Georges Métou Mandaoué est un homme politique indépendantiste de Nouvelle-Calédonie, né dans la tribu de Nekoue à Houaïlou le . Militant de l'Union syndicale des travailleurs kanaks et des exploités (USTKE) et vice-président du Parti travailliste, il est, du aux élections provinciales du , membre des 9, 10, 11 et locaux issus de l'Accord de Nouméa.
Du syndicalisme à la représentation coutumière
Fonctionnaire à l'Office des postes et télécommunications (OPT) de Nouvelle-Calédonie, Georges Mandaoué milite à partir de 1984 au sein du Syndicat des travailleurs kanaks et des exploités (STKE), devenu par la suite l'USTKE, à l'époque l'une des composantes (jusqu'en 1989) du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS).
Il laisse son travail à l'OPT lorsqu'il est choisi en comme l'un des deux représentants de l'aire Ajië-Aro au Sénat coutumier tout juste créé par le statut de l'Accord de Nouméa Arrêté n° 99-957/GNC-Pr du 26 août 1999 constatant la désignation des membres du sénat coutumier de la Nouvelle-Calédonie, JONC n°7406, 07/09/1999, p. 4609. Il exerce la présidence tournante annuelle de cette institution du Délibération n° 27-2001 du 26 septembre 2001 constatant la désignation du président du sénat coutumier de la Nouvelle-Calédonie et de son bureau, JONC n°7611, 05/02/2002, p. 727 au Délibération n° 38-2002/SC du 25 septembre 2002 constatant la désignation du président du sénat coutumier de la Nouvelle-Calédonie et de son bureau, JONC n°7688, 18/02/2003, p. 822.
Il est reconduit au Sénat coutumier pour un mandat de cinq ans lors du renouvellement du Arrêté n° 2005-4638/GNC-Pr du 7 septembre 2005 constatant la désignation des membres du sénat coutumier de la Nouvelle-Calédonie, JONC n°7900, 11/10/2005, p. 6503. Il cesse d'exercer ses fonctions de sénateur coutumier le à la suite de son élection comme conseiller provincial Délibération n° 03-2010/SC du 4 mars 2010 constatant la cessation et la désignation d'un sénateur coutumier de l'aire Ajie Aro, JONC n°8463, 13/04/2010, p. 3330.
Cadre du Parti travailliste
Il participe à la création en 2007 du Parti travailliste, bras politique de l'USTKE situé à l'extrême gauche de l'échiquier néo-calédonien. Il en devient le vice-président. Il mène la liste de cette formation à l'élection municipale de à Houaïlou : elle obtient 278 voix et 15,95 % des suffrages exprimés au ( résultat sur 5 candidatures) puis 262 votes (12,55 %) au (également sur 5), pour 2 élus sur 27. Georges Mandaoué devient ainsi conseiller municipal d'opposition face à la majorité de l'Union nationale pour l'indépendance (UNI) du maire Valentine Eurisouké (issue du FLNKS et du Parti de libération kanak, dit Palika).
Pour les élections provinciales du , il est en troisième position sur la liste travailliste emmenée par le conseiller municipal de Pouébo Rock Doui en Province Nord. Celle-ci obtient le troisième meilleur score, derrière l'UNI du président Palika de l'Assemblée sortante Paul Néaoutyine et l'Union calédonienne (UC) du maire de Canala Gilbert Tyuienon, avec voix, 11,97 % des suffrages exprimés et 3 élus sur 22 (dont 2 sur les 15 également envoyés au Congrès). Georges Mandoué fait donc son entrée au sein de l'institution provinciale dont il prend la présidence de la Commission de la femme.
Après le renversement du gouvernement Gomès par la démission collective de ses membres FLNKS-UC le , Georges Mandaoué est présenté en troisième position sur la liste « Entente » (alliance entre le groupe FLNKS, tendance UC, et le Parti travailliste) pour l'élection du nouvel exécutif du . Il est élu, et reconduit dans les gouvernements successivement désignés les , et de la même année. À partir du , il est chargé d'animer et de contrôler les secteurs du Travail et de l'Emploi, de l'Insertion professionnelle, de l'Identité kanak et des Affaires coutumières ainsi que des Relations avec le Sénat coutumier et les Conseils coutumiers, à quoi s'ajoute le Dialogue social à partir du . Il a également été coresponsable, avec le président du gouvernement Harold Martin (anti-indépendantiste de l'Avenir ensemble), du au et de la Formation du au .
Pour les élections provinciales du , il est la tête de liste du Parti travailliste dans le Nord : il forme alors une alliance avec la Fédération des comités de coordination indépendantistes (FCCI), petit parti indépendantiste n'ayant plus d'élus provinciaux depuis 2004, et avec certains dissidents de l'UC, dont l'ancien maire de Ouégoa Joël Carnicelli. Ils arrivent finalement derniers parmi cinq listes candidates, avec et des suffrages exprimés, mais moins de des inscrits, ce qui les empêche d'obtenir le moindre siège. Il n'est pas reconduit dans le gouvernement formé après ce scrutin, le .
Directeur du Développement Durable de Vale Nouvelle-Calédonie Crée en , la Direction du Développement Durable rassemble l’ensemble des actions existantes de Vale NC en matière sociale et environnementale. Elle est conduite par Georges Mandaoué.
thumb|Construction de la zone de stockage de résidus miniers de la Kwe Ouest, Mine de Goro.
Références
Voir aussi
Articles connexes
Politique en Nouvelle-Calédonie USTKE Parti travailliste Neuvième Gouvernement de Nouvelle-Calédonie Dixième Gouvernement de Nouvelle-Calédonie Onzième Gouvernement de Nouvelle-Calédonie Douzième Gouvernement de Nouvelle-Calédonie Louis Kotra Uregei
Liens externes
Trombinoscope des membres du gouvernement sur son site officiel Y. MAINGUET, S. AMIOTTE, « Comme un air polynésien », Les Nouvelles Calédoniennes, 05-06/03/2011.
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