Le HMS New Zealand (« Nouvelle-Zélande ») est l'un des trois croiseurs de bataille de classe Indefatigable construits par la Royal Navy au début des années 1910. Lancé en 1911, il participe notamment à trois batailles de la Première Guerre mondiale : les batailles de Heligoland, de Dogger Bank et du Jutland.

Conception Le 1908 Programme prévoit la construction d'un croiseur de bataille équivalent au , mais au lieu de pallier les faiblesses de la , les navires de la classe Indefatigable sont finalement une copie de ceux-ci. Les caractéristiques dévoilées à l'époque sont exagérées par rapport à la réalité, peut-être en partie à cause de orchestrées par l'amiral Fisher. En fait, ce n'est qu'une copie des Invincible, mais rallongée afin de permettre aux tourelles centrales P et Q de tirer sur les côtés. Le New Zealand subit néanmoins quelques retouches ; le blindage de ceinture près des tourelles A (avant) et X (arrière) est épaissi, et il dispose d'une puissance supplémentaire de qui lui permet de passer plus facilement les que ses sister-ships. Ainsi, lors des essais, propulsé par 32 chaudières Babcock & Wilcox alimentant 4 turbines Parsons, le New Zealand dépasse les en régime normal. Pouvant emporter jusqu'à de charbon et de fioul, le navire peut parcourir à une vitesse de .

Lors de sa sortie du chantier, le New Zealand est armé de 8 canons de BL Mk X répartis en 4 tourelles doubles, de 16 canons de BL Mk VII et de 3 tubes lance-torpilles de . En , un canon antiaérien de QF 20 cwt et un canon de 57 mm Hotchkiss sont installés. Le tube lance-torpilles de poupe est quant à lui retiré en 1915. Après la bataille du Jutland, le blindage des barbettes est renforcé d'un pouce (), et les nouveaux équipements standards de visée sont installés, tels des projecteurs, des chronomètres et de nouveaux télémètres. En , le New Zealand reçoit un canon de marine de BL Mk VII supplémentaire, monté sur un affût permettant une élévation de afin d'être utilisé comme canon antiaérien ; le canon de est quant à lui retiré. En 1918, deux rampes sont installées sur les deux tourelles centrales afin de pouvoir lancer deux avions : un Sopwith 1½ Strutter et un Sopwith Pup.

Histoire La construction du New Zealand débute le . Le navire est lancé le avant d'être armé en . La construction du navire est financée par le gouvernement de la Nouvelle-Zélande, et il entre en service dans les New Zealand Naval Forces de la Royal Navy, prémices de la future Royal New Zealand Navy. En , il part pour une tournée dans les dominions, et à son retour en décembre il rejoint la escadre de croiseurs de bataille. Il intègre la Grand Fleet en et participe ainsi à la bataille de Heligoland ; sa lenteur ne lui permet cependant pas de participer à l'engagement principal. Il rejoint ensuite la et participe à la bataille de Dogger Bank. Il tire 147 obus de et réussit à immobiliser la tourelle avant du ; quant à lui, il ne subit aucun dégât et devient temporairement le navire amiral de l'amiral Beatty lorsque le est immobilisé.

Le New Zealand entre en collision avec son sister-ship l' le , mais il est réparé à temps pour la bataille du Jutland. Malgré un obus encaissé dans sa tourelle arrière, le croiseur de bataille s'en sort sans grand dommage, tirant en tout 420 obus de et mettant 3 coups au but. De juin à , il rejoint la escadre de croiseurs de bataille, avant de retourner avec la escadre. En 1919 il repart pour une tournée dans les dominions, emmenant à son bord l'amiral Jellicoe. En , il est finalement rayé des listes à cause du traité naval de Washington avant d'être vendu pour démolition le .

Notes et références

Bibliographie

Voir aussi

Articles connexes Liste des croiseurs de la Royal Navy Bataille du Jutland

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