Le Henri Poincaré est un sous-marin français de la classe . Lancé en 1929, il appartient à la série M6.
Histoire Développement Le Henri Poincaré fait partie d'une série assez homogène de , aussi dénommés en raison de leur déplacement. Tous sont entrés en service entre 1931 (Redoutable) et 1939 (Sidi-Ferruch).
Longs de et larges de , ils ont un tirant d'eau de et peuvent plonger jusqu'à . Ils déplacent en surface et en plongée . Propulsés en surface par deux moteurs Diesel d'une puissance totale de , leur vitesse maximum est de . En plongée, la propulsion électrique de leur permet d'atteindre . Appelés aussi « sous-marins de grandes croisières », leur rayon d'action en surface est de à et en plongée de à .
Mis en chantier le avec le numéro de coque Q140, le Henri Poincaré est lancé le , en même temps que son frère le Poncelet, et mis en service le .
Seconde Guerre mondiale Il est affecté, au début de la Seconde Guerre mondiale, à la de sous-marins, basée à Brest, qu'il forme avec Le Centaure, l'Argo et le Pascal.
Dès le , il patrouille le long des côtes marocaines, dont la défense est confiée à la . En décembre, il surveille les parages des Açores avec le Pascal à la recherche de U-Boote et de leurs ravitailleurs. Il est en patrouille au sud du détroit de Messine lorsque l'armistice entre en vigueur le ; il est alors provisoirement attaché à la à Bizerte puis à Casablanca en . Il quitte le Maroc pour un grand carénage à La Ciotat de huit mois, qui s'achève le . À cette date, il est autorisé à se réarmer pour protéger Toulon. Le réarmement n'est pas achevé lorsque les Allemands pénètrent dans Toulon le et le sous-marin est sabordé avec la flotte française. Rapidement renfloué, il est conduit à Gênes par les Italiens qui le sabordent le après la signature de l'armistice de Cassibile. Il est finalement saisi par les Allemands qui le démantèlent à La Spezia.
Notes et références
Bibliographie
Catégorie:Classe 1 500 tonnes Catégorie:Nom de bateau Catégorie:Navire construit à l'arsenal de Lorient