Nicolas Cocquelin, né à Courberie vers 1640Ansart, Narcisse Henri François Desportes et Jean-Barthélemy Hauréau le font naître à Courberie, près de Lassay ; pour l'abbé Angot, ils ont raison, car la famille y est connue depuis le , et elle y était nombreuse au . On ne peut constater le fait d'une manière absolument certaine parce que les registres paroissiaux présentent une lacune de 1632 à 1674. Il est vrai encore que les registres d'ordination de Paris, ceux du chapitre de Notre-Dame-de-Paris et le livre des prieurs de Sorbonne donne à Cocquelin le titre de Parisinus, mais cette expression ne dénote souvent qu'une simple affiliation au diocèse de Paris. Le dictionnaire de Moréri mentionne les œuvres de Cocquelin sans allusion à son lieu d'origine. Les autres biographes se trompent en le faisant naître en 1640, puisqu'il était prêtre dès 1658. en Mayenne, mort en janvier 1693, est un théologien français, chancelier de l'Église et de l'ancienne université de Paris, docteur de Sorbonne, chancelier de l'église de Paris, ancien curé de Saint-Méry et censeur royal.

Biographie

Admis à l'hospitalité de la maison de Sorbonne, le , il reçut le titre de docteur le , après avoir été obligé de souscrire à la censure d'Antoine Arnauld. Sa réputation de science théologique détermina Michel Le Tellier, alors secrétaire d'État, à le choisir pour diriger les études de son fils Charles-Maurice, futur archevêque de Reims.

L'auteur de L'Espion de Colbert, fait en 1664, un portrait de Cocquelin assez flatteur, lui reconnaît un Puis il ajoute : Ces 6 propositions, que le docteur Cocquelin avait inspirées, furent l'ébauche des 4 articles de l'assemblée de 1682. À défaut du roi, les Jansénistes se chargèrent de procurer une position plus brillante à leur coreligionnaire.

Henri du Hamel, curé de Saint-Méry, lui résigna sa cure en 1666, et permuta avec lui, 1673, son canonicat de Notre-Dame de Paris pour le prieuré de Saint-Jean de Bois-Roland, au diocèse de Luçon. L'épiscopat de François de Harlay fut pour le docteur Cocquelin l'apogée de sa fortune.

Sur les inspirations de ce prélat, Pierre Loysel, chancelier de l'église et de l'université de Paris, se démit en sa faveur le . Dès lors, le nouveau chancelier devint beaucoup plus gallican que janséniste ; aussi l'archevêque eut-il soin de lui réserver la députation de la province de Paris à l'assemblée de 1682 et le fit nommer promoteur avec Nicolas Chéron. Il lui confia même l'administration de Saint-Nicolas-du-Chardonnet, dont le titulaire avait été exilé à l'occasion des 4 articles Nouvelles ecclésiastiques, manuscrit pour 1682..

Le chancelier n'osa pas tenter l'aventure.

Il mourut le mardi , et fut inhumé le 22 à Notre-Dame-de-Paris, au côté droit du chœur, vis-à-vis de la chapelle de Saint-Pierre, martyr.

Publications Ad sacram theologiae Facultatem cancellarii Ecclesiae et Academiae Parisiensis (Nicolai Cocquelin) expostulatio. (S. l., 1686.), in-4 ̊ , 7 Au sujet du règlement des frais du repas d'usage pour la prise du premier bonnet de licence.. Interprétation des Psaumes de Davidet des cantiques qui se disent tous les jours de la semaine dans l'office de l'Église, avec le latin à côté, et un Abrégé des vérités et des mystères de la religion chrétienne, Paris, Frédéric Léonard, 1686, in-12 et in-8. Il fut réédité aux et Bordeaux, Chappuis, 1731, in-12 ; réimprimé à Limoges, Barbou, in-8, sans date et à Toulouse, 1812, in-12, Paris ; Limoges : Martial Ardant frères, 1855, Paris ; Limoges, 1886. ; Manuel d'Épictète, avec des réflexions tirées de la morale de l'Évangile, Paris, C. Barbin, 1688, in-12, 556 p., table et privilèges, front. grL'auteur y mêle quelques satires en vers sur le luxe des parvenus et sur la fausse dévotion. Le livre est réédité à Paris par J. B. Coignard en 1715.. Traité de ce qui est dû à une puissance et ds la manière de s'acquitter de ce devoir, pour servir de réponse générale aux égarements du ministre Jurieu, Paris, U. Coustelier, 1690, in-12, 9 ff. non ch., 388 p. et table, front. gravéC'est une réfutation du livre de Pierre Jurieu, intitulé le Vrai Système de l'Église.. Oratio percelebris habita X calendas Martii a Cl.. V. D. CocquelinOn trouve cette harangue précédée d'une pièce de 23 strophes dans le Journal des Savants de l'année 1686, édition in-4°, Le chancelier prononça devant la faculté de téhologie un discours, d'abord en prose latine, ensuite en vers latins, où il fit l'éloge de la révocation de l'édit de Nantes.. Recueil de pièces sur la dignité et les droits d'un chancelier de l'université de Paris Il en serait l'auteur d'après les continuateurs de Moréri.

Notes et références

Voir aussi Bibliographie

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