Les records du monde du 400 mètres haies sont actuellement détenus par le Brésilien Alison dos Santos avec le temps de , établi le lors du meeting de Zurich, en Suisse, et par l'Américaine Sydney McLaughlin-Levrone, créditée de le lors des Jeux olympiques de 2024 à Paris.

Le premier record du monde du 400 m haies homologué par l'Association internationale des fédérations d'athlétisme est celui de l'Américain Charles Bacon en 1908 avec le temps de . L'Américain Glenn Davis est officiellement le premier athlète à franchir la barrière des (en 1956), son compatriote Geoff Vanderstock celle des (en 1968), l'Ougandais John Akii-Bua celle des (en 1972), l'Américain Kevin Young celle des (en 1992) et Karsten Warholm celle des (en 2021).

Le premier record mondial féminin est établi en 1974 par la Polonaise Krystyna Kacperczyk, en . La barrière des est franchie en 1978 par la Soviétique Tatyana Zelentsova, celle des en 1984 par sa compatriote Margarita Ponomaryova, celle des en 1986 par l'autre Soviétique Marina Stepanova, et enfin celles des et en 2021 et 2022 par Sydney McLaughlin.

Record du monde masculin Premiers records thumb|left|Glenn Hardin améliore à trois reprises le record du monde du 400 m haies dans les années 1930. Le premier record du monde du 400 mètres haies masculin officiellement reconnu par l'IAAF est celui de l'Américain Charles Bacon le avec son temps de , établi lors de sa victoire aux Jeux olympiques de 1908, à Londres .

Le , lors des Jeux olympiques d'Anvers, en Belgique, son compatriote Frank Loomis devient champion olympique et nouveau recordman du monde en , avant que le Suédois Sten Pettersson ne réalise le , à Colombes. À cette époque, les règles interdisent de faire basculer une haie sous peine de disqualification. Le , à Lincoln dans le Nebraska, l'Américain Johnny Gibson établit le temps de sur haies et devient le nouveau détenteur du record mondial, performance améliorée de 6/ de seconde par son compatriote Morgan Taylor qui réalise le temps de le à Philadelphie au cours des sélections olympiques américaines.

Le , en finale des Jeux olympiques à Los Angeles, l'Irlandais Robert Tisdall remporte le titre olympique en , devant l'américain Glenn Hardin en . Mais Tisdall ayant renversé une haie, l'IAAF homologue uniquement la performance d'Hardin qui égale le record du monde de Morgan Taylor. Le , à Milwaukee lors des championnats de l'AAU, Glenn Hardin porte le record du monde à , puis l'améliore de plus d'une seconde un mois plus tard, le à Stockholm en réalisant le temps de .

Le record du monde de Glenn Hardin n'est amélioré que dix-neuf ans plus tard par le Soviétique Yuriy Lituyev, l'un des premiers athlètes à soutenir un rythme de treize foulées entre les obstacles, qui établit le temps de le à Budapest. À cette période, le renversement d'une haie n'est plus pénalisé. Le , lors des sélections olympiques américaines à Los Angeles, Glenn Davis devient le premier athlète à descendre sous la barrière des 50 secondes en améliorant de près d'une seconde le record du monde de Lituyev avec le temps de .

Champion olympique en 1956, il porte son propre record du monde à le à Budapest, avant de conserver son titre olympique en 1960. Le , au cours des championnats d'Europe de Belgrade, l'Italien Salvatore Morale s'impose en et égale le record du monde de Glenn Davis, record qu'améliore l'Américain Rex Cawley le à Los Angeles en .

Barrière des 48 secondes

Le , au cours des sélections olympiques américaines de 1968 se déroulant à en altitude et sur une piste en tartan, l'Américain Geoff Vanderstock devient le premier athlète à courir un haies en moins de en s'imposant dans le temps de , soit 3/ de moins que le temps de Rex Cawley. Le , en finale des Jeux olympiques, profitant de l'altitude et de la piste synthétique du Stade olympique universitaire de Mexico, le Britannique David Hemery remporte la finale du haies en et améliore de 7/ le record du monde de Geoff Vanderstock.

