Le Monge est un sous-marin français de la classe . Lancé en 1929, il appartient à la série M6. C'est le second sous-marin de la Marine française baptisé Monge, après un sous-marin de la classe Pluviôse coulé pendant la Première Guerre mondiale. Faisant partie de la marine de Vichy , il est coulé par des destroyers britanniques en 1942 lors de la bataille de Madagascar.

Histoire Développement Le Monge fait partie d'une série assez homogène de , aussi dénommés en raison de leur déplacement. Tous sont entrés en service entre 1931 (Redoutable) et 1939 (Sidi-Ferruch).

Longs de et larges de , ils ont un tirant d'eau de et peuvent plonger jusqu'à . Ils déplacent en surface et en plongée . Propulsés en surface par deux moteurs diesel d'une puissance totale de , leur vitesse maximum est de . En plongée, la propulsion électrique de leur permet d'atteindre . Appelés aussi « sous-marins de grande croisière », leur rayon d'action en surface est de à et en plongée de à .

Mis en chantier le avec le numéro de coque Q144, le Monge est lancé le et mis en service le .

Seconde Guerre mondiale Il est affecté, au début de la Seconde Guerre mondiale, à la de sous-marins, basée à Toulon, qu'il forme avec L'Espoir et le Pégase. Il patrouille au sud de Malte avec le Pégase en .

Le , le Monge et le Pégase quittent Bizerte pour Diego-Suarez, sur l'île de Madagascar. Après une escale à Oran, ils arrivent avec L'Espoir et le Vengeur à Diego-Suarez le . Formant la , le Monge et le Pégase sont envoyés à Saïgon. Après une phase de réparations puis de grand carénage rendus nécessaires par la longue traversée depuis Toulon, le Monge quitte Saïgon, le , étant réaffecté à Diego-Suarez. Il procède à une mission de ravitaillement de Djibouti du au .

En février puis en mai 1942, le Monge escorte deux cargos jusqu'à La Réunion. Il se trouve à Saint-Denis lorsque les Britanniques mènent une action sur Diego-Suarez, le . Il appareille immédiatement pour le cap d'Ambre, pointe nord de Madagascar. Le matin du , le Monge, après avoir tiré une torpille sur le porte-avions , est repéré et grenadé par les destroyers et et disparaît corps et biens.

Personnalités ayant servi sur le navire

François Drogou (1904-1940), Compagnon de la Libération.

Notes et références

Bibliographie

Catégorie:Classe 1 500 tonnes Catégorie:Nom de bateau