisha améliore de 2/ de seconde le record mondial de Wilson Kipketer en s'imposant dans le temps de , après avoir été lancé par son compatriote Sammy Tangui, qui dans le rôle du lièvre effectue le premier tour de piste en « 1:41.09 800m World record by Rudisha in Berlin », IAAF, mis en ligne le 22 août 2010. Le , au Meeting de Rieti, une semaine exactement après avoir établi son premier exploit, Rudisha retranche huit centièmes de seconde à son propre record du monde en réalisant le temps de Rudisha lowers 800m World record again, 1:41.01; Carter dashes 9.78sec in Rieti - IAAF World Challenge , iaaf.org, mis en ligne le 29 août 2010 , amené une nouvelle fois par Sammy Tangui ( aux ).

Lors de la finale du des Jeux olympiques de 2012, le , à Londres, David Rudisha bat son propre record du monde à l'issue d'une course qu'il mène de bout en bout. Il s'impose dans le temps de et devient le premier athlète à descendre sous les . Le détail par intervalle de course du record du monde de David Rudisha est le suivant :

+0–200–400–600– tour tour

Le , lors du meeting Athletissima à Lausanne, le Kényan Emmanuel Wanyonyi réalise en la deuxième meilleure performance de tous les temps, à égalité avec le Danois Wilson Kipketer (1997), échouant à 2/ de seconde du record du monde de David Rudisha.

Progression 24 records du monde masculins en plein air ont été ratifiés par l'IAAF +Évolution du record du monde masculinProgression du record du monde du 800 m masculin, iaaf.org, p.625, consulté le 3 février 2016 Temps Athlète Date Circonstance LieuChronométrage manuel Ted Meredith Jeux olympiques Stockholm 1 min 51 s 6 y"y" : 880 yards Otto Peltzer Championnats AAA Londres Séra Martin Championnats de France Paris1 min 49 s 8 au chronométrage électronique Tommy Hampson Jeux olympiques Los Angeles1 min 49 s 8 y Benjamin Eastman Princeton 1 min 49 s 7 Glenn Cunningham Stockholm 1 min 49 s 6 y Elroy Robinson New York 1 min 48 s 4+ Sydney Wooderson Londres 1 min 46 s 6 Rudolf Harbig Match Allemagne-Italie Milan 1 min 45 s 7 Roger Moens Oslo1 min 44 s 3+ Peter Snell Christchurch1 min 44 s 3 au chronométrage électronique Ralph Doubell Jeux olympiques Mexico1 min 44 s 3+ Dave Wottle Sélections olympiques Eugene 1 min 43 s 7 Marcello Fiasconaro Match Italie-Tchécoslovaquie Milan1 min 43 s 5 au chronométrage électronique Alberto Juantorena Jeux olympiques Montréal1 min 43 s 4 au chronométrage électronique Alberto Juantorena Universiades SofiaChronométrage électronique 1 min 42 s 33 Sebastian Coe Bislett Games Oslo1 min 41 s 73 Sebastian Coe Citta di Firenze Florence 1 min 41 s 73 Wilson Kipketer DN-Galan Stockholm 1 min 41 s 24 Wilson Kipketer Weltklasse Zurich 1 min 41 s 11 Wilson Kipketer Meeting de Cologne Cologne 1 min 41 s 09 David Rudisha ISTAF Berlin Berlin 1 min 41 s 01 David Rudisha Meeting de Rieti Rieti David Rudisha Jeux olympiques Londres

Record du monde féminin Premiers records thumb|left|upright=0.8|Ludmila Shevtsova. Le premier record du monde féminin du est établi le à Paris lors des Jeux mondiaux féminins par la Française Georgette Lenoir en , performance améliorée de quatre secondes, quelques jours plus tard, le à Londres, sur la distance de , par la Britannique Mary Lines.

De 1927 à 1928, l'Allemande Lina Radke améliore significativement la meilleure marque mondiale, la portant à le au cours des championnats d'Allemagne à Wrocław, à le à Brzeg, et à le à Amsterdam en finale des Jeux olympiques de 1928 où les femmes participent pour la première fois à cette épreuve. Auparavant, la Suédoise Inga Gentzel avait également établi un nouveau record du monde, le à Stockholm, en .

De 1945 à 1946, la Suédoise Anna Larsson améliore trois fois consécutivement le record mondial en établissant les temps de le à Stockholm au cours des championnats nationaux, le à Helsingborg, et le , de nouveau à Stockholm.

La Soviétique Yevdokia Vasilyeva porte le record à le à Moscou, sa compatriote Valentina Pomogayeva à le , toujours à Moscou.

De 1951 à 1955, la Soviétique Nina Otkalenko fait évoluer de plus de sept secondes le record du monde du en l'améliorant à cinq reprises. Elle réalise le à Minsk, le à Kiev, le à Moscou lors des championnats d'URSS, le à Kiev, toujours au cours des championnats nationaux, et enfin le à Zagreb.

Le , lors du Mémorial Znamensky de Moscou, sa compatriote Ludmila Shevtsova s'approprie le record mondial en établissant le temps de , performance qu'elle égale le suivant à Rome en finale des Jeux olympiques.

Dans la décennie 1960, le record est amélioré quatre autres nouvelles fois : par l'Australienne Dixie Willis le à Perth (), par la Britannique Ann Packer le lors des Jeux olympiques de Tokyo (), par l'autre australienne Judy Pollock le à Helsinki (), et par la Croate Vera Nikolić le à Londres.

Sous les deux minutes

Le , à Stuttgart au cours des championnats d'Allemagne et un an avant son titre olympique, l'Allemande Hildegard Falck devient la première athlète féminine à couvrir un en moins de deux minutes en établissant le temps de , retranchant deux secondes au record du monde de Vera Nikolić .

Le , la Bulgare Svetla Zlateva améliore d'une seconde le record du monde de Falck en signant le temps de à Athènes au cours des championnats des Balkans.