Quatre ans plus tard, en finale des Jeux olympiques de 1972 à Munich, le , l'Ougandais John Akii-Bua remporte le titre olympique dans le temps de et devient le nouveau détenteur du record du monde et le premier athlète à descendre sous les . Il est également officiellement le premier détenteur du record mondial mesuré au centième de seconde, avec son temps de .

À partir de la saison 1976, l'Américain Edwin Moses règne sur la discipline. Le , âgé de 20 ans seulement, il remporte la finale des Jeux olympiques de Montréal et améliore de 19/ de seconde le record du monde de John Akii-Bua en . Placé au couloir 4, il est à la lutte avec le Britannique Alan Pascoe jusqu'au cinquième obstacle et fait la différence dans le dernier virage, laissant finalement tous ses adversaires à plus de six mètres. Pour la troisième fois consécutive (Hemery en 1968 et Akii-Bua en 1972), le record du monde du haies est battu en finale des Jeux olympiques.

Le , lors des championnats de l'AAU, à Westwood, près de Los Angeles, Moses remporte son premier titre national sur haies en 47 s 45 et améliore de 18/ de seconde son propre record du monde.

Le , quelques jours avant le début des Jeux olympiques, Moses remporte le meeting de Milan en 47 s 13, retranchant 32/ à son précédent record du monde. Il signe ensuite seize victoires de rang et se rapproche de sa meilleure marque le à Berlin en 47 s 17.

Le à Coblence, peu après son titre de champion du monde, Edwin Moses se rapproche de la barrière des 47 secondes en établissant le quatrième et dernier record du monde de sa carrière en 47 s 02, soit une amélioration de 11/ de sa meilleure marque mondiale établie trois ans auparavant.

Kevin Young sous les 47 secondes

Le , l'Américain Kevin Young devient le premier athlète à descendre sous les 47 secondes sur haies en établissant le temps de à l'occasion de sa victoire en finale des Jeux olympiques de 1992 à Barcelone. Il améliore de 24/ le record du monde d'Edwin Moses établi neuf ans plus tôt, et abaisse de 85/ son record personnel accompli lors des demi-finales. En 1998, à La Nouvelle-Orléans, l'Américain Bryan Bronson établit la troisième meilleure performance de tous les temps sur haies en .

De 2018 à 2021, trois athlètes descendent sous la barre des 47 secondes : Abderrahman Samba, le à Paris avec ,le Norvégien Karsten Warholm, le à Stockholm, avec , et l'Américain Rai Benjamin, qui établit la deuxième meilleure performance de tous les temps le à Eugene avec 46 s 83.

Karsten Warholm sous les 46 secondes Le , quelques jours après la performance réalisé par Rai Benjamin, Karsten Warholm établit un nouveau record du monde du 400 mètres haies à l'occasion du meeting Ligue de diamant des Bislett Games à Oslo. Situé au couloir 7, il réalise le temps de et améliore de huit centièmes de seconde l'ancienne meilleure marque mondiale que détenait Kevin Young depuis les Jeux olympiques de 1992. Ce record du monde est réalisé quatre jours après le record du monde féminin de l'Américaine Sydney McLaughlin.

Presque un mois plus tard, le en finale des Jeux olympiques de Tokyo, il améliore de 76/ de seconde son propre record en réalisant le temps de , devenant le premier athlète à franchir la barrière des 46 secondes. Lors de cette course, l'Américain Rai Benjamin réalise une performance inférieure au précédent record du monde de Warholm avec .

Le 27 août 2026, à l'occasion du meeting de Zurich comptant pour le classement général de la Ligue de diamant, Alison dos Santos améliore à la surprise générale le record du monde en réalisant un temps de 45 s 80.

