Les records du monde du 1 500 mètres sont actuellement détenus par le Marocain Hicham El Guerrouj avec le temps de , établi le lors du meeting Golden Gala de Rome en Italie, et par la Kényane Faith Kipyegon, créditée de le lors de la Ligue de diamant, disputé à Eugene au Etats-Unis .
Le premier record du monde du homologué par World Athletics est celui de l'Américain Abel Kiviat en 1912 avec le temps de . Le Français Jules Ladoumègue est officiellement le premier athlète à franchir la barrière des (en 1930), le Tchèque Stanislav Jungwirth celle des (en 1957), et le Britannique Steve Cram celle des (en 1985).
En 1967, la Britannique Anne Smith devient officiellement la première détentrice du record mondial féminin avec . La Soviétique Tatyana Kazankina est la première athlète féminine à descendre sous les 4 minutes (en 1976).
Les records du monde en salle du appartiennent au Norvégien Jakob Ingebrigtsen ( le à Liévin) et à l'Éthiopienne Gudaf Tsegay ( le à Liévin).
Record du monde masculin Premiers records thumb|left|Jules Ladoumègue lors de son record du monde le à Paris. La première performance homologuée par l'IAAF est celle de l'Américain Abel Kiviat qui signe le temps de le à Cambridge dans le Massachusetts . Le , le Suédois John Zander porte ce record à et le , le Finlandais Paavo Nurmi améliore de près de deux secondes ce temps en fixant le record mondial à . Le , l'Allemand Otto Peltzer bat le record mondial de Nurmi en établissant le temps de à Helsinki.
Six ans plus tard, le Français Jules Ladoumègue devient le premier athlète à descendre sous les 3 minutes 50 secondes le à Paris en , améliorant de près de deux secondes le record du monde de Peltzer.. En 1933, l'Italien Luigi Beccali améliore à deux reprises le record du monde : le lors des Jeux mondiaux universitaires de Turin, puis le à Milan au cours de la rencontre Italie-Grande-Bretagne.
L'Américain Bill Bonthron réalise une nouvelle meilleure marque mondiale le au cours des championnats des États-Unis de Milwaukee en , performance améliorée d'une seconde le à Berlin en finale des |Jeux olympiques |- par le Néo-Zélandais Jack Lovelock () .
De Gunder Hägg à Herb Elliott
À partir de 1941, la rivalité des Suédois Gunder Hägg et Arne Andersson donne lieu à plusieurs records du monde sur . Le à Stockholm lors des Championnats de Suède, Gunder Hägg améliore de 3/ de seconde le record mondial de Jack Lovelock en avant de le porter à le , toujours à Stockholm.
Le , Arne Andersson devient le nouveau détenteur du record du monde en s'imposant à Göteborg en , mais Hägg reprend son bien en en signant le temps de . Ce record du monde sera égalé par deux athlètes : par l'autre Suédois Lennart Strand le à Malmö, et par l'Allemand Werner Lueg le lors des championnats d'Allemagne.
Le , dans le cadre d'un mile à Compton, l'Américain Wes Santee passe aux en et améliore de 2/ le précédent record mondial. Deux semaines plus tard, à Turku en Finlande, toujours sur la distance du mile, l'Australien John Landy porte le record du monde du à .
Le , à Helsinki au cours du Match Finlande-Hongrie, le Hongrois Sándor Iharos abaisse d'une seconde ce record en , performance égalée dans la même course par son compatriote László Tábori et le Danois Gunnar Nielsen, le à Oslo lors des Bislett Games.
Le , à Tata, le Hongrois István Rózsavölgyi bat de 2/ de seconde le record mondial de Iharos, Tábori et Nielsen en parcourant la distance en .
Le , à Turku, les Finlandais Olavi Salsola et Olavi Salonen établissent conjointement un nouveau record du monde du en coupant la ligne en . Dans cette course, l'autre finlandais Olavi Vuorisalo, troisième en , réalise également une performance inférieure à l'ancien record mondial d'István Rózsavölgyi. Mais le lendemain, le à Stará Boleslav, le Tchécoslovaque Stanislav Jungwirth améliore de près de deux secondes le record du monde des deux Finlandais en établissant le temps de .
Âgé de vingt ans seulement, l'Australien Herb Elliott devient le nouveau détenteur du record du monde le , à Göteborg en Suède, en parcourant la distance en , soit plus de deux secondes de mieux que l'ancienne meilleure marque mondiale de Jungwirth. Herb Elliott améliore son propre record du monde en finale des Jeux olympiques d'été de 1960, à Rome, en s'imposant dans le temps de après avoir couvert le dernier kilomètre en .
