Les records du monde du 400 mètres sont actuellement détenus par le Sud-Africain Wayde van Niekerk avec le temps de , établi le aux Jeux olympiques d'été de 2016 au Brésil, et par l'Allemande Marita Koch, créditée de le lors de la coupe du monde des nations de Canberra, en Australie.

Le premier record du monde du homologué par World Athletics est celui de l'Américain Maxie Long en 1900 avec le temps de . L'Allemand Carl Kaufmann et l'Américain Otis Davis sont officiellement les premiers athlètes à franchir la barrière des (en 1960), et l'autre américain Lee Evans celle des (en 1968).

L'Australienne Marlene Mathews est officiellement la première détentrice du record mondial féminin du en 1957 avec le temps de . La Soviétique Mariya Itkina est la première athlète à descendre sous les (en 1957), la Polonaise Irena Szewińska sous les (en 1974), l'Allemande Marita Koch sous les (en 1978) et la Tchèque Jarmila Kratochvílová sous les (en 1983).

Les records du monde en salle du appartiennent à l'Américain Kerron Clement ( le à Fayetteville) et à la Néerlandaise Femke Bol ( le à Glasgow).

Record du monde masculin Premiers records Le premier record du monde du 400 mètres officiellement reconnu par l'Association internationale des fédérations d'athlétisme (IAAF) est celui de l'Américain Maxie Long, vainqueur des Jeux olympiques de 1900, avec son temps de établi le à New York, sur une piste en cendrée de et dans une course disputée sur la distance de ().

Lors des Jeux olympiques de Stockholm, le , son compatriote Charles Reidpath devient champion olympique du et fixe le nouveau record du monde à . Le , à Cambridge dans le Massachusetts, l'autre américain Ted Meredith, champion olympique du en 1912, dispute une épreuve sur et est chronométré en , nouveau record du monde. L'épreuve se déroule sur la piste de l'université Harvard qui comporte une longue ligne droite de , et donc un seul virage pour le .

La performance de Meredith n'est améliorée qu'en 1928, le à Palo Alto, lorsque son compatriote Emerson Spencer réalise le temps de .

Le , toujours sur la piste de l'Université Stanford de Palo Alto, l'Américain Benjamin Eastman réalise le temps de sur et améliore de 6/ de seconde le record mondial de Spencer, mais favori des Jeux olympiques de 1932, le à Los Angeles, Eastman est battu de justesse par son compatriote Bill Carr qui établit à cette occasion une nouvelle meilleure marque mondiale sur en .

Sous les 46 secondes thumb|left|upright=0.8|Herb McKenley. Une nouvelle génération de « quarter milers » émerge aux États-Unis, parmi elle figure Archie Williams qui, le à Chicago, bat le record du monde de Carr en , et deviendra par la suite champion olympique aux Jeux de 1936 à Berlin.

Le , à Francfort-sur-le-Main, sur une piste d'une longueur de , et dans une course ne comportant donc qu'un seul virage, l'Allemand Rudolf Harbig devient le premier non-Américain à améliorer le record mondial du , en établissant le temps de .

Le , au cours des championnats des États-Unis de Philadelphie, l'Américain Grover Klemmer égale le record du monde de Rudolf Harbig de dans une course ne comportant là-aussi qu'un seul virage.

Après la Seconde Guerre mondiale, le Jamaïcain Herb McKenley focalise l'attention sur . Le , à Berkeley en Californie, sur , il égale le record du monde de Grover Klemmer de , et porte celui-ci à moins d'un mois plus tard, le à Milwaukee au cours des championnats de l'Amateur Athletic Union.

Le record du monde d'Herb McKenley est amélioré le par son compatriote George Rhoden qui établit le temps de à Eskilstuna, en Suède.

Le , à l'occasion des Jeux panaméricains se déroulant à Mexico, en altitude, l'Américain Louis Jones remporte la médaille d'or et fixe le record du monde du à . L'année suivante, au cours des sélections olympiques américaines, le à Los Angeles, Jones l'emporte et retranche 2/ de seconde à son propre record mondial en parcourant le tour de piste en .

