Raymond Debenedetti, né à Lyon le et mort à Paris le , est un médecin militaire français.
Médecin général inspecteur, il est directeur des services de santé de 1956 à 1962, avant de devenir le premier directeur central du Service de santé des armées de 1962 jusqu'à sa retraite en 1963. Membre de l'Académie nationale de médecine, il est ensuite président de la Croix-Rouge française de 1967 à sa mort en 1969.
Biographie Origine et formation Né à Lyon, Raymond Debenedetti entre à l'École du service de santé des armées de cette même ville le Notice de Raymond Debenedetti sur la base Léonore (c-241477).. Après avoir soutenu sa thèse, il est nommé médecin aide-major de classe (lieutenant) le .. Il fait ensuite un stage à l'école d'application du Service de santé militaire de à ., qu'il termine quatrième de sa promotion.
Carrière militaire Raymond Debenedetti commence sa carrière en tant qu'assistant des hôpitaux militaires, dans le laboratoire régional de bactériologie du service des contagieux de l'hôpital militaire Sédillot de Nancy. En 1927, promu médecin-major de classe (capitaine)., il est affecté en Algérie, au régiment étranger de Sidi Bel Abbès, où il est reçu à l'assistanat des hôpitaux militaires l'année suivante. Son affectation suivante le conduit à Saint-Germain-en-Laye au bataillon de dragons portés (qui devient le régiment de dragons en 1937). Il y mène des recherches sur la cuti-réaction à la tuberculine dans l'armée. Le , il est nommé chef du service de médecine de l'hôpital militaire Scrive à Lille., où il est promu médecin commandant le ... Il est ensuite désigné pour assurer le fonctionnement de l'hôpital militaire Villa Alsacia à Royat du au ..
Au début de la seconde Guerre mondiale, il prend part à la campagne de France au sein des ambulances médicales du corps d'armée. Le , il est nommé médecin-chef (directeur) de l'hôpital militaire Saint-Gabriel de Clermont-Ferrand, installé dans les locaux de l'école des GravousesL'école des Gravouses, sur le site des Archives départementales du Puy-de-Dôme (consulté le 26 novembre 2019).. La citation à l'ordre de l'armée qui accompagne sa croix de guerre 39-45 indique : « il fait de cet établissement un véritable foyer de résistance où toutes les victimes des Allemands et de Vichy sont assurées de trouver un refuge ». Cette même citation révèle qu'il entre en contact direct avec les chefs de la Résistance à partir de la fin de l'année 1941. Il est nommé responsable sanitaire de l'Auvergne au sein des Forces françaises combattantes en et, membre du réseau « base Espagne »Fiche de Raymond Debenedetti sur la base des titres, homologations et services pour faits de résistance du site Mémoire des hommes., il organise un service de santé clandestin pour le maquis. Inquiété par la Gestapo et Vichy, il doit fuir la France et rejoint l'Afrique du nord via l'Espagne où il est interné dans le au camp d'Urberragua en 1943.
Nommé médecin lieutenant-colonel, il sert en tant que chef du bureau technique puis chef de l'état-major du médecin général inspecteur Lucien Jame, directeur du Service de santé des troupes du Maroc puis de l'ensemble de l'Afrique du nord.. Le , Raymond Debenedetti est nommé directeur général du Service de santé du Commissariat à la guerre et promu médecin général. Il participe au débarquement de Provence et à la Libération.
Après la guerre, il crée en 1947 le Centre national de transfusion sanguine, rue Alexandre-Cabanel à Paris, un des établissements prédécesseurs de l'Établissement français du sang. Il dirige ensuite le service de santé de la région militaire à Bordeaux en 1949 et promu médecin général inspecteur en 1953.
Directeur central du Service de santé des armées Le médecin général inspecteur Raymond Debenedetti est nommé directeur des Services de santé en . Il succède au médecin général inspecteur Alfred ReilingerBiographie d'Alfred Reilinger sur le site de l'ordre de la Libération.. A ce poste, il commande les services de santé des armées de Terre, Air et Mer ; le , la fusion de ces derniers avec le Service de santé des Colonies fait de Raymond Debenedetti le premier directeur central du Service de santé des armées.
Raymond Debenedetti est l'artisan de la fusion des différents services de santé en un seul Service de santé des armées ; il assure également le renforcement des moyens de recherche de son service. Il inaugure notamment le Centre de transfusion sanguine des armées le à l'hôpital d'instruction des armées Percy de Clamart. En outre, il mène un total de huit tournées d'inspection dans les territoires de l'Algérie et du Sahara pendant la guerre d’Algérie entre et , ce qui lui permet de « suivre les évolutions du conflit algérien et de prendre les décisions nécessaires à l'adaptation du Service, de ses missions et de ses moyens ». Il porte une attention particulière à la situation des personnels et aux soins apportés aux blessés et malades civils et militaires, français et algériens.
Membre correspondant de l'Académie nationale de médecine depuis le , il est élu académicien lors de la séance solennelle du . Sa cérémonie de réception et la remise de son épée ont lieu le .
Il est élevé à la dignité de grand officier de l'ordre national de la Légion d'honneur par le général de Gaulle, président de la République, en . Il fait ses adieux aux armes le et est admis en deuxième section le suivant. Son successeur au poste de directeur central du Service de santé des armées est le médecin général inspecteur Louis-Armand Petchot-Bacqué.
Carrière dans le milieu civil Raymond Debenedetti est nommé conseiller d'État en service extraordinaire à la fin de l'année 1963. En , il fonde la Société de thanatologie françaiseSociété de thanatologie, France (Data BnF).. Il est ensuite élu président de la Croix-Rouge française le en remplacement d'André François-Poncet.
Décès et hommages Il tombe malade à la fin de l'année 1968, et meurt à l'issue de soixante-dix jours de coma à l'hôpital d'instruction des armées du Val-de-Grâce. Ses obsèques ont lieu dans la cathédrale Saint-Louis-des-Invalides.
La promotion 1971 de l'École du service de santé militaire porte son nom.
Décorations
Intitulés La liste des décorations de Raymond Debenedeti est donnée dans son dossier de Légion d'honneur, consultable sur la base Léonore.
Ordre de l'Empire britannique (1945, avec citation). Legion of Merit (1945, avec citation).
Ouvrages . . .
Notes et références
Voir aussi Bibliographie .
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