Rivalité Sebastian Coe/Steve Ovett
Le , lors du match États-Unis/Commonwealth disputé à Los Angeles, l'Américain Jim Ryun devance le Kényan Kip Keino et remporte la course en signant un nouveau record du monde en .
Le , à l'occasion des Jeux du Commonwealth britannique de Christchurch en Nouvelle-Zélande, le Tanzanien Filbert Bayi remporte la médaille d'or du et améliore de près d'une seconde le record du monde de Jim Ryun en le portant à , et en devançant le Néo-Zélandais John Walker ()
Le record mondial de Filbert Bayi est amélioré d'un centième de seconde en ( au chronométrage électronique) le par le Britannique Sebastian Coe à l'occasion du meeting Weltklasse de Zurich.
Durant l'été 1980, son compatriote Steve Ovett égale le record du monde de Coe, le , en à Oslo au cours des Bislett Games, puis porte celui-ci à , le à Coblence, établissant le premier record du monde du homologué avec l'utilisation du chronométrage électronique.
Le , à Cologne, l'Américain Sydney Maree porte le record du monde à , mais une semaine plus tard, au Meeting de Rieti, Steve Ovett reprend son bien en établissant le temps de .
Sous les 3 minutes 30 secondes : de Steve Cram à Hicham El Guerrouj
Le Britannique Steve Cram établit un nouveau record du monde du , le au cours du Meeting Nikaïa de Nice, en , devenant à cette occasion le premier athlète à descendre sous les . Ce record est amélioré quelques semaines plus tard, le lors du meeting ISTAF Berlin par le Marocain Saïd Aouita, champion olympique du en 1984, qui parcourt la distance en .
Le , lors du Meeting de Rieti, l'Algérien Noureddine Morceli, champion du monde du en 1991, améliore de 62/ de seconde le record mondial de Saïd Aouita en le portant à .
Le à Nice au cours du Meeting Nikaïa, Noureddine Morceli abaisse de près d'une seconde et demie son propre record du monde en établissant le temps de après avoir parcouru le dernier tour de piste en . Quelques jours plus tard, à Monaco, il frôle son nouveau record en .
Le , lors du meeting Golden Gala de Rome, le Marocain Hicham El Guerrouj s'empare du record du monde du . Après un premier couvert en par son compatriote Adil Elkaouche, le second lièvre de la course, le Kényan Noah Ngeny, atteint les en , avant de passer à la cloche en . Le Marocain porte alors une attaque à l'avant dernier virage, poursuivant son accélération jusqu'à la dernière ligne droite. Crédité de , il améliore par la marge de le record mondial de Noureddine Morceli.
Progression 38 records du monde masculins ont été homologués par l'IAAF.
+Évolution du record du monde masculin Progression du record du monde du masculin, www.iaaf.org, , consulté le Temps Athlète Date Lieu CirconstanceChronométrage manuel Abel Kiviat Cambridge 3 min 54 s 7 John Zander Stockholm 3 min 52 s 6 Paavo Nurmi Helsinki 3 min 51 s 0 Otto Peltzer Berlin 3 min 49 s 2 Jules Ladoumègue Paris 3 min 49 s 2 Luigi Beccali TurinJeux mondiaux universitaires 3 min 49 s 0 Luigi Beccali MilanMatch Italie/Grande-Bretagne 3 min 48 s 8 Bill Bonthron MilwaukeeChampionnats de l'AAU 3 min 47 s 8 Jack Lovelock BerlinJeux olympiques 3 min 47 s 5 Gunder Hägg StockholmChampionnats de Suède 3 min 45 s 8 Gunder Hägg Stockholm 3 min 44 s 9 Arne Andersson Göteborg 3 min 43 s 0 Gunder Hägg Göteborg 3 min 43 s 0 Lennart Strand Malmö 3 min 43 s 0 Werner Lueg BerlinChampionnats nationaux 3 min 42 s 8Record battu dans le cadre d'un Mile Wes Santee ComptonCompton Invitational 3 min 41 s 8 John Landy Turku 3 min 40 s 8 Sándor Iharos HelsinkiMatch Finlande-Hongrie 3 min 40 s 8 László Tábori OsloBislett Games 3 min 40 s 8 Gunnar Nielsen OsloBislett Games 3 min 40 s 6 István Rózsavölgyi TataTest olympique 3 min 40 s 2 Olavi Salsola Turku 3 min 40 s 2 Olavi Salonen Turku 3 min 38 s 1 