Barrière des 45 secondes

Le , lors des Jeux olympiques de 1960 disputée au Stade olympique de Rome, l'Américain Otis Davis et l'Allemand Carl Kaufmann se classent respectivement premier et deuxième de la finale et, départagés par la photo-finish, ils établissent tous deux un nouveau record du monde du en , devenant les premiers athlètes à descendre sous la barrière des 45 secondes.

Ce record du monde est égalé le à Tempe en Arizona par l'Américain Adolph Plummer sur la distance de , puis de nouveau le par son compatriote Michael Larrabee, qui peu avant son titre de champion olympique en 1964 à Tokyo, réalise à Los Angeles à l'occasion des sélections olympiques américaines.

Le , l'Américain Tommie Smith améliore de 4/ le record du monde du en parcourant la distance en à San José sur la première piste en synthétique construite en Californie.

L'année suivante, le lors des sélections olympiques américaines se déroulant à en Californie, à d'altitude, les Américains Lee Evans, vainqueur de la course, et Larry James, deuxième, établissent tous deux en finale le temps de et battent de 4/ de seconde le record mondial de Tommie Smith. L'IAAF ne retient finalement que la performance de Larry James, Evans ayant utilisé des chaussures à pointes non homologuées. La piste est l'une des premières construite en tartan aux États-Unis.

Sous les 44 secondes : de Lee Evans à Michael Johnson

Un mois plus tard, le en finale des Jeux olympiques de 1968, à Mexico en altitude, Lee Evans remporte la médaille d'or du et porte le record du monde à , soit une amélioration de 3/ du précédent record de Larry James. Il devient le premier athlète à descendre sous les , et le premier détenteur du record mondial mesuré au chronométrage électronique, avec son temps officiel de .

Le record de Lee Evans n'est amélioré que vingt-ans plus tard, par son compatriote Butch Reynolds, qui après avoir échoué d'un centième de seconde seulement en lors des sélections olympiques américaines d'Indianapolis (), bat le record du monde le lors du meeting Weltklasse de Zurich en réalisant le temps de . Placé au couloir 3, il améliore de près de 7/ seconde la performance d'Evans après avoir été chronométré en dans les derniers de la course.

Le , en finale des championnats du monde, à Séville en Espagne, l'Américain Michael Johnson, qui détient jusqu’en 2009 le record mondial du , bat le record du monde du de Butch Reynolds de 11/ de seconde en parcourant la distance en .

Wayde van Niekerk depuis 2016 thumb|Wayde van Niekerk, actuel détenteur du record du monde. Dix-sept ans plus tard, le , en finale des Jeux olympiques de Rio, placé à l'extérieur au , le Sud-Africain Wayde van Niekerk améliore de 15/ de seconde le record du monde de Michael Johnson en établissant le temps de . Le détail par intervalle de course est le suivant : du départ au , du au , du au , et du au .

+200 m400 m0–50 m50–100 m100–150 m150–200 m200–250 m250–300 m300–350 m350–400 m

Progression Records du monde masculins en plein air homologués par l'IAAF : +Évolution du record du monde masculin Progression du record du monde du 400 m masculin, www.iaaf.org, , consulté le 3 février 2016 Temps Athlète Lieu Circonstance DateChronométrage manuely"y" : 440 yards Maxie LongNew York48 s 2 Charles ReidpathStockholmJeux olympiques47 s 4y Ted MeredithCambridgeChampionnats IC4A47 s 0 Emerson SpencerPalo AltoAAU Pacifique46 s 4y Benjamin Eastman Palo Alto Match universitaire Los Angeles-Stanford46 s 2 William CarrLos AngelesJeux olympiques46 s 1 Archibald WilliamsChicagoChampionnats NCAA46 s 0 Rudolf HarbigFrankfort46 s 0 Grover KlemmerPhiladelphieChampionnats de l'AAU46 s 0y Herbert McKenleyBerkeleyAAU Pacifique 45 s 9 Herbert McKenleyMilwaukeeChampionnats de l'AAU45 s 8 George RhodenEskilstuna45 s 4A"A" : Temps établi en altitude Louis JonesMexicoJeux panaméricains45 s 2 Louis JonesLos AngelesSélections olympiques44 s 9 Otis DavisRomeJeux olympiques44 s 9 Carl KaufmannRomeJeux olympiques44 s 9y Adolph PlummerTempeWestern Atlantic Conference44 s 9 Michael LarrabeeLos AngelesSélections olympiques44 s 5 Tommie SmithSan JoseSan Jose State Invitational44 s 1A Larry JamesEcho SummitSélections olympiques43 s 8A Lee EvansMexicoJeux olympiquesChronométrage électronique43 s 86A Lee Evans Mexico Jeux olympiques43 s 29 Butch ReynoldsZurichWeltklasse43 s 18 Michael JohnsonSévilleChampionnats du monde Wayde van NiekerkRio de JaneiroJeux olympiques

