Pierre Louis Parisis, né le à Orléans dans le Loiret et mort à Arras le , est un ecclésiastique français qui est évêque de Langres et évêque d'Arras. C'est le fils d'un modeste boulanger d'Orléans. Considéré comme turbulent pendant sa jeunesse, il devient celui que ses contemporains surnomment . Il est ordonné prêtre en pour le diocèse d'Orléans. Nommé évêque du diocèse de Langres le , il est consacré le en ayant déjà pris ses fonctions depuis le succédant à Jacques-Marie-Adrien-Césaire Mathieu. Le , il est nommé évêque du diocèse d'Arras en succession de Hugues de La Tour d'Auvergne-Lauraguais décédé.
Biographie Formation Il entre au petit séminaire d'Orléans en . Cinq ans plus tard, il est simultanément précepteur, surveillant et étudiant en théologie. En , alors qu'il n'a que , il est professeur de troisième, fonction qu'il assume jusqu'à son ordination en .
Principaux ministères Après son ordination, il est nommé professeur de rhétorique mais, préférant l'action est ensuite nommé vicaire de la paroisse Saint-Paul d'Orléans. Son zèle et ses nombreux talents font l'admiration de son curé ce qui lui vaut d'être nommé à curé de Gien, paroisse de , mais où régnait une forte déchristianisation. Son zèle et sa volonté de fer lui permettent de redresser la situation de manière remarquable et, sans qu'il l'ait lui-même espéré, lui ouvre les portes de l'épiscopat en succession de Césaire Mathieu, nommé archevêque de Besançon.
En tant qu'évêque de Langres, Parisis favorise les congrégations religieuses, relance les synodes diocésains, intensifie les retraites et multiplie les visites pastorales et crée un grand séminaire. Il tente sans cesse de se rapprocher des ouailles qui lui ont été confiées, essayant même de rapprocher les dissidents de la foi. S'il est donc vrai que son action pastorale dans son diocèse de Langres est intense, son action la plus importante est sans nul doute la réforme qu'il entreprend pour le rétablissement et le respect de la liturgie romaine.
Cette réforme a d'ailleurs un retentissement qui dépasse largement les frontières de son diocèse, la France ayant encore une forte tendance gallicane. En outre, pendant la préparation du concile Vatican I portant sur l'infaillibilité pontificale, Parisis se fait le , s'opposant à de nombreux évêques français à cette tendance, tels que Félix Dupanloup. C'est avec ce bilan élogieux que Parisis est nommé pour succéder à Hugues de La Tour d'Auvergne-Lauraguais en tant qu'évêque d'Arras le .
vignette|160px|Buste. , voilà quelles étaient les premières impressions de Parisis vis-à-vis de son nouveau diocèse. Sa première tournée pastorale, où les différentes paroisses visitées lui réservent toutes un accueil triomphal, l'aident à dissiper ce sentiment. Dans ce diocèse fortement industrialisé, il s'oppose fortement au travail dominical qui pouvait alors exister. De plus, il impose le respect de la liturgie romaine ainsi que du grégorien. Il instruit le procès en canonisation de Benoît-Joseph Labre. Il fonde en les religieuses hospitalières du Précieux-SangAujourd'hui rattachées aux Sœurs augustines de Notre-Dame de Paris, et favorise la fondation des franciscaines de Calais. Il fait appel à la congrégation des sœurs de la Providence de Langres pour fonder les sœurs de la Providence d'Arras en , dont Joséphine Bressand (-), devenue Mère Cécile, est la première supérieure. Il se fait également connaître en ouvrant le petit séminaire d'Arras. Il appuie les idées de Jean-Joseph Gaume. Parisis se fait également remarquer par son opposition au livre de Renan, La Vie de Jésus, publié en .
Parisis meurt dans son diocèse d'Arras, le . Son corps repose dans la chapelle de la Vierge de la cathédrale d'Arras. On peut d'ailleurs y observer son orant, réalisé par Léon Cugnot.. La cathédrale conserve également un buste de lui.
Vie politique Orateur et auteur catholique connu, il est député du Morbihan de à , siégeant à droite. Il préside le comité des Cultes sous l'Assemblée constituante.
Armes D'azur à la bande d'or chargée de 3 croisettes de gueules, alias d'argent, accompagnée en chef d'une ancre versée en barre et en pointe d'une étoile du mêmeComte de Saint Saud, Armorial des prélats français du , Paris, 1906, H. Daragon, 415p., . Consultable sur Gallica..
Distinction
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Annexes Bibliographie Chanoine Charles Guillemant, Pierre-Louis Parisis (1795-1866), Paris, J de Girord, 1925
Voir aussi Congrès pour la restauration du plain-chant et de la musique de l'Église
Liens externes
Notes et références
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