Progression Chronométrage manuel 24 records du monde masculins ont été homologués par World Athletics. +Évolution du record du monde masculin Temps Athlète Date Circonstance LieuChronométrage manuel Charles Bacon Londres54 s 0 Frank Loomis Anvers53 s 8 Sten Pettersson Colombes52 s 6 y"y" : 440 yards haies () Johnny Gibson Lincoln52 s 0 Morgan Taylor Philadelphie52 s 0 Glenn Hardin Los Angeles51 s 8 Glenn Hardin Milwaukee50 s 6 Glenn Hardin Stockholm50 s 4 Yuriy Lituyev Match Hongrie/URSSBudapest49 s 5 Glenn Davis Los Angeles49 s 2 Glenn Davis Match Hongrie/États-UnisBudapest49 s 2 Salvatore Morale Championnats d'Europe Belgrade49 s 1 Rex Cawley Sélections olympiques Los Angeles48 s 8 Geoff Vanderstock Sélections olympiques Echo Summit48 s 1 David Hemery Jeux olympiques Mexico47 s 8 John Akii-Bua Jeux olympiquesMunich

Chronométrage électronique À partir du , l'IAAF ne valide que les records du monde établis à l'aide du chronométrage électronique. La performance de réalisée par John Akii-Bua le à Munich constitue néanmoins la première mesure homologuée. +Évolution du record du monde masculin Temps Athlète Date Circonstance Lieu47 s 82 John Akii-Bua Jeux olympiquesMunich47 s 63 Edwin Moses Jeux olympiques Montréal47 s 45 Edwin Moses Championnats AAU Westwood47 s 13 Edwin Moses Milan47 s 02 Edwin Moses Coblence46 s 78 Kevin Young Jeux olympiques Barcelone46 s 70 Karsten Warholm Bislett GamesOslo45 s 94 Karsten Warholm Jeux olympiquesTokyo Alison dos Santos Meeting de ZurichZurich

Record du monde féminin thumb|upright|Yuliya Pechenkina, détentrice du record du monde féminin de 2003 à 2019. Domination des pays de l'Est Le premier record du monde du haies féminin officiellement reconnue par l'IAAF est celui de la Polonaise Krystyna Kacperczyk avec son temps de établi le à Augsbourg, en Allemagne. En 1977, le record est porté à par la Soviétique Tatyana Storozheva, puis à par l'Est-Allemande Karin Rossley. L'année suivante, Krystyna Kacperczyk s'adjuge de nouveau le record du monde en établissant le temps de à Berlin, performance améliorée durant l'été 1978 par la Soviétique Tatyana Zelentsova ( à Podolsk, puis à Prague) qui devient la première athlète féminine à descendre sous les 55 secondes. Le à Moscou, sa compatriote Marina Makeyeva porte le record du monde à , avant que l'Est-allemande Karin Rossley ne le fixe à le à Iéna. Le , à Moscou, la Soviétique Ana Ambrazienė améliore de 26/ le record du monde de Rossley en établissant le temps de .

En 1984, le haies féminin figure pour la première fois au programme des Jeux olympiques. Quelques semaines avant les Jeux de Los Angeles, la Soviétique Margarita Ponomaryova améliore de 44/ de seconde le record du monde d'Ana Ambrazienė en étant chronométrée en , le à Kiev, devenant la première femme à descendre sous les 54 secondes. Ce record est porté à le à Berlin par l'Est-allemande Sabine Busch, puis à par la Soviétique Marina Stepanova le à l'occasion de sa victoire aux championnats d'Europe de 1986, à Stuttgart. Le , Stepanova est la première à courir un haies en moins de 53 secondes, en établissant le temps de à Tachkent.

Le , au cours des championnats du monde de Stuttgart, la Britannique Sally Gunnell améliore de 20/100e le record mondial de Marina Stepanova en s'imposant en finale dans le temps de . Deux ans plus tard, le lors des championnats du monde 1995, à Göteborg, l'Américaine Kim Batten devient la nouvelle détentrice du record du monde en s'adjugeant la médaille d'or dans le temps de .

Le , durant les championnats de Russie de Toula, la Russe Yuliya Pechonkina améliore de 27/ le record du monde de Kim Batten en le portant à . De 2003 à 2019, seules deux athlètes se rapprochent de ce record : la Jamaïcaine Melaine Walker ( en 2009) et l'Américaine Lashinda Demus ( en 2011).

Prise de pouvoir des Américaines thumb|upright=1.1|Sydney McLaughlin-Levrone, actuelle détentrice du record du monde féminin. Le , l’Américaine Dalilah Muhammad s’empare du record du monde en s’imposant lors des championnats des États-Unis à Des Moines dans le temps de .

Elle l'améliore le en finale des championnats du monde d'athlétisme 2019 avec le temps de ..