Record du monde féminin Historique

Le premier record du monde féminin homologué par l'IAAF est établi par l'Australienne Marlene Mathews sur le à Sydney, en , record égalé par la Néo-Zélandaise Marise Chamberlain moins d'un mois plus tard à Christchurch, puis battu quelques jours plus tard par sa compatriote Nancy Boyle à Sydney en , toujours sur la distance de . Le à Moscou, sur , la Soviétique Polina Lazareva porte le record à . Le , à Minsk, la Soviétique Mariya Itkina s'empare à son tour du record du monde en établissant le temps , puis l'améliore le à Moscou en .

Le à Krasnodar, Mariya Itkina établit son troisième record du monde consécutif en , performance qu'elle égalera le à Belgrade en finale des championnats d'Europe. Un mois plus tard, la Nord-coréenne Shin Geum-dan, sur son sol à Pyongyang, devient la nouvelle détentrice du record mondial en , améliorant d' la performance d'Itkina, et devenant la première athlète féminine à descendre sous les 52 secondes. Des doutes sont émis sur la féminité de ces deux athlètes, les premiers tests de féminité n'étant mis en place qu'à partir de 1968.

Le record du monde de Shin Geum-dan est amélioré le à Athènes au cours des championnats d'Europe par les Françaises Nicole Duclos et Colette Besson qui, au coude à coude, terminent respectivement première et deuxième de la finale dans le même temps de .

Le , lors des Jeux du Commonwealth britannique d'Édimbourg, la Jamaïcaine Marilyn Neufville devient la nouvelle détentrice du record mondial en s'imposant en finale du en .

Le record du monde de Marilyn Neufville est égalé deux ans plus tard, le à Paris, par l'Est-allemande Monika Zehrt, quelques jours avant son titre olympique obtenu à Munich.

Sous les 50 secondes thumb|right|Irena Szewińska (à gauche) est la première athlète féminine à descendre sous les sur .

Le , à Varsovie, la Polonaise Irena Szewińska devient la première athlète féminine à être chronométrée en moins de 50 secondes sur en améliorant de plus d'une seconde le temps de Marilyn Neufville et Monika Zehrt en . Le , à Rome lors des championnats d'Europe, la Finlandaise Riitta Salin établit le premier record du monde au chronométrage électronique en s'imposant en finale du dans le temps de .

Le , l'Est-allemande Christina Brehmer porte le record du monde à à Dresde, record que reprend Irena Szewińska un mois plus tard, le à Bydgoszcz, en , avant de le porter à lors de sa victoire en finale des Jeux olympiques, à Montréal, le .

À partir de 1978, l'Est-allemande Marita Koch accroit sa domination mondiale sur le tour de piste. Elle améliore à six reprises le record du monde en réalisant successivement le à Leipzig, le à Potsdam, avant de descendre pour la première fois sous les 49 secondes le en finale des championnats d'Europe, à Prague, dans le temps de .

Le , à Potsdam, Marita Koch établit un nouveau record du monde en , abaisse celui-ci à le à Turin, et le porte enfin à le à Athènes. La série de l'Est-allemande est stoppée le , en finale des championnats du monde d'Helsinki lorsque la Tchécoslovaque Jarmila Kratochvílová, détentrice du record du monde du , améliore celui du en , devenant la première femme à descendre sous les 48 secondes.

Le , au cours de la Coupe du monde des nations de Canberra, en Australie, Marita Koch améliore de près de 4/ le record du monde de Jarmila Kratochvílová en établissant le temps de . Ce temps constitue l'actuel record du monde féminin.