La fosse 5 - 5 bis de la Compagnie des mines de Béthune est un ancien charbonnage du Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, situé à Loos-en-Gohelle. La fosse 5 est commencée le , le fonçage n'est pas particulièrement complexe, et la fosse peut commencer à produire le . Elle est très rapidement productive, et compense la fermeture de la fosse 4. Le puits 5 bis est commencé en 1901 à une cinquantaine de mètres du puits 5. La fosse est détruite durant la Première Guerre mondiale. Lors de la reconstruction, le puits 5 conserve un chevalement métallique, alors que le puits 5 bis est équipé d'un chevalement en béton armé. Tous deux assurent l'extraction. De vastes cités sont reconstruites au nord de la fosse, ainsi qu'une église, et le terril conique 59 prend de la hauteur.
La Compagnie des mines de Béthune est nationalisée en 1946, et intègre le Groupe de Béthune. Le puits 5 bis est équipé d'un nouveau rotor en 1955. En 1963, le rabot « Westfalia » est mis en service, le gisement en plateure le permettant. La fosse cesse d'extraire en 1968, après avoir remonté de houille. Les puits 5 et 5 bis sont remblayés en 1969, les chevalements sont détruits en 1969 et 1970. Le terril est intégralement exploité, les cités sont partiellement détruites.
Au début du , Charbonnages de France matérialise les têtes des puits 5 et 5 bis. Le seul vestige de la fosse est sa grille d'entrée. Les cités ont été rénovées, et le site du terril est devenu un espace vert. L'église Saint Louis est inscrite aux monuments historiques le , et la société de secours mutuels et la maison du médecin-chef le . La cité-jardin des Quarante, la cité pavillonnaire 5, son église Saint-Louis, son prieuré et son école ont été inscrits le sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco.
La fosse
Fonçage
La fosse 5 est commencée le à Loos-en-Gohelle. La fosse 5 est située à à l'ouest du chemin de grande communication 36, de Bouvigny-Boyeffles à Loos-en-Gohelle, et à à l'ouest du chlocher de Loos-en-Gohelle. thumb|left|La fosse 5 - 5 bis et ses cités vers 1906. thumb|left|La fosse 5 - 5 bis après la Première Guerre mondiale.
Le puits est entrepris à l'altitude de . Le niveau est passé à l'aide d'une seule pompe d'épuisement, la venue d'eau maximale a été de à l'heure, vers de profondeur. Un cuvelage en chêne est posé entre 29,50 et de profondeur. Le diamètre utile du puits est de . Le terrain houiller est atteint à la profondeur de . La fosse traverse une veine de à , une veine de à , et une veine de .
Exploitation
La fosse entre en exploitation à partir du . Des apparails à air comprimé ont été établis pour la perforation et la traction mécanique, le charbon contient du gaz. La fosse est très riche et très productive, puisque de son ouverture aux environs de 1880, elle a déjà fourni . Dans les années 1890, le puits est profond de , et les accrochages sont établis à 190 et de profondeur.
Le puits 5 bis est commencé en 1901, à cinquante mètres à l'est-nord-est du puits 5. Il est entrepris à l'altitude de , et le terrain houiller est atteint à la profondeur de .
La fosse est détruite durant la Première Guerre mondiale. Le puits 5 bis conserve un chevalement métallique, alors que le puits 5 est doté d'un chevalement en béton armé construit dans le style architectural de la Compagnie de Béthune. Les deux puits assurent l'extraction.
La Compagnie des mines de Béthune est nationalisée en 1946, et intègre le Groupe de Béthune. Le rotor de la machine d'extraction du puits 5 bis est remplacé en 1955 par un nouveau, d'une puissance de . Le gisement exploité est en plateures, la fosse bénéficie donc des nouvelles techniques d'abattage. En 1963, le rabot « Westfalia » est mis en service. Le puits 5 bis est accroché à en 1967, il exploitait auparavant à . La production de la fosse remonte alors par le puits 5 bis.
La fosse cesse d'extraire en 1968, après avoir remonté de houille. Les puits 5 et 5 bis, respectivement profonds de 483 et , sont remblayés en 1969, les chevalements sont détruits en 1969 et 1970.
Reconversion
Au début du , Charbonnages de France matérialise les têtes des puits. Le BRGM y effectue des inspections chaque année. Le seul vestige de la fosse est sa grille d'entrée.
Le terril thumb|Le terril disparu du 5 de Béthune, vue depuis ceux de la fosse 11 - 19.
Le terril 59, 5 de Béthune, situé à Loos-en-Gohelle, est le terril conique de la fosse 5 - 5 bis des mines de Béthune. Haut de , il a été intégralement exploité.
Les cités
De vastes cités ont été établies au nord de la fosse 5 - 5 bis. Une partie a été détruite, l'autre a été rénovée. La cité-jardin des Quarante et la cité pavillonnaire 5 font partie des répartis sur qui ont été inscrits le sur la liste patrimoine mondial de l'Unesco. Elles constituent une partie du site 84.
L'église Saint-Louis
thumb|left|L'église Saint-Louis. thumb|L'église Saint-Louis en 2012.
Une église consacrée à saint Louis est bâtie en 1905 Patrimoine religieux par la Compagnie de Béthune au cœur des côtés de la fosse 5 - 5 bis, mais elle est détruite durant la Première Guerre mondiale. Une nouvelle église est reconstruite à l'emplacement de la précédente. Le secteur paroissial comprend désormais les cités des fosses 5 - 5 bis et 11 - 11 bis, ainsi que la nouvelle cité prolongeant celle du Maroc. L'architecte est Gustave Umbdenstock. Afin de réduire les coûts, la nouvelle église Saint-Louis, qui est bénie en 1925, est bâtie sur les fondations de l'ancienne église. L'architecte, tout en utilisant des matériaux modernes, fait référence à l'architecture romane. le sculpteur Font-Robert fabrique les chapiteaux, les autels, et la chaire. Léon Rudnicki, artiste décorateur, s'occupe de réaliser la fresque du tympan du porche et les peintures décoratives intérieures. Auguste Labouret réalise le chemin de croix et les vitraux.
L'église Saint-Louis en totalité fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le . L'église et son presbytère font partie des répartis sur qui ont été inscrits le sur la liste patrimoine mondial de l'Unesco. Ils constituent une partie du site 84.
La société de secours mutuels et la maison du médecin-chef
La société de secours mutuels des ouvriers et employés de la Compagnie de Béthune et la maison du médecin-chef ont été bâtis dans le centre-ville de Grenay. Les façades et toitures de la société de secours mutuels et de la maison du médecin-chef fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le .
Les écoles thumb|Les écoles.
Des écoles ont été bâties par la compagnie près de l'église. Elles font partie des répartis sur qui ont été inscrits le sur la liste patrimoine mondial de l'Unesco. Elles constituent une partie du site 84.
Notes et références
Notes
Références
Références aux fiches du BRGM
Références à
Références à
Références à
Références à
Références à
Voir aussi
Articles connexes Compagnie des mines de Béthune Groupe de Béthune Liste des monuments historiques du Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais Liste des biens du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco, site 84
Bibliographie
Fosse 05 - 5 bis Béthune 05 - 5 bis