Stanislav Jungwirth Stará Boleslav 3 min 36 s 0 Herb Elliott Göteborg 3 min 35 s 6 Herb Elliott RomeJeux olympiques 3 min 33 s 1 Jim Ryun Los AngelesMatch USA/Commonwealth 3 min 32 s 2 au chronométrage électronique Filbert Bayi ChristchurchJeux du Commonwealth 3 min 32 s 1 au chronométrage électronique Sebastian Coe ZurichWeltklasse 3 min 32 s 1 au chronométrage électronique Steve Ovett OsloBislett GamesChronométrage électronique 3 min 31 s 36 Steve Ovett Coblence 3 min 31 s 24 Sydney Maree Cologne 3 min 30 s 77 Steve Ovett RietiMeeting de Rieti 3 min 29 s 67 Steve Cram NiceMeeting Nikaïa 3 min 29 s 46 Saïd Aouita BerlinISTAF Berlin 3 min 28 s 86 Noureddine Morceli RietiMeeting de Rieti 3 min 27 s 37 Noureddine Morceli NiceMeeting Nikaïa Hicham El Guerrouj RomeGolden Gala
Record du monde féminin Premiers records thumb|left|upright=0.7|Lyudmila Bragina. Le premier record du monde féminin du validé par l'IAAF est établi par la Britannique Anne Smith, le à Chiswick, qui dans le cadre d'un Mile, passe en aux . Le de la même année, à Sittard, la Néerlandaise Maria Gommers améliore de près de deux secondes la performance de Smith en .
Le , à Milan, l'Italienne Paola Pigni porte ce record à , et en , la Tchécoslovaque Jaroslava Jehličková remporte les championnats d'Europe d'Athènes en fixant la meilleure marque mondiale à .
Le , à Helsinki à l'occasion des championnats d'Europe, l'Est-Allemande Karin Burneleit établit un nouveau record mondial en .
La Soviétique Lyudmila Bragina améliore à quatre reprises le record du monde du durant la saison 1972. Le , à Moscou, elle bat de près trois secondes le temps de Karin Burneleit en . Durant les Jeux olympiques de 1972 à Munich, elle porte dès les séries ce record à , avant de réitérer sa performance en demi-finale en . En finale, le , elle change de stratégie par rapport à ses précédentes courses. Afin de ne pas s'épuiser et de faire le jeu de finisseuses, elle reste derrière des adversaires jusqu'aux 800 mètres où elle démarre franchement, laissant derrière elle toutes ses concurrentes. Elle remporte la médaille d'or en et améliore de plus de trois secondes son propre record du monde, son troisième dans cette compétition .
Sous les 4 minutes thumb|upright=1.3|Faith Kipyegon détient depuis le le record du monde féminin.
Le , à Podolsk en Russie, la Soviétique Tatyana Kazankina devient la première athlète féminine à descendre sous les quatre minutes au . Elle parcourt la distance en et améliore de près de cinq secondes l'ancienne meilleure marque mondiale de sa compatriote Lyudmila Bragina. Kazankina améliore ce record quatre ans plus tard, le à Moscou en réalisant un temps de , puis le à Zurich où elle établit le premier record du monde mesuré au chronométrage électronique, en .
Le record du monde de Tatyana Kazankina n'est amélioré qu'en 1993, le , lorsque la Chinoise Qu Yunxia, championne du monde en titre du , établit le temps de à Pékin.
Le , lors du meeting Herculis de Monaco, l'Éthiopienne Genzebe Dibaba s'empare du record du monde du en réalisant le temps de , soit 39/ de moins que l'ancien record détenu par Qu Yunxia . Chanelle Price, spécialiste du , a servi de meneuse d'allure sur les 800 premiers mètres de la course.
Le record du monde de Genzebe Dibaba est battu de près d'une seconde le par la Kényane Faith Kipyegon, double championne olympique et double championne du monde du , qui établit le temps de lors du meeting Golden Gala à Florence en Italie, devenant la première athlète à descendre sous la barrière des . Lors du Meeting de Paris, le , Kipyegon améliore le record du monde de 7 centièmes en .
Le au cours du Meeting de Paris, Faith Kipyegon améliore de 7/ de seconde son propre record du monde en parcourant la distance en .