Edmond Charlemagne, né le à Châteauroux et mort le dans cette même ville, est un magistrat et homme politique français.
Biographie Fils de Jean-Claude Charlemagne, petit-fils de Jérôme Legrand, tous deux députés de l'Indre, il est en 1819 substitut près le tribunal de Châteauroux puis procureur du roi. En 1831, il commence une carrière politique qui va durer 20 ans (six mandats), sous diverses étiquettes, de légitimiste à bonapartiste. Il est ensuite conseiller d'État.
Edmond Charlemagne est élu député de l'Indre (circonscription du Blanc) le , par 112 voix sur 192 votants. Il siège dans l'opposition légitimiste et est réélu aux élections du . En 1837, il démissionne de son poste de procureur pour garantir son indépendance et quitte l'opposition légitimiste pour l'opposition de gauche. Il se présente (gauche) aux élections du dans la circonscription de Châteauroux et est élu par 203 voix sur 445 votants., puis réélu sous la même étiquette le . Il est à l'Assemblée un des orateurs de la gauche constitutionnelle. En 1842, sa santé ne lui permet plus d'habiter Paris et il est remplacé par son collègue Léonard Muret de Bort.
À la Révolution de 1848, il est nommé sous-commissaireL’équivalent de sous-préfet du gouvernement provisoire à Issoudun, la ville natale de son père, et se présente aux élections du au suffrage universel pour l'Assemblée constituante. Il est élu, le sur 7, par voix sur votants. C'est un républicain du lendemain qui siège dans la gauche modérée, aux côtés de son collègue député de l'Indre François Rollinat. Il se présente aux élections législatives du et est élu représentant de l'Indre, sur 5, par voix sur votants, et siège au centre droit. Il vote pour le bannissement des Orléans, contre la proposition Proudhon, contre les poursuites contre Louis Blanc, du préfet de Police Marc Caussidière et des accusés du 15 mai 1851, contre l'impôt progressif, contre l'amendement Grévy s'opposant à l'élection du Président de la République au suffrage universel, contre le droit au travail, contre la suppression de l'impôt sur le sel, pour l'abolition de l'impôt sur les boissons, pour l'interdiction des clubs. Il soutient le coup d'État du 2 décembre 1851.
Après la dissolution de l'Assemblée nationale qui suit le coup d'État, il est nommé conseiller d'État (section des finances) et y demeure jusqu'à sa retraite, à 65 ans. Il meurt à Châteauroux à 76 ans. Il est le père de Raoul Charlemagne, député de l'Indre. Ils sont enterrés dans la chapelle familiale au cimetière Saint-Denis de ChâteaurouxCimetières de France et d'ailleurs.
Décorations Commandeur de la Légion d'honneur
Voir aussi Bibliographie
Christine Méry-Barnabé, Célèbres en Berry, , 256 p., Alan Sutton, Saint-Cyr-sur-Loire, 2006
Liens externes
Notes et références
Catégorie:Membre de l'Assemblée constituante de 1848 Catégorie:Député de la Deuxième République française Catégorie:Député de l'Indre Catégorie:Magistrat français du XIXe siècle Catégorie:Personnalité liée à Châteauroux Catégorie:Commandeur de la Légion d'honneur promu en 1860 Catégorie:Naissance en septembre 1795 Catégorie:Naissance à Châteauroux Catégorie:Décès en février 1872 Catégorie:Décès à Châteauroux Catégorie:Décès à 76 ans Catégorie:Personnalité inhumée à